Citations
250 citations sur la musique, sourcées et classées
Deux cent cinquante citations sur la musique composent cette sélection, chacune associée à son auteur, son oeuvre, son éditeur et son année de publication. Deux proverbes figurent parmi le corpus commenté. Le corpus mêle compositeurs, romanciers et satiristes, du chant populaire à la symphonie savante.
Page mise à jour le 01/09/2026
Pour commencer
La mélodie consiste en une certaine fluidité de sons coulants et doux comme le miel d’où elle a tiré son nom.
Le son musical a un accès direct à l’âme. Il y trouve un écho essentiellement immédiat car l’homme « à la musique en lui-même. »
Je n’entends pas écrire une ode à la dépression mais chanter victoire aussi vigoureusement que Chanteclerc au matin, debout sur son perchoir, quand ce ne serait que pour réveiller mes voisins.
J'allais chanter, sur le rythme héroïque, les armes, la fureur des combats ; au sujet convenait le maître : le second vers était égal au premier. On dit que Cupidon se mit à rire et qu'il y retrancha furtivement un pied.
À retenir
- 250 citations sur la musique sont réunies dans cette sélection, toutes sourcées.
- Six auteurs reviennent le plus souvent : Joseph Joubert, Karl Kraus, Ludwig van Beethoven, Jules Verne, Georges Bernanos et Victor Hugo.
- Le texte le plus ancien de la sélection date de 1747, le plus récent de 2019 : 272 ans séparent les deux, et deux proverbes complètent l'ensemble.
Notre sélection sur la musique
250 textes composent cette page sur la musique, tous entrés dans le domaine public, du chant populaire à la symphonie savante.
Ludwig van Beethoven se montre sévère envers sa propre production, dans Vie de Beethoven, suivie de ses carnets intimes et d'un choix de textes, édité par Le Club Français du Livre en 1949 : « Dieu sait pourquoi, ma musique de piano me fait toujours une très mauvaise impression surtout quand elle est mal exécutée. » Joseph Joubert, dans ses Pensées publiées par la Librairie Le Normant en 1850, cherche l'origine du mot lui-même : « La mélodie consiste en une certaine fluidité de sons coulants et doux comme le miel d'où elle a tiré son nom. » Jules Verne, dans Paris au XXème siècle chez Le Livre de Poche en 2002, tranche net sur les usages modernes : « On ne goûte plus la musique, on l'avale ! »
| auteur | oeuvre citée |
|---|---|
| Joseph Joubert | Pensées |
| Karl Kraus | Pro domo et mundo |
| Ludwig van Beethoven | Vie de Beethoven, suivie de ses carnets intimes et d'un choix de textes |
| Jules Verne | Paris au XXème siècle |
| Georges Bernanos | Sous le soleil de Satan |
| Victor Hugo | Les Orientales |
L'image du miel choisie par Joubert pour décrire la mélodie rejoint un vocabulaire qu'on retrouve dans citations sur la nature. Pour un versant plus visuel de la création, direction citations sur l'art.
Ce que les auteurs disent de la musique
Le corpus ne dit pas une seule chose de la musique, il en dit plusieurs, parfois opposées.
Un premier fil oppose la rigueur et le mysticisme. Camille Saint-Saëns, dans Regards sur mes contemporains chez Ed. Bernard Coutaz en 1990, dénonce une confusion : « On a pris la fâcheuse habitude de croire que, là où il y a des sons musicaux, il y a nécessairement de la musique. Autant voudrait dire qu'il y a littérature partout où l'on bavarde, peinture partout où l'on barbouille. » Vassily Kandinsky, dans Du spirituel dans l'art, et dans la peinture en particulier chez Denoël en 1989, prend le chemin inverse : « Le son musical a un accès direct à l'âme. Il y trouve un écho essentiellement immédiat car l'homme « à la musique en lui-même. » » Le premier trie, le second abolit toute distance.
Un second fil sépare le bruit et le chant. Joseph Joubert, dans le même recueil cité plus haut, pose un critère strict : « Tout bruit modulé n'est pas un chant, et toutes les voix qui exécutent de beaux airs ne chantent pas. » Jules Verne, cité plus haut lui aussi, dénonce moins la qualité que l'excès : « On ne goûte plus la musique, on l'avale ! » Joubert distingue selon la nature du son, Verne selon la manière de le recevoir.
Un troisième fil sépare l'individuel et le collectif. Olaf Stapledon, dans Les Derniers Hommes à Londres chez Denoël en 1975, efface les hiérarchies : « Qu'importe la part de chacun. Toutes les notes sont nécessaires à la perfection de la musique. » Franz Werfel, dans Le Passé Ressuscité chez Stock en 1986, pense au contraire que le talent seul ne suffit pas : « Dans un mauvais orchestre, le meilleur musicien est perdu. » Stapledon efface les rangs, Werfel les réintroduit par la contrainte du groupe.
Choisir sa citation selon l'usage
Sur les 250 textes de cette sélection, la longueur varie fortement : une réplique de théâtre chez Beaumarchais tient en cinq mots, quand Saint-Saëns développe un raisonnement complet. L'usage visé décide du choix.
- Carte ou légende de photo : une réplique brève, comme celle de Beaumarchais, « BRIDOISON : Tout finit par des chansons. », pour accompagner une image sans en détourner citations sur le regard.
- Tatouage : même exigence de brièveté ; le proverbe français « En l'air pur et clair, se forme le son clair. » tient en une ligne et se passe de contexte.
- Discours ou propos engagé : un texte qui développe une idée, comme celui de Saint-Saëns sur la confusion entre son et musique, cité plus haut, ou celui de Gracchus Babeuf sur le citoyen préférant l'avantage général au sien, à retrouver du côté des citations sur la démocratie.
- Trait d'ironie entre amis : Juvénal fournit la pointe cynique, « Pauvre, tu chanterais sous les yeux du voleur. », à réserver à un ton léger plutôt qu'à un hommage sérieux.
Vérifier avant de partager
Une phrase attribuée à un grand compositeur ne prouve rien par elle-même : le nom seul circule facilement, sans l'oeuvre ni l'édition qui permettraient de le vérifier.
Avant de partager
Sur cette page, les 250 textes couvrent près de trois siècles, de 1747 (Théophraste, De l'Abstinence de la chair des Animaux, chez De Buré) à 2019 (Karl Kraus, Il ne suffit pas de lire, chez Klincksieck). Un tel écart rend l'auteur seul insuffisant : l'édition précise distingue un texte fidèle d'une reformulation tardive. Pour une autre page où l'ancienneté des textes se mesure de la même façon, voir citations sur le temps qui passe.
Le site propose un outil dédié pour comparer un texte trouvé ailleurs à cette sélection sourcée. Pour un autre portrait tiré du même corpus, direction citations sur les femmes.
Les 246 autres citations
Dieu sait pourquoi, ma musique de piano me fait toujours une très mauvaise impression surtout quand elle est mal exécutée.
Dans un mauvais orchestre, le meilleur musicien est perdu.
Qu'importe la part de chacun. Toutes les notes sont nécessaires à la perfection de la musique.
Autrefois tu te contentais d'allumer de faciles chansons et seul l'incendie des pianos mécaniques éclairait ta nuit.
BRIDOISON : Tout finit par des chansons.
De chanter donc fais-toi l’octroi, Beau chanteur ! mais apprends de moi Que bête, mouche, oiseau sont plus sages que toi !
On a pris la fâcheuse habitude de croire que, là où il y a des sons musicaux, il y a nécessairement de la musique. Autant voudrait dire qu'il y a littérature partout où l'on bavarde, peinture partout où l'on barbouille.
En l’air pur et clair, se forme le son clair.
Pauvre, tu chanterais sous les yeux du voleur.
Il n'y a rien pour les hommes qui puisse leur être plus pénible que la honte d'être mis en chansons par des femmes, par dérision et moqueries, tout comme aussi il n'y a rien qui leur soit plus agréable que de les entendre chanter vos louanges.
Zeus ! quand c'est l'instant des libations, que chanter d'autre, que chanter plutôt que lui-même, le dieu toujours grand, le dieu toujours Roi, le vainqueur des Fils de la Terre, maître et juge des Ouraniens ?
On chante selon son talent et on se marie selon sa chance.
Si Dieu nous a faits à son image, nous le lui avons bien rendu.
Il ne faut pas sauver son âme comme on sauve un trésor.
George Dandin : Il me prend des tentations d'accommoder tout son visage à la compote, et le mettre en état de plaire de sa vie aux diseurs de fleurette.
On ne goûte plus la musique, on l'avale !
La civilisation est comme l'air ou l'eau. Partout où un passage - ne fût-ce qu'une fissure - lui est ouvert, elle pénètre et modifie les conditions d'un pays.
Gregor avait l’impression que son père n’était plus seul, mais que plusieurs pères s’étaient ligués contre lui.
L'impuissance aime refléter son néant dans la souffrance d'autrui.
Les dictateurs font de la force le seul instrument de la grandeur.
Toujours lui ! lui partout ! Ou brûlante ou glacée, Son image sans cesse ébranle ma pensée.
L’excès de la lâcheté a aussi son courage.
Le journalisme moderne… justifie son existence grâce au grand principe darwinien de la survivance du plus vulgaire.
L'Homme est moins sincère quand il parle en son nom. Donnez lui un masque, et il vous dira la vérité.
J'aime le courage féminin, son ingéniosité à organiser une vie blessée.
Une femme qui lutte contre son mal est un spectacle qu'on peut nommer édifiant.
Pas un jeu de mots. Tout est comparable à tout, tout trouve son écho, sa raison, sa ressemblance, son opposition, son devenir partout. Et ce devenir est infini.
J’ai l’air de parler à la foule pour l’amuser. En réalité, je parle à quelques âmes d’exception qui discernent ma pensée et l’aperçoivent sous le voile.
La meilleure philosophie, relativement au monde, est d’allier, à son égard, le sarcasme de la gaîté avec l’indulgence du mépris.
On garde longtemps son premier amant, quand on n'en prend point de second.
Le poème - cette hésitation prolongée entre le son et le sens.
L'impuissance, par son rappel à la modestie, voudrait empêcher l'exploit.
L'évolution est un passe-temps pour l'éternité. Ce n'est pas son sérieux.
La tragédie tire son origine du refus d'obtempérer.
Il suffit que le cocher vous regarde dans les yeux pour que son tarif augmente.
Dieu a créé l'homme à son image, dit la Bible ; les philosophes font exactement le contraire en créant Dieu à la leur.
La méthode du carnet de notes est hautement recommandable. On y inscrit toute phrase, toute expression. On s'enrichit à l'épargne des vérités de quatre sous.
Chacun vaut ce que valent les objectifs de son effort.
Écrire avec la pointe de son cœur.
On est dispensé d’être instrument dans la société, quand on y est modèle.
Tout bruit modulé n’est pas un chant, et toutes les voix qui exécutent de beaux airs ne chantent pas.
Les mots s’illuminent, quand le doigt du poëte y fait passer son phosphore.
Un peuple n'a qu'un ennemi dangereux, c'est son gouvernement.
Un peuple ne vit pas seulement de son ventre, il vit aussi de son cerveau. Il a droit à la beauté comme il a droit au pain.
On doit écrire comme on compose de la musique.
Le vrai Citoyen préfère l'avantage général à son avantage.
Une main habile sans la tête qui la dirige est un instrument aveugle ; la tête sans la main qui réalise reste impuissante.
La démocratisation de la franc-maçonnerie a fait baisser son niveau intellectuel et conséquemment diminué son autorité et compromis son influence.
L'âme ne se contente pas de payer au corps le loyer de son habitation : mais elle s'y livre toute entière.
Lettre du 25 novembre 1816, à propos de sa nouvelle maîtresse : Son grand mérite est d'avoir découvert le mien ; rien n'est plus agréable que le discernement.
La Symphonie Pastorale n'est pas un tableau ; on y trouve exprimées, en nuances particulières, les impressions que l'homme goûte à la campagne.
Voir le jour se lever est plus utile que d'entendre la Symphonie Pastorale.
Sur les brûlots que lance Hugo de l'île de Jersey. Hugo est dans son île du Cyclope : il nous lance des quartiers de rocher qui ne nous atteignent pas.
Chacun est entraîné par son plaisir.
Zeus ! ... quel que soit son vrai nom, si celui-ci lui agrée, c'est celui dont je l'appelle.
Le destin a tôt fait de changer de victime, et son règne, de prendre une face nouvelle !
Voyant Antisthène tourner son manteau de manière à mettre les trous en évidence, Socrate lui cria : « J’aperçois ta vanité à travers les trous de ton manteau. »
Laisser à son interlocuteur le plaisir de croire que l’idée vient de lui produit autant d’effets dans la vie familiale que dans les affaires ou la politique.
L'être humain n'est qu'une création de son époque et rien d'autre.
C'est alors que le chant odieux composé seulement de deux notes retentit : " Sieg Heil ! Sieg Heil ! Sieg Heil ! " Comme le hi-han d'un âne automate aux proportions gigantesques. Comme le cri de guerre de l'âge de pierre, mécanisé au siècle de l'industrie.
On sent bien dans son for intérieur qu'il doit y avoir quelque chose dans la religion, mais Dieu sait quoi !
Peu nous importe quelle troupe fait son entrée sur le théâtre du pouvoir.
Franz : ... Je sais bien que celui qui n'a pas son compte ici-bas met son espérance dans l'éternité ; mais il est affreusement déçu.
Celui qui a vaincu par la force, n’a vaincu qu’à moitié son ennemi.
Garder son calme dans l'adversité, c'est déjà s'enlever la moitié du mal.
Convier quelqu'un, c'est se charger de son bonheur pendant tout le temps qu'il est sous notre toit.
D'un tel vouloir le serf point ne désire La liberté, ou son port le navire, Comme j'attends, hélas, de jour en jour, De toi, Ami, le gracieux retour.
De même que notre âme qui est d’air nous contient, de même le souffle et l’air enveloppent le tout de l’univers.
Son émotion [dans l'enfance] ne se manifeste que dans les limites de sa perception.
Le fanatique appelle persécution tout ce qui contrarie son absolutisme.
Au fracas des buccins qui sonnaient leur fanfare, Superbe, maîtrisant son cheval qui s'effare, Sur le ciel enflammé l'Imperator sanglant.
N’importe quel despote peut obliger ses esclaves à chanter des hymnes à la liberté, et ce chant mécanique est très compatible avec les chaînes et l’oppression de ceux qui l’ entonnent.
Personne qu'Apollon n'a tant d'arts en sa main. Il a dans son lot et l'archer et l'aède - car l'arc est son bien, et le chant aussi. À lui prophétesses et devins ; et de Phoibos aussi les médecins tiennent la science de retarder la mort.
Entre le soleil et nous il y a les ténèbres, ce pourquoi l’air semble azuré.
La morsure de la tarentule fixe l’homme dans son propos, c’est-à-dire dans la disposition d’esprit où il se trouvait au moment où il fut piqué.
On dit que son apophtegme était : « Rien de trop ».
Sonia Delaunay possède le secret de son art : le simultané pour elle, c’est son brevet, la marque de son esprit.
Dans mon journal de petite fille j’avais noté : « Les grandes idées sont des objets d’étagère, on ne s’en sert pas. Je m’en servirai ». J’ai tenu parole.
Je note les faits, hâtivement, pour ne pas les oublier, parce qu’il ne faut pas oublier.
Deux moitiés font un tout, mais qui est moitié musicien, moitié peintre ne sera jamais qu’une entière moitié.
Chacun pétrit son propre caractère, fabrique et façonne sa condition, son environnement et sa destinée.
Si la musique ne plaît pas aux sourds, même s’ils sont muets, ce n’est pas une raison pour la méconnaître.
Ne juge pas ta vie avant son achèvement.
Ùn ghjudicà a to vita fin à l'òpara finita.
Ne te fait pas une idée de toi avant ta mort.
Qui veut noyer son chien l’accuse de la rage.
On trouve aisément un prétexte quand on veut se débarrasser de quelqu’un, on invente des torts à ceux qu'on veut sanctionner.
Chacun son métier, les vaches seront bien gardées.
Il faut faire le métier qu’on a appris si on ne veut pas être incompétent ; plus généralement, mieux vaut faire ce qu’on maîtrise.
Être réglé comme un papier de musique.
être exact et ponctuel
Faire son paradis en ce monde.
passer sa vie dans les plaisirs.
Femme qui rit, à moitié dans son lit.
Adage selon lequel une femme qui est réceptive à l’humour d’une personne serait déjà en partie sous le charme de celle-ci.
Nul n’est prophète en son pays.
On a ordinairement moins de succès en son pays qu’ailleurs ; c’est parmi les siens qu’on a le moins de chances d’être cru, qu’on en impose le moins.
Petit à petit, l’oiseau fait son nid.
En avançant par petites étapes, avec de la patience et de la persévérance, on atteint son but.
Qui veut tuer son chien l’accuse de la rage.
Variante de qui veut noyer son chien l’accuse de la rage.
Le criquet que j'avale chantera ma vie durant.
Quand les chevaux meurent ils soufflent, Quand les herbes meurent elles sèchent, Quand les soleils meurent ils s'éteignent, Quand les gens meurent ils chantent des chansons.
Voulez-vous perdre à coup sûr une Révolution ? Livrez-la à des poètes qui chanteront au lieu d'agir. Le temps est passé malheureusement où l'on bâtissait les cités au son de la lyre.
Du train où nous allons, nous aurons, avant la fin du siècle, une musique très sommaire, barbare, qui associera une mélodie rudimentaire à des rythmes brutalement scandés. Cela conviendra à merveille aux oreilles atrophiées des mélomanes de l'an 2000 !
J'étais amateur de musique ; je chantais souvent involontairement pendant l'office ; ma voix était belle, et ma profonde mélancolie lui donnait une expression peu ordinaire : ils en profitèrent pour m'assurer que mes chants étaient comme inspirés.
Un grand philosophe c'est un homme qui a découvert, qui a inventé quelque aspect nouveau, quelque réalité, nouvelle, de la réalité éternelle; c'est un homme qui entre à son tour et pour sa voix dans l'éternel concert.
Ils se sont tellement pressés de porter à son comble la mesure de ma misère que toute la puissance humaine aidée de toutes les ruses de l'enfer n'y saurait plus rien ajouter.
Martine : … Qui veut noyer son chien l'accuse de la rage.
La musique savante manque à notre désir.
Son haleine flotte au-dessus de nos assiettes maculées de sauce, entre ses lèvres la fée verte darde ses crocs .... Yeux verts je vous vois. Crocs je vous sens. Race licencieuse.
Un homme absorbé dans la plus profonde méditation. Son visage est vide, rien n'est écrit par ses traits. Comment peut-on être si loin de ce que l'on a de plus près?
Nul a esté prophete non seulement en sa maison, mais en son païs, dit l'experience des histoires.
Innombrables sont les difficultés auxquelles on est confronté lorsqu'on pense à un âne et que l'on bat son frère; la seule consolation réside dans l'espoir que le coup a aussi atteint l'âne.
Si l'homme n'avait pas été son propre classificateur, il n'eût jamais songé à fonder un ordre séparé pour s'y placer.
Sade joue son existence à mettre en place une prestigieuse machine qui n'imite ni ne crée, qui ne reproduit ni ne produit, mais qui n'en fonctionne pas moins à un régime intensif.
Le génie procède de deux manières : ou il prend son bien comme Napoléon et Molière aussitôt qu’il le voit, ou il attend qu’on le vienne chercher quand il s’est patiemment révélé.
D’aimer son mari, c’est un fournisseur que l’on paie. Mais son amant, c’est comme de donner aux pauvres.
Mahomet eut des vues très saines ; il lia bien son système politique, et tant que la forme de son gouvernement subsista sous les califes ses successeurs, ce gouvernement fut exactement un, et bon en cela.
Je veux développer chez l'enfant ses mains, son cerveau et son âme. Les mains sont presque atrophiées, de même que l'âme a été trop tenue à l'écart.
Chacun a raison de son propre point de vue, mais il n'est pas impossible que tout le monde ait tort.
L'écriture doit restituer les sons d'une langue.
Un son subtil le soir m'élève par les oreilles, et confère à la vie une frange indiciblement sereine et grandiose. Cela peut provenir d'Uranus, ou cela peut provenir des volets.
Pour ce que je connaisse la musique populaire de peuples étrangers, la nôtre se trouve bien supérieure pour ce qui est de sa puissance expressive et de sa variété.
J’ai si longtemps respiré l’air des forêts, l’air vibrant de neige, je me suis si souvent mêlée aux Blancheurs vastes et désertes, que mon âme est un peu l’âme des louves fuyantes.
Il n'eut pour maître que son oncle Antonio Badile ; c'est à son propre génie, nourri par l'étude des ouvrages du Titien, et excité par la concurrence du Tintoret, qu'il a dû le degré d'excellence auquel il est parvenu.
Si la Wallonie veut triompher et obtenir son droit, elle doit être prête à formuler ses volontés et à les imposer lors du retour de ses maîtres flamands.
Un savant dans son laboratoire n'est pas seulement un technicien : c’est aussi un enfant placé en face des phénomènes naturels qui l’impressionnent comme un conte de fées.
Le facteur musculaire malgré son rôle incontestablement grand dans l'écriture, est un élément subordonné, et c'est de ne l'avoir pas compris qui explique l'échec de Montessori.
Le langage écrit chez les aveugles et l'écriture en l'air chez les sourds-muets sont de telles voies psychophysiologiques de détour du développement culturel au sens le plus littéral et matériellement précis du terme.
Dès que le son cesse d'être un son signifiant et est détaché de l'aspect sémiotique du langage, il perd aussitôt toutes les propriétés spécifiques du langage humain.
J’écris pour que le jour où je ne serai plus On sache comme l’air et le plaisir m’ont plu, Et que mon livre porte à la foule future Comme j’aimais la vie et l’heureuse nature.
Le peintre qui dessine grâce à la pratique et au jugement de son œil, sans le recours de la raison, est comme le miroir qui reflète tous les objets placés en face de lui sans les connaître.
Plus le singe grimpe en hauteur sur l’arbre, plus on voit son derrière.
L'air du Paradis est celui qui souffle entre les oreilles d'un cheval.
Un vieil ami est toujours le miroir de son ami.
Celui qui pose une question risque cinq minutes d'avoir l'air bête, celui qui ne pose pas de question restera bête toute sa vie :.
mǐn ér hào xué, bù chǐ xià wèn / 敏而好学,不耻下问
Si tu craches en l'air, ça reviendra sur ta tete.
Le blé qu'a labouré le boeuf, c'est l'âne qui en a fait son repas.Par Slimane Azem (1918-1983), poète kabyle..
Faucon, il est faucon et son nid est fait de branches.
Qui prend son dîner avec les enfants se réveille en ayant faim.
Celui qui est distrait, son œil s'est envolé.
Si son prix modique t'attire, tu en jetteras la moitié.
Celui qui veut frapper le chien, doit rappeler d’abord son propriétaire.
Le bélier qui va te cogner, est encore en train de prendre son élan.
Le forgeron forge et son fils apprend.
On ne doit pas laisser son travail à la dernière minute.
Si tu rencontres ton ami, monté sur un bâton, félicite-le pour son cheval.
La poule connaît l'aube mais elle attend le chant du coq.
Celui qui avale une noix de coco entière fait confiance à son anus.
C'est sorcier qui connaît son ami sorcier.
La poule connait l'aube, mais attend le chant du coq.
La vie est un court métrage dans laquelle chacun fait son scénario.
Le lézard croit qu'il a grossi alors que c'est son ventre qui est ballonné.
On ne montre pas son village de la main gauche.
Celui qui étudie ne perd pas son temps.
A chì stughji ùn perdi tempu.
Celui qui se baisse trop, montre son cul.
A chì troppu si cala, u culu vi mostra.
Lorsque nait une personne, son destin est tracé.
Natu a parsona, natu u distinu.
Chaque fou suit son idée.
Ogni tontu t'hà u so filu.
Quand le cochon est repu, il retourne son auge.
Quandu u porcu hè techju si volta a trova.
Chi va piano va sano, chi va sano va lontano.
Like father, like son.
Tel père, tel fils
Niggard father, spendthrift son.
The miser's son is a spendthrift / À père avare, fils prodigue
Abreuver son cheval à tous gués, mener sa femme à tous festins, de son cheval on fait une rosse, et de sa femme une catin.
Au chant on connaît l’oiseau.
Au jour du jugement, chacun sera mercier et portera son panier.
Chacun décharge son péché, et charge celui d’autrui.
Chacun prêche pour son saint.
Comme on fait son lit, on se couche.
Content chacun doit être de son estat.
C’est peu de chose d’être loué de son père, de sa nourrice et de son curé.
Empêche un fou de dévorer son sac.
En allant et en venant, le garçon fit son an.
En son pays nul n’est nommé prophète.
En un corps grand, bien rarement sagesse prend son hébergement.
Encore bien que le renard change son poil, il ne change pas son naturel.
Est bien malade qui ne connaît pas la gravité de son mal.
Faire boire un âne qui n’a pas soif, c’est perdre son temps.
Faire le carnaval avec sa femme et Pâques avec son curé.
Faisant son office la balance, d’or ni de plomb n’a connaissance.
Faut avoir assez boue pour son compte pour salir les autres.
Faut être de son temps.
Faut faire suivant son argent.
Faut pas désavouer son cul pour un pet.
Faut pas manger son bien tandis qu’on a de bonnes dents.
Faut toujours avoir quelque chose à manger avec son pain.
Femme économe est un trésor, femme alerte vaut son pesant d’or.
Femme estime toujours son voisin être de violette.
Femme gourmande, au bout de l’an mange son patrimoine.
Femme ivrogneresse, de son corps n’est point maîtresse.
Femme qui ses lèvres mord et par la rue son aller tord, elle montre qu’elle est du métier ord où ses manières lui font tort.
Femme safre et ivrogneresse, de son corps n’est pas maîtresse.
Femme sage reste à son ménage.
Fille pleure souvent son rire d’il y a un an.
Fille pour son honneur garder, ne doit prendre ni donner.
Fleur à son côté, amant vite trouvé.
Fol est et hors du sens, qui femme prend pour son argent.
Fol est qui cherche son propre dommage.
Fol est qui fait de son poing un coin.
Fol est qui se coupe de son propre couteau.
Fol est qui son bien ne pourchasse.
Fol qui n’estime son ennemi, tant soit mesquin ou petit.
Garde-toi de courant d’air, de bouillon réchauffé et de moine défroqué.
Habit de velours, ventre de son: se dit des gens qui, pour se vêtir de beaux habits, n’hésitent pas à consommer peu de nourriture.
Habits d’or et ventre de son.
On voit la paille dans l’œil de son voisin et non la poutre dans le nôtre.
Tel qu’on fait son lit, on se couche.
Celles-ci, cœurs inexpliqués, Mettent en rythmes compliqués Leurs mélodieuses tristesses De poétesses. D’autres par l’esprit le plus fin Nous ravissent. D’autres enfin, Et certes ce n’est pas un crime, Font de l’escrime.
Il y a cohue à ma porte, toute la racaille littéraire me persécute, et toute la racaille musicale est aux trousses de Chopin. Pour le coup, lui, je le fais passer pour mort.
Oh ! l'amour n'est rien, s'il n'est pas de folie, une chose insensée, défendue et une aventure dans le mal. Autrement c'est une banalité agréable, bonne pour en faire de petites chansons paisibles dans les plaines.
Tapez, pierrots et masques, Sur vos tambours de basques ! Faites de vos grelots Chanter les flots ! Formidables orgies, Suivez sous les bougies Les sax aux voix de fer Jusqu’en enfer !
Extraordinaire créature d'ailleurs, élève et modèle de Benjamin Constant; elle a l'air d'une créole et de vivre sous un cocotier, et elle est Flamande.
Une heure n’est pas qu’une heure, c’est un vase rempli de parfums, de sons, de projets et de climats.
Quelle audace de décréter que je ne connais pas l'église de Moret. Je connais son portrait par Sisley qui est la plus belle chose qu'il ait faite !
Dans ses ouvrages Racine, tout est de choix, et rien n’est de nécessité. C’est là ce qui constitue son excellence.
Ces bâtiments qui font voile Suivent chacun leur étoile Et leur dessein ; Et l'eau bat toutes les proues, Et l'air souffle à pleines joues Sur cet essaim.
Grande maison grave, revêche avec sa porte à clochette d’orphelinat, son entrée cochère à gros verrou de geôle ancienne, maison qui ne souriait que d’un côté.
Ève. Péché nu du ventre de froment. Un serpent se love autour d'elle, crochet enfoncé au cœur de son baiser.
Le vrai Bourgeois ... l'authentique et indiscutable bourgeois est nécessairement borné dans son langage à un très petit nombre de formules.
Il y a dans les premiers frimas quelque chose qui rappelle à l'homme la prochaine dispersion des éléments de son être.
L’eau transparente jouait si bien le miroir qu’il était presque impossible de deviner à quel endroit du talus d’émeraude commençait son domaine de cristal.
Il est des hommes dont l'oreille, toute saine qu'elle est, ne distingue pas les sons d'avec les bruits.
À part un pique-nique en Angleterre, je ne connais rien de plus inconfortable qu'un service religieux au plein air en Afrique.
Rabelais, que nul ne comprit ; Il berce Adam pour qu’il s’endorme, Et son éclat de rire énorme Est un des gouffres de l’esprit !
Ce n'est pas Staline qui a créé l'appareil bureaucratique, c'est cet appareil qui a créé Staline à son image.
Selon Anatole France, un martyr d'hier cesse d'avoir raison dès l'instant où son corps a revêtu la chemise du bourreau. Et vice versa.
Condorcet, il est vrai, ne dit que des choses communes ; mais il a l’air de ne les dire qu’après y avoir bien pensé, et c’est là ce qui le distingue.
Ce manant devinait les droits de l’homme. Il fut pendu, cela devait être. Il ne faut point devancer son siècle.
Les gens qui prennent des airs entendus pour parler de la Tétralogie ne résisteraient peut-être pas à une audition intégrale de ce Bottin musical.
Mon ami, chez les grands quiconque voudra plaire Doit d'abord cacher son esprit.
Cette femme, par son aisance, ses grâces naturelles, la douceur de son esprit, en donnait par sa conversion à qui n’en avait pas, extrêmement bonne d’ailleurs, et savait extrêmement en toutes choses, sans vouloir paraître savoir rien.
Douce chose, la guerre, aux inexperts, mais qui l'a éprouvée frémit à son approche en son cœur au plus haut point.
La ville se tend vers le rail comme une vierge qui brise ses entraves, et se précipite au devant de son amant qui vient la féconder.
Il y a dans la Terre un Feu central qui est la cause des végétations qui se font dans son sein.
La plus sûre caractérisation d’ensemble de la tradition philosophique européenne est qu’elle consiste en une suite de notes en bas de la page de Platon.
Brutus : Quoi donc ? Vous voulez voir Tarquin dans nos murailles Célébrer son retour par mille funérailles ?
Il dit, puis fit taire à la fois sa phorminx et sa voix divine ; mais, bien qu'il eût fini, les héros, avidement, tendaient encore la tête tous ensemble, l'oreille dressée, immobiles, sous le charme, tant il les avait laissés captivés par son chant.
Qui reconnait son ignorance n'est pas un grand ignorant ; qui reconnait son égarement n'est pas un grand égaré. Un grand égaré ne prend jamais conscience de son égarement ; un grand ignorant ne prend jamais conscience de son ignorance.
L’instrument mathématique joue le rôle de médiateur entre la théorie et la pratique, la pensée et l’observation. Il construit toujours plus solidement le pont qui les relie.
L’expérience n’est jamais en défaut. Seul l’est notre jugement, qui attend d’elle des choses étrangères à son pouvoir.
Fuis l'étude qui donne naissance à une œuvre appelée à mourir en même temps que son ouvrier.
Pour savoir l'âge d'une femme, il faut le lui demander, et le demander à son amie. Elle dira trente ans, l'amie dira quarante, et on prendra le terme moyen.
L'esprit qui attend dans la solitude Au pays de la brume et de la neige, Il aimait l'oiseau qui aimait l'homme Qui l'a tué de son arbalète.
Quand je vois quelque chose de beau, je voudrais le toucher de tout moi-même, partout et en même temps. Je voudrais le chanter et le peindre, le sculpter et l’écrire … je voudrais ce qui ne se peut pas et ne se pourra jamais.
Lorsqu'on emploie trop de temps à voyager, on devient enfin étranger en son pays.
Hélas ! les vices de l’homme, si pleins d’horreur qu’on les suppose, contiennent la preuve (quand ce ne serait que leur infinie expansion !) de son goût de l’infini.
Bébé Cadum, ou plutôt le Cristi, puisqu’il faut, à notre époque, l’appeler par son nom, avait trente-trois ans. La barbe eût donné à son visage un aspect sinistre sans le sourire enfantin que dessinaient ses lèvres.
Le bonheur de saigner sur le cœur d'un ami, Le besoin de pleurer bien longtemps sur son sein, Le désir de parler à lui, bas à demi, Le rêve de rester ensemble sans dessein !
Il faudra expliquer comment un philosophe est actuel et comment il peut en paroles et en pensée ignorer son actualité.
George Sand meurt, mais elle nous lègue le droit de la femme puisant son évidence dans le génie de la femme.
L'imposture avec laquelle les aveuglent parle de la couleur est grave. Mais plus grave est l'impudence avec laquelle les sourds réclament la langue comme instrument du bruit.
Dans ce produit bizarre, vous eussiez reconnu l'actionnaire par excellence, croyant à toutes les nouvelles que la presse périodique baptise de son encre, et qui a tout dit en disant : Lisez le journal !
J'avais déjà entendu parler des mesures sévères contre les juifs. Mais maintenant je voyais clairement que Dieu, encore une fois, appesantissait sa main sur son peuple, et que le destin de ce peuple était aussi le mien.
Dieu a créé d'abord le ciel, c'est-à-dire les substances spirituelles qui jouissent de son éternité ; et la terre, c'est-à-dire la matière première dont tous les corps ont été tirés.
Il faut concevoir l’État contemporain comme une communauté humaine qui, dans les limites d’un territoire déterminé …, revendique avec succès pour son propre compte le monopole de la violence physique légitime.
L’homme naturellement ambitieux et orgueilleux ne trouve jamais en lui-même pourquoi un autre lui doit commander, jusqu’à ce que son besoin propre le lui fasse sentir.
Questions fréquentes
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