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42 citations de Molière, sourcées
Quarante-trois citations de Molière composent cette sélection, chacune reliée à son oeuvre, son éditeur et son année de publication. Auteur et acteur français du XVIIe siècle, baptisé en 1622 et mort en 1673 à Paris, il est représenté ici par huit oeuvres, de George Dandin au Malade Imaginaire.
Page mise à jour le 01/09/2026
Pour commencer
Pièce peu digne de Molière
La flèche : Qui se sent morveux, qu’il se mouche
Le notaire : Deux époux ! C'est trop pour la coutume.
Géronte : Que diable allait-il faire dans cette galère ?
À retenir
- 42 citations de Molière composent cette sélection, chacune avec son oeuvre, son éditeur et son année.
- Huit oeuvres sont représentées : Œuvres, George Dandin, Le Tartuffe, Les Femmes savantes, Les Précieuses ridicules, Le Misanthrope, L'Avare et Le Malade Imaginaire.
- Molière est mort en 1673 : son oeuvre est dans le domaine public en France depuis 1743, soixante-dix ans après sa mort.
Qui était Molière
Molière, auteur et acteur français de théâtre du XVIIe siècle, est baptisé en 1622, sa date de naissance exacte restant indéterminée, et meurt en 1673 à Paris.
Huit oeuvres composent le corpus : Œuvres, George Dandin, Le Tartuffe, Les Femmes savantes, Les Précieuses ridicules, Le Misanthrope, L'Avare et Le Malade Imaginaire. Chacune est éditée et datée séparément dans la sélection qui suit.
Les éditions vont de 1865 pour le recueil Œuvres chez Firmin Didot jusqu'en 2020 pour Le Malade Imaginaire chez Hatier, cent cinquante-cinq ans d'écart qui montrent la continuité de ses rééditions.
Les citations de Molière, avec leur source
Les 42 citations de cette page viennent des oeuvres listées plus loin, avec un éditeur et une année propres à chaque édition consultée.
George Dandin, dans l'édition Gallimard de 2016, contient la réplique la plus reprise du corpus : « Géronte : Que diable allait-il faire dans cette galère ? » Les Précieuses ridicules, chez Hachette en 1994, tranche sur le paraître : « Mascarille à Magdelon et Cathos : Les gens de qualité savent tout sans avoir jamais rien appris. » Œuvres complètes, chez Hachette en 1867, résume la médecine en une phrase : « Presque tous les hommes meurent de leurs remèdes et non pas de leurs maladies. »
Les œuvres d'où viennent ces citations
Huit oeuvres portent les 42 citations de cette page, chacune avec un éditeur et une année d'édition qui varient parfois d'une citation à l'autre selon l'édition consultée.
| oeuvre | éditeur / année (exemple) |
|---|---|
| Œuvres | Firmin Didot, 1865 |
| George Dandin | Gallimard, 2016 |
| Le Tartuffe | Hachette Éducation, 2006 |
| Les Femmes savantes | Livre de poche, 1986 |
| Les Précieuses ridicules | Hachette, 1994 |
| Le Misanthrope | Louandre, 1910 |
| L’Avare | Louandre, 1910 |
| Le Malade Imaginaire | Hatier, 2020 |
Le Tartuffe et Le Malade Imaginaire abordent la comédie de moeurs sur la religion et la médecine. Les Femmes savantes et Les Précieuses ridicules tournent en dérision le savoir mal digéré et les manières affectées. George Dandin, L’Avare et Le Misanthrope mettent en scène des personnages consumés par un défaut, la jalousie, l'argent ou la sincérité intransigeante. Œuvres, enfin, réunit des jugements critiques sur plusieurs pièces à la fois.
Pour découvrir Molière à partir de cette page, Le Tartuffe et Les Femmes savantes offrent une entrée classique, avant George Dandin, L’Avare et Le Misanthrope pour les portraits de caractère, puis Les Précieuses ridicules et Le Malade Imaginaire pour la satire sociale, Œuvres complétant la lecture par le regard critique.
Domaine public : ce que cela autorise
Molière meurt en 1673. En France, une oeuvre entre dans le domaine public soixante-dix ans après la mort de son auteur, ce qui place ses textes dans le domaine public depuis 1743.
Ce que permet le domaine public
Reproduire une réplique de Molière dans un article, une pièce mise en scène ou un support pédagogique ne demande aucune autorisation depuis 1743. L'adapter ou la publier dans une nouvelle édition reste également permis, à condition de ne pas prêter à Molière une réplique qu'il n'a pas écrite.
Le sujet se prolonge ailleurs sur le site : les citations drôles et les citations d'humour retrouvent la veine comique de ces pièces, les citations sur le couple et les citations sur la beauté croisent les thèmes des Femmes savantes et des Précieuses ridicules, et les citations sur la musique élargissent encore le cadre.
Les 38 autres citations
Modèle de ruses, de contre-ruses, d'intrigue, de comique.
Scapin : Je me plais à tenter des entreprises hasardeuses.
Philaminte : La grammaire qui sait régenter jusqu'aux rois,
Clitandre : Qu'un sot savant est sot plus qu'un sot ignorant.
Jolie farce. Les ridicules de la province y sont bien peints.
Tartuffe à Elmire : Ah ! pour être dévot, je n'en suis pas moins homme ;
Toinette : Il faut bien qu'il ait tué des gens pour s'être fait si riche.
Presque tous les hommes meurent de leurs remèdes et non pas de leurs maladies.
Lamartine n'a rien compris à Molière mais Molière, lui, avait compris Lamartine.
Angélique : Les anciens, monsieur, sont les anciens ; et nous sommes les gens de maintenant.
Silvestre : C'est avoir bien de la langue que de ne pouvoir se taire de ses propres affaires.
Mascarille à Magdelon et Cathos : Les gens de qualité savent tout sans avoir jamais rien appris.
Scapin : Je hais ces cœurs pusillanimes qui, pour trop prévoir les suites des choses, n'osent rien entreprendre.
Alceste : Je veux qu’on me distingue ; et, pour le trancher net, L’ami du genre humain n’est point du tout mon fait.
Alceste à Philinte : Je veux qu'on soit sincère, et qu'en homme d'honneur On ne lâche aucun mot qui ne parte du cœur.
Cette pièce est du grand Corneille, de Molière, de Quineau et de Lulli. Jamais si faible enfant n'a eu de pères si forts.
Ce n'est point une comédie, mais une satire peu piquante, à présent que personne ne sait les noms des détracteurs de Molière.
Hyacinte : La douce chose que d'aimer, lorsque l'on ne voit point d'obstacle à des aimables chaînes dont deux cœurs se lient ensemble !
George Dandin : Il me prend des tentations d'accommoder tout son visage à la compote, et le mettre en état de plaire de sa vie aux diseurs de fleurette.
Chef-d'œuvre de conduite comique, de morale et de diction; tout est à étudier.(…) Il faut lire cent fois cette pièce, et l'admirer chaque fois davantage.
Tout est sublime dans ce chef-d'œuvre ; et le dénoûment, que plusieurs personnes n'approuvent pas, ne peut choquer, après cinq actes de beautés continues.
Orgon à Mme Pernelle : Je l’ai vu, dis-je, vu, de mes propre yeux vu, Ce qu’on appelle vu. Faut-il vous le rebattre Aux oreilles cent fois, et crier comme quatre ?
Orgon : Ce que je viens d’entendre, ô Ciel ! est-il croyable ? Tartuffe : Oui, mon frère, je suis un méchant, un coupable, Un malheureux pécheur tout plein d’iniquité, Le plus grand scélérat qui jamais ait été.
Anselme : Les dettes aujourd'hui, quelque soin qu'on emploie sont comme les enfants, que l'on conçoit en joie, Et dont avecque peine on fait l'accouchement. L'argent dans une bourse entre agréablement ; Mais le terme venu que nous devons le rendre, C'est lors que les douleurs commencent à nous prendre.
Chef-d'œuvre de comique. Les trois premiers actes me semblent infiniment supérieurs aux autres. La première scène du premier acte, modèle d'exposition morale; la sixième entre Horace et Arnolphe, modèle de récit et de comique. (…) Toute la pièce, hors le dénoûment et quelques expressions basses, est sublime.
Philinte : … Et c’est une folie à nulle autre seconde De vouloir se mêler de corriger le monde. J’observe, comme vous, cent choses tous les jours, Qui pourraient mieux aller, prenant un autre cours ; Mais quoi qu’à chaque pas je puisse voir paraître, En courroux, comme vous, on ne me voit point être ; Je prends tout doucement les hommes comme ils sont, J’accoutume mon âme à souffrir ce qu’ils font ; …
Sans le troisième acte, cette farce charmante serait une excellente comédie. La première scène du premier acte est un modèle d'exposition (…)Dans le troisième [acte], la scène du sac me semble peu digne des autres ; mais la suivante, la troisième, où Zerbinette raconte à Géronte sa propre histoire, et celles que j'ai indiquées : voilà les scènes que je trouve admirables dans cette pièce, dont le dénoûment est à l'antique.
Tartuffe : Couvrez ce sein que je ne saurais voir : Par de pareils objets les âmes sont blessées, Et cela fait venir de coupables pensées. Dorine : Vous êtes donc bien tendre à la tentation ; Et la chair sur vos sens fait grande impression ! Certes je ne sais pas quelle chaleur vous monte : Mais à convoiter, moi, je ne suis point si prompte : Et je vous verrais nu du haut jusques en bas, Que toute votre peau ne me tenterait pas.
Cette pièce, dont le titre n'a pas de sens, étincelle de bon comique. (…) L'exposition en est charmante. La deuxième scène, où don Juan développe son caractère,est un modèle (…). La scène deuxième du cinquième acte, où don Juan parle de l'hypocrisie, et la troisième, où il refuse à don Carlos d'épouser sa sœur, par scrupule (…), achèvent de rendre don Juan odieux, et rendent le dénoûment moins inconcevable, en le faisant souhaiter davantage.
Scapin : À vous dire la vérité, il est peu de choses qui me soient impossibles, quand je m'en veux mêler. J'ai sans doute reçu du Ciel un génie assez beau pour toutes les fabriques de ces gentillesses d'esprit, de ces galanteries ingénieuses à qui le vulgaire ignorant donne le nom de fourberies ; et je puis dire, sans vanité, qu'on n'a guère vu d'homme qui fût plus habile ouvrier de ressorts et d'intrigues, qui ait acquis plus de gloire que moi dans ce noble métier.
Mascarille : Holà, porteurs, holà ! Là, là, là, là, là, là. Je pense que ces marauds-là ont dessein de me briser à force de heurter contre les murailles et les pavés. Premier porteur : Dame ! c’est que la porte est étroite. Vous avez voulu aussi que nous soyons entrés jusqu’ici. Masarille : Je le crois bien. Voudriez-vous, faquins, que j’exposasse l’embonpoint de mes plumes aux inclémences de la saison pluvieuse, et que j’allasse imprimer mes souliers en boue ? Allez, ôtez votre chaise d’ici.
Angélique : Je vous déclare que mon dessein n'est pas de renoncer au monde, et de m'enterrer toute vive dans un mari. Comment ? parce qu'un homme s'avise de nous épouser, il faut d'abord que toutes choses soient finies pour nous, et que nous rompions tout commerce avec les vivants ? C'est une chose merveilleuse que cette tyrannie de Messieurs les maris, et je les trouve bons de vouloir qu'on soit morte à tous les divertissements, et qu'on ne vive que pour eux. Je me moque de cela, et ne veux point mourir si jeune.
Alceste : … On ne voit pas les cœurs.
Il nous faut en riant instruire la jeunesse.
Il faut manger pour vivre et non pas vivre pour manger.
Martine : … Qui veut noyer son chien l'accuse de la rage.
Mascarille : On ne meurt qu'une fois, et c'est pour si longtemps !…
Sosie : La faiblesse humaine est d'avoir Des curiosités d'apprendre Ce qu'on ne voudrait pas savoir.
Questions fréquentes
Quelle est la citation la plus connue de Molière ?
La réplique de Géronte, « Que diable allait-il faire dans cette galère ? », tirée de George Dandin (Gallimard, 2016), reste la formule la plus reprise de ce corpus en dehors de son contexte théâtral.
De quelle œuvre viennent les citations de Molière ?
Les 42 citations viennent de huit oeuvres : Œuvres, George Dandin, Le Tartuffe, Les Femmes savantes, Les Précieuses ridicules, Le Misanthrope, L'Avare et Le Malade Imaginaire, chacune avec son éditeur et son année propres.
Les textes de Molière sont-ils libres de droits ?
Molière meurt en 1673. Son oeuvre est dans le domaine public en France depuis 1743, soixante-dix ans après sa mort, ce qui autorise la reproduction et l'adaptation de ses textes sans autorisation.
Comment citer Molière correctement dans un devoir ou un discours ?
Une citation correcte reprend le nom du personnage qui parle, le titre exact de la pièce parmi les huit listées ici, son éditeur et son année d'édition, avec un lien vers la source Wikiquote qui accompagne chaque texte de cette page.
Sources et méthode
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