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Citations de Louis XIV : 40 textes sourcés
Quarante citations de Louis XIV composent cette page, tirées de sept oeuvres différentes, des Mémoires écrites pour son fils à un mot resté célèbre après un sermon. Chacune porte son oeuvre, son éditeur et son année, pour distinguer un texte sourcé d'une formule qui circule sans origine.
Page mise à jour le 01/09/2026
Pour commencer
Il n’y a plus de Pyrénées.
Si je n’étais roi, je me mettrais en colère.
Le travail n’épouvante que les âmes faibles.
Je m’en vais, mais l’État demeurera toujours.
À retenir
- 40 citations sourcées de Louis XIV composent cette page, tirées de 7 oeuvres différentes.
- Louis XIV est né en 1638 à Saint-Germain-en-Laye et mort en 1715 à Versailles ; son règne de 72 ans reste le plus long de toute l'histoire européenne.
- Les éditions citées vont de 1751, pour Le Siècle de Louis XIV publié chez Garnier Frères, à 1959, pour Histoire des Idées Politiques publiée aux Presses Universitaires de France, soit 208 ans d'écart.
Qui était Louis XIV
Louis XIV, nommé à sa naissance Louis-Dieudonné et surnommé plus tard le Roi-Soleil, naît à Saint-Germain-en-Laye en 1638 et meurt à Versailles en septembre 1715. Roi de France et de Navarre du 14 mai 1643 jusqu'à sa mort, troisième souverain de la maison de Bourbon de la dynastie capétienne, il règne 72 ans depuis son château de Versailles, le règne le plus long de toute l'histoire européenne. Marqué par la gloire et par son droit divin de roi, il reste l'archétype du monarque. Les citations sur le temps qui passe résonnent particulièrement avec un règne aussi long. Quarante citations sourcées de lui composent cette page, tirées de sept oeuvres différentes, de 1751 à 1959.
Les citations de Louis XIV, avec leur source
Ces citations viennent des sept oeuvres présentées plus bas, des Mémoires rédigées pour l'instruction du Dauphin jusqu'aux maximes du Siècle de Louis XIV. « Le travail n'épouvante que les âmes faibles. », dans les Mémoires de Louis XIV pour l'instruction du Dauphin publiées chez Didier en 1860, en donne le ton ; les citations sur le travail et les citations sur le regard élargissent, chacune à leur manière, la question de l'image publique du roi.
Sur l'union des couronnes, dans Le Siècle de Louis XIV
« Il n'y a plus de Pyrénées. » Cette formule, publiée chez Garnier Frères en 1751, résume en une ligne l'union des couronnes de France et d'Espagne.
Sur l'État, dans Histoire des Idées Politiques
« Mais l'État demeurera toujours. » Cette fin de phrase, publiée aux Presses Universitaires de France en 1959, est parfois confondue avec une formule plus célèbre, absente des sources de cette page.
Sur la retenue, dans les Mémoires de Louis XIV pour l'instruction du Dauphin
« Il est très malaisé de parler beaucoup sans dire quelque chose de trop. » Cette maxime, publiée chez Didier en 1860, résume la prudence que le roi recommande à son fils.
Les œuvres d'où viennent ces citations
Les sept oeuvres citées sur cette page se lisent dans l'ordre de leur publication, de 1751 à 1959.
- Le Siècle de Louis XIV (Garnier Frères, 1751) : le plus ancien des sept textes, sur le règne vu depuis l'extérieur.
- Esprit de Mirabeau (F. Buisson, 1804) : un recueil de mots attribués, dans un registre plus léger ; les citations sur la nature offrent, à l'inverse, un registre entièrement hors du pouvoir.
- L'École des mœurs (Lebigre, 1837) : un mot de colère royale contenue.
- Mémoires de Louis XIV pour l'instruction du Dauphin (Didier, 1860) : le plus long des sept textes, un manuel de gouvernement écrit pour son fils, qui fournit à lui seul plus de la moitié des citations de cette page, dont « Cette douceur qu'on se figure dans la vengeance n'est presque pas faite pour nous. » ; les citations sur la vengeance prolongent cette réflexion.
- La France sous Louis XIV : 1643-1715 (inconnu, 1865) : un mot attribué à la fin du règne.
- Massillon : étude historique et littéraire (Ambroise Bray, 1867) : l'anecdote du sermon.
- Histoire des Idées Politiques (Presses Universitaires de France, 1959) : le plus récent des sept textes, une lecture d'historien.
Domaine public : ce que cela autorise
Louis XIV meurt en 1715, ce qui place l'ensemble des textes attribués à sa personne dans le domaine public depuis 1785, soixante-dix ans après sa mort ; les éditeurs cités ici, de Garnier Frères à Ambroise Bray, ont eux-mêmes publié depuis longtemps. Les 40 citations sourcées de cette page peuvent donc être reproduites, adaptées ou vendues sans autorisation, à condition de garder le texte exact.
Ce que le domaine public ne couvre pas
Massillon : étude historique et littéraire, publié chez Ambroise Bray en 1867, rapporte un mot de Louis XIV à travers l'anecdote d'un sermon plutôt que par un écrit direct du roi : cette source tierce reste une lecture d'historien, pas une archive. Une édition récente de ces textes, avec ses notes ou sa préface, peut porter des droits propres, même si le texte d'origine, lui, est libre.
Les 36 autres citations
N’ayez jamais de favori, ni de Premier ministre.
Dieu a-t-il donc oublié tout ce que j’ai fait pour lui ?/!
Je mettrais plutôt toute l’Europe d’accord que deux femmes.
Tout l’art de la politique est de se servir des conjectures.
Quand je donne une place, je fais un ingrat et cent mécontents.
Il est très malaisé de parler beaucoup sans dire quelque chose de trop.
Toutes les fois que je vous entends, je suis très mécontent de moi-même.
À qui peut se vaincre soi-même, il est peu de chose qui puisse résister.
Pour venir à bout des choses, le premier pas est de les croire possibles.
Quiconque pardonne trop souvent punit presque inutilement le reste du temps.
Puisqu’il faut faire la guerre, j’aime mieux la faire à mes ennemis qu’à mes enfants.
Ce qui nous occupe est quelquefois moins difficile que ce qui nous amuserait seulement
Les règles de la justice et de l’honneur conduisent presque toujours à l’utilité même.
Quand on peut tout ce que l’on veut, il n’est pas aisé de ne vouloir que ce que l’on doit.
L’artifice se dément toujours, et ne produit pas longtemps les mêmes effets que la vérité.
Il est d’un petit esprit, et qui se trompe ordinairement, de vouloir ne s’être jamais trompé.
Aussitôt qu’un roi se relâche sur ce qu’il a commandé, l’autorité périt, et le repos avec elle.
Je voudrais voir un peu Louis XIV face à un « assuré social »… Il verrait si l’État c’est lui !
Quand on s’est mépris, il faut réparer la faute et que nulle considération en empêche, pas même la bonté.
Nous devons aux règles mêmes et aux exemples l’avantage de nous pouvoir passer des exemples et des règles.
On ne fait jamais rien d’extraordinaire, de grand et de beau, qu’en y pensant plus souvent et mieux que les autres.
La fonction de roi consiste principalement à laisser agir le bon sens, qui agit toujours naturellement et sans peine.
Les empires ne se conservent que comme ils s’acquièrent, c’est-à-dire par la vigueur, par la vigilance et par le travail.
Il faut ne rien exposer au hasard de ce qu’on peut demander à la prudence ; c’est toujours l’impatience de gagner qui fait perdre.
Cette douceur qu’on se figure dans la vengeance n’est presque pas faite pour nous ; elle ne flatte que ceux dont le pouvoir est en doute.
La décision a besoin d’un esprit de maître ; et il est sans comparaison plus facile de faire ce qu’on est, que d’imiter ce qu’on n’est pas.
Et pour cet art de connaître les hommes, qui vous sera si important, je vous dirai qu’il se peut apprendre, mais qu’il ne se peut enseigner.
Les princes dans tous les conseils doivent avoir pour première vue d’examiner ce qui peut leur donner ou leur ôter l’applaudissement du public.
La gloire n’est pas une maîtresse qu’on puisse jamais négliger, ni être digne de ses premières faveurs, si l’on n’en souhaite incessamment de nouvelles.
Encore qu’il soit de la probité d’un prince d’observer indispensablement ses paroles, il n’est pas de sa prudence de se fier absolument à celle d'autrui.
Il faut de la force assurément pour tenir toujours la balance de la justice droite entre tant de gens qui font leurs efforts pour la faire pencher de leur côté.
En parlant de nos affaires, nous n’apprenons pas seulement beaucoup d’autrui ; mais aussi de nous-mêmes. L’esprit achève ses propres pensées en les mettant au-dehors.
L’homme naturellement ambitieux et orgueilleux ne trouve jamais en lui-même pourquoi un autre lui doit commander, jusqu’à ce que son besoin propre le lui fasse sentir.
La sagesse veut qu’en certaines rencontres on donne beaucoup au hasard ; la raison elle-même conseille alors de suivre je ne sais quels mouvements ou instincts aveugles au-dessus de la raison, et qui semblent venir du Ciel.
C’est sagement fait que d’écouter tout le monde, et de ne croire entièrement ceux qui nous approchent, ni sur leurs ennemis, hors le bien qu’ils sont contraints d’y reconnaître, ni sur leurs amis, hors le mal qu’ils tâchent d’y excuser.
Il parlait ensuite des superbes fêtes données par Louis XIV et décrivait avec une précision qui m'émerveillait le magnifique char sur lequel le monarque personnifiait le dieu du jour tandis que, figurant la racaille de l'Olympe, le suivaient tous les souteneurs et prostituées titrés de la cour.
Questions fréquentes
Quelle est la citation la plus connue de Louis XIV ?
« Il n'y a plus de Pyrénées. », tirée du Siècle de Louis XIV publié chez Garnier Frères en 1751, compte parmi les plus reprises de la sélection.
De quelle œuvre viennent les citations de Louis XIV ?
Cette page sourcée cite 7 oeuvres, de 1751 à 1959 ; plus de la moitié des citations viennent des Mémoires de Louis XIV pour l'instruction du Dauphin, publiées chez Didier en 1860.
Les textes de Louis XIV sont-ils libres de droits ?
Louis XIV est mort en 1715 ; ces textes sont dans le domaine public depuis 1785, soit 70 ans après sa mort, et peuvent être repris librement en gardant la formulation exacte.
Comment citer Louis XIV correctement dans un devoir ou un discours ?
Indiquer l'oeuvre précise, comme Le Siècle de Louis XIV publié chez Garnier Frères en 1751, plutôt qu'une simple attribution au nom du roi ; distinguer aussi une source directe d'une source tierce comme Massillon : étude historique et littéraire, qui rapporte un mot par le biais d'une anecdote.
Sources et méthode
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