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Citations de Victor Hugo : 36 phrases sourcées et leurs œuvres
Victor Hugo (1802-1885) est l'un des auteurs les plus cités du domaine public français. Cette page réunit 36 de ses citations sourcées, chacune avec son œuvre, son éditeur et son année d'édition, tirées de huit livres allant de Bug-Jargal à La Légende des siècles.
Page mise à jour le 01/09/2026
Pour commencer
L’excès de la lâcheté a aussi son courage.
Je vis dans la nuée un clairon monstrueux.
Le monde naît, Homère chante. C’est l’oiseau de cette aurore.
L'avenir, fantôme aux mains vides, Qui promet et qui n'a rien !
À retenir
- Victor Hugo (1802-1885) est cité ici en 36 citations sourcées, avec l'œuvre, l'éditeur et l'année de chacune.
- Les huit œuvres les plus représentées vont du roman Bug-Jargal (1826) au recueil Mes poisons (édition de 2006).
- Mort en 1885, Victor Hugo est dans le domaine public depuis 1955 (règle des 70 ans) : ses textes se citent, se reproduisent et s'adaptent librement.
Qui était Victor Hugo
Victor Hugo naît le 26 février 1802 à Besançon et meurt le 22 mai 1885 à Paris. Écrivain français, il traverse presque tout le dix-neuvième siècle et laisse une œuvre immense, entre roman, poésie et théâtre.
C'est cette œuvre que la présente page cite, phrase par phrase, avec sa source exacte : 36 citations, chacune reliée à l'œuvre, à l'éditeur et à l'année de l'édition qui sert de référence.
Les citations de Victor Hugo, avec leur source
Les citations de cette page viennent de huit œuvres différentes : romans, recueils de poésie, pièces de théâtre, un essai et les œuvres complètes. Chacune est reliée à l'édition donnée en source, avec l'éditeur et l'année. Trois d'entre elles, ci-dessous, valent d'être nommées.
Bug-Jargal, 1826
« L’excès de la lâcheté a aussi son courage. » Cette phrase vient de Bug-Jargal, publié chez P.-J. Hetzel en 1826 : une leçon resserrée en une seule ligne.
Les Orientales, 1829
« Toujours lui ! lui partout ! Ou brûlante ou glacée, Son image sans cesse ébranle ma pensée. » Ces vers viennent du recueil Les Orientales, publié en 1829 chez C. Gosselin.
Les Châtiments, 1853
« Le plus lourd fardeau, c'est d'exister sans vivre. » Une formule tirée des Châtiments, le recueil de 1853, réduite à une seule phrase.
Les œuvres d'où viennent ces citations
Huit œuvres reviennent le plus souvent parmi les 36 citations sourcées de cette page (au moins deux occurrences chacune) : elles sont listées ci-dessous avec l'édition qui sert de source.
| Œuvre | Année(s) de l'édition citée en source |
|---|---|
| Bug-Jargal | 1826 |
| Les Orientales | 1829 |
| Œuvres complètes de Victor Hugo | 1837 et 1882 |
| Les Châtiments, 1853 | 1853 |
| William Shakespeare | 1864 |
| La Légende des siècles | 1883 et 2000 |
| Théâtre de Victor Hugo, Tome II | 1985 |
| Mes poisons | 2006 |
Dans l'ordre des éditions données en source, on peut les lire ainsi : Bug-Jargal (1826), Les Orientales (1829), les Œuvres complètes de Victor Hugo (à partir de 1837), Les Châtiments (1853), l'essai sur Shakespeare (1864), La Légende des siècles (à partir de 1883), Théâtre de Victor Hugo, Tome II (édition de 1985), puis Mes poisons (édition de 2006).
Domaine public : ce que cela autorise
Victor Hugo est mort en 1885. En France, un texte entre dans le domaine public 70 ans après la mort de son auteur : ses écrits sont donc libres de droits depuis 1955.
La règle des 70 ans
1885 (mort de Victor Hugo) plus 70 ans égale 1955. Passé ce délai, un texte peut être reproduit, adapté, mis en musique ou vendu sans autorisation ni redevance, à condition de ne pas dénaturer l'œuvre ni omettre son auteur.
- Reproduire le texte intégralement, en citant l'auteur et l'œuvre.
- Adapter le texte : mise en musique, théâtre, illustration.
- Vendre un ouvrage ou un objet qui reproduit le texte, sans reverser de droits d'auteur.
- Traduire le texte dans une autre langue.
Le Florilège propose d'autres pages construites sur le même principe, une citation, une source, rien d'inventé.
- Citations sur la musique : un autre recueil du Florilège.
- Citations sur l'amour : la citation sous un autre angle.
- Citations sur le rire : pour changer de ton.
- Citations sur la lumière : une autre thématique du Florilège.
- Citations sur les étoiles : pour poursuivre la lecture.
Les 32 autres citations
Les maîtres d'écoles sont des jardiniers en intelligences humaines.
Vous qui cherchez à plaire Ne mangez pas l'enfant dont vous aimez la mère
Qui donne aux pauvres prête à Dieu. Et j'ajoute : qui donne aux albums prête à rire.
Toujours lui ! lui partout ! Ou brûlante ou glacée, Son image sans cesse ébranle ma pensée.
Mieux vaut une conscience tranquille qu'une destinée prospère. J'aime mieux un bon sommeil qu'un bon lit.
Le président de la république : en France, l'égal de tous les citoyens ; hors de France, l'égal de tous les souverains.
Depuis six mille ans, la guerre Plaît aux peuples querelleurs, Et Dieu perd son temps à faire Les étoiles et les fleurs.
(...) au dix-neuvième siècle, le blanc a fait du noir un homme ; au vingtième siècle, l’Europe fera de l’Afrique un monde.
Rabelais, que nul ne comprit ; Il berce Adam pour qu’il s’endorme, Et son éclat de rire énorme Est un des gouffres de l’esprit !
Ce livre est écrit beaucoup avec le rêve, un peu avec le souvenir.Rêver est permis aux vaincus; se souvenir est permis aux solitaires.
... cet art qu'on appelle la suggestion, et qui consiste à faire dans l'esprit des autres une petite incision où l'on met une idée à soi.
Tu es blanche, et je suis noir ; mais le jour a besoin de s’unir à la nuit pour enfanter l’aurore et le couchant qui sont plus beaux que lui !
Ces bâtiments qui font voile Suivent chacun leur étoile Et leur dessein ; Et l'eau bat toutes les proues, Et l'air souffle à pleines joues Sur cet essaim.
Et quand un grave Anglais, correct, bien mis, beau linge, Me dit : - Dieu t'a fait homme et moi je te fais singe ; Rends-toi digne à présent d'une telle faveur ! - Cette promotion me laisse un peu rêveur.
Un jour, espérons-le, le globe sera civilisé. Tous les points de la demeure humaine seront éclairés, et alors sera accompli le magnifique rêve de l'intelligence : avoir pour patrie le Monde et pour nation l'Humanité.
L'Alhambra ! l'Alhambra ! palais que les Génies Ont doré comme un rêve et rempli d'harmonies; Forteresse aux créneaux festonnés et croulants Où l'on entend la nuit de magiques syllabes, Quand la lune, à travers les mille arceaux arabes, Sème les murs de trèfles blancs !
Le hasard a pétri la cendre avec l'instant ; Cet amalgame est l'homme. Or, moi-même n'étant Comme vous que matière, ah ! je serais stupide D'être hésitant et lourd quand la joie est rapide, De ne point mordre en hâte au plaisir dans la nuit, Et de ne pas goûter de tout, puisque tout fuit !
Le travail de l’homme, la fonction divine de sa liberté, le but de sa vie, c’est de construire sur la terre à l’état d’œuvres réelles, les trois notions idéales, c’est de faire chair le vrai, le beau et le juste, c’est en un mot de laisser après sa mort debout derrière lui sa conscience faite action.
Enfin, il y a un livre, un livre qui semble d'un bout à l'autre une émanation supérieure, un livre qui est pour l'univers ce que le Koran est pour l'islamisme, ce que les Védas sont pour l'Inde, un livre qui contient toute la sagesse humaine éclairée par toute la sagesse divine, un livre que la vénération des peuples appelle le livre, la Bible !
A mesure que j'avançais en âge, mon « hugolâtrie » grandissait, et chaque nouvelle œuvre du poète, attendue avec impatience, était dévorée dès son apparition. Si j'entendais autour de moi grincer d'irritantes critiques, je me réconfortais en causant avec Berlioz, qui voulait bien m'honorer de son amitié et dont l'admiration pour Hugo égalait la mienne.
Au Nil je le retrouve encore. L'Égypte resplendit des feux de son aurore; Son astre impérial se lève à l'orient. Vainqueur, enthousiaste, éclatant de prestiges, Prodige, il étonna la terre des prodiges. Les vieux scheiks vénéraient l'émir jeune et prudent; Le peuple redoutait ses armes inouïes; Sublime, il apparut aux tribus éblouies Comme un Mahomet d'Occident.
Le livre, comme livre, appartient à l'auteur, mais comme pensée, il appartient -le mot n'est pas trop vaste- au genre humain. Toutes les intelligences y ont droit. Si l'un des deux droits, le droit de l'écrivain et le droit de l'esprit humain, devait être sacrifié, ce serait, certes, le droit de l'écrivain, car l'intérêt public est notre préoccupation unique, et tous, je le déclare, doivent passer avant nous
Au moment où l'aide le liait sur la hideuse mécanique, il fit signe au prêtre de prendre la pièce de 5 francs qu'il avait en sa main droite, et lui dit : "Pour les pauvres". Comme huit heures sonnait en ce moment, le bruit du beffroi de l'horloge couvrit sa voix, et le confesseur lui répondit qu'il n'entendait pas.Claude attendit l'intervalle de deux coups et répéta avec douceur : "Pour les pauvres". Le huitième coup n'était pas encore sonné que cette noble et intelligente tête était tombée.
l'enfant ne sera plus Une bête de somme attelée à Virgile ; Et l'on ne verra plus ce vif esprit agile Devenir, sous le fouet d'un cuistre ou d'un abbé, Le lourd cheval poussif du pensum embourbé. Chaque village aura, dans un temple rustique, Dans la lumière, au lieu du magister antique, Trop noir pour que jamais le jour y pénétrât, L'instituteur lucide et grave, magistrat Du progrès, médecin de l'ignorance, et prêtre De l'idée; et dans l'ombre on verra disparaître L'éternel écolier et l'éternel pédant.
- … Dieu merci ! celui que vous voulez faire mourir est mort. Il ne vous a pas attendu. Le commissaire, furieux de voir s’évanouir sa conspiration avec son conspirateur, murmura entre ses dents : « Il est mort ! c’est dommage ! » Le général l’entendit et s’écria indigné : « Il vous reste encore une ressource, citoyen représentant du peuple ! Allez chercher le corps du capitaine d’Auverney dans les décombres de la redoute. Qui sait ? les boulets ennemis auront peut-être laissé la tête du cadavre à la guillotine nationale ! »
Lui, l'homme fauve du désert, Lui, le sultan né sous les palmes, Le compagnon des lions roux, Le hadji farouche aux yeux calmes, L'émir pensif, féroce et doux ; Lui, sombre et fatal personnage Qui, spectre pâle au blanc burnous, Bondissait, ivre de carnage, Puis tombait dans l'ombre à genoux ; Qui, de sa tente ouvrant les toiles, Et priant au bord du chemin, Tranquille, montrait aux étoiles Ses mains teintes de sang humain ; Qui donnait à boire aux épées, Et qui, rêveur mystérieux, Assis sur des têtes coupées, Contemplait la beauté des cieux ;
Quand Dieu, qui pourrait tout faire du bout du doigt, M'escamote en avril le printemps qu'il me doit, Mauvais payeur faisant faillite aux échéances ; Quand, le bien-être étant une de nos créances, Ce Dieu, qui n'est pas Dieu s'il n'est la probité, Nous donne trop d'hiver et pas assez d'été ; … Quand, sans pitié pour l'être affreux qu'il met au monde, Procréant au hasard le laid, l'abject, l'immonde, Il manque Antinoüs et réussit Veuillot, J'aime mieux, ne voyant à personne à bon lot Douter qu'il soit, plutôt que de conclure en somme Que cet honnête Dieu n'est pas un honnête homme.
Le plus lourd fardeau, c'est d'exister sans vivre.
Ce que Paris conseille, l'Europe le médite ; ce que Paris commence, l'Europe le continue.
Le monde est à plat ventre, et l'homme, altier naguère, doux et souple aujourd'hui, tremble. - Paix ! dit la guerre.
Vous m'offrez la cité, je préfère les bois ; Car je trouve, voyant les hommes que vous êtes, Plus de cœur aux rochers, moins de bêtise aux bêtes.
Ceux qui vivent, ce sont ceux qui luttent ; ce sont Ceux dont un dessein ferme emplit l'âme et le front, Ceux qui d'un haut destin gravissent l'âpre cime, Ceux qui marchent pensifs, épris d'un but sublime.
Questions fréquentes
Quelle est la citation la plus connue de Victor Hugo ?
Parmi les 36 citations sourcées de cette page, « Le plus lourd fardeau, c'est d'exister sans vivre. », tirée des Châtiments (1853), est l'une des plus reprises : une phrase courte, qui ne demande aucune mise en contexte.
De quelle œuvre viennent les citations de Victor Hugo ?
Elles viennent surtout de huit œuvres : Bug-Jargal, Œuvres complètes de Victor Hugo, Les Orientales, La Légende des siècles, Théâtre de Victor Hugo (Tome II), Mes poisons, Les Châtiments (1853) et l'essai sur Shakespeare (1864).
Les textes de Victor Hugo sont-ils libres de droits ?
Oui. Victor Hugo est mort en 1885, il y a plus de 70 ans : en France, un auteur entre dans le domaine public 70 ans après sa mort. Ses textes peuvent donc être cités, reproduits, adaptés ou vendus sans autorisation ni redevance.
Comment citer Victor Hugo correctement dans un devoir ou un discours ?
Reproduire le texte entre guillemets, sans le modifier, puis indiquer l'auteur (Victor Hugo), le titre de l'œuvre, l'année et si possible l'éditeur, comme le fait chaque citation de cette page : une règle simple, valable dans un devoir comme dans un discours.
Sources et méthode
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