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33 citations de Henry David Thoreau, sourcées
Trente-trois citations de Henry David Thoreau composent cette sélection, chacune reliée à son oeuvre, son éditeur et son année de publication. Essayiste et naturaliste américain né en 1817 et mort en 1862, il tire l'essentiel de ces textes de Walden et de La désobéissance civile.
Page mise à jour le 01/09/2026
Pour commencer
Je fais mien ce que je vois.
Le plus vivant est le plus sauvage.
Quand un chien court après vous, sifflez-le.
Même les arbres ne meurent pas sans un grognement.
À retenir
- 33 citations de Henry David Thoreau composent cette sélection, chacune avec son oeuvre, son éditeur et son année.
- Cinq oeuvres sont représentées : Walden, Walden ou La vie dans les bois, La moelle de la vie, La désobéissance civile et The Norton Book of Nature Writing.
- Henry David Thoreau est mort en 1862 : son oeuvre est dans le domaine public en France depuis 1932, soixante-dix ans après sa mort.
Qui était Henry David Thoreau
Henry David Thoreau (1817-1862) est un essayiste, enseignant, philosophe, naturaliste amateur et poète américain.
Il naît en 1817 et meurt en 1862. Cinq oeuvres portent les textes retenus ici : Walden, Walden ou La vie dans les bois, La moelle de la vie, La désobéissance civile et The Norton Book of Nature Writing, chacune éditée et datée séparément dans la sélection qui suit.
Les éditions françaises retenues ici vont de 1990 à 2017, vingt-sept ans d'écart qui signale un intérêt éditorial pour ses textes qui ne faiblit pas.
Les citations de Henry David Thoreau, avec leur source
Les 33 citations de cette page viennent de cinq oeuvres différentes, listées plus loin, chacune avec son éditeur et son année de publication propres.
Dans La moelle de la vie, publié chez Mille et une nuit en 2006, Thoreau condense sa pensée en formules courtes : « Le plus vivant est le plus sauvage. » Walden, dans l'édition du mot et le reste parue en 2010, porte la formule la plus reprise du corpus : « Quand un homme ne marche pas du même pas que ses compagnons, c'est peut-être parce qu'il entend battre un autre tambour. Qu'il accorde donc ses pas à la musique qu'il entend, quelle qu'en soit la mesure ou l'éloignement. Et peu importe qu'il mûrisse aussi vite qu'un pommier ou un chêne. Changera-t-il son printemps en été ? » Walden ou La vie dans les bois, chez Gallimard en 1990, développe une image tournée vers l'intérieur : « Un lac est le trait le plus beau et le plus expressif du paysage. C'est l'œil de la terre, où le spectateur, en y plongeant le sien, sonde la profondeur de sa propre nature. »
Les œuvres d'où viennent ces citations
Cinq oeuvres portent les 33 citations de cette page, chacune avec un éditeur et une année de publication distincts.
| oeuvre | éditeur / année |
|---|---|
| Walden | Le mot et le reste, 2010 |
| Walden ou La vie dans les bois | Gallimard, 1990 |
| La moelle de la vie | Mille et une nuit, 2006 |
| La désobéissance civile | Gallmeister, 2017 |
| The Norton Book of Nature Writing | W. W. Norton & Company, 1990 |
La moelle de la vie réunit des formules brèves sur la nature et l'existence, un bon point d'entrée avant les textes plus longs. Walden ou La vie dans les bois et Walden traduisent le même titre original sous deux éditions distinctes, l'une et l'autre consacrées à une vie simple près d'un lac. La désobéissance civile rassemble les textes sur la loi, la prison et le gouvernement. The Norton Book of Nature Writing complète la sélection par un extrait sur la nature.
Pour découvrir Thoreau à partir de cette page, La moelle de la vie ouvre la voie avec ses formules courtes, avant Walden ou La vie dans les bois et Walden pour le développement, puis La désobéissance civile pour le versant politique.
Domaine public : ce que cela autorise
Henry David Thoreau meurt en 1862. En France, une oeuvre entre dans le domaine public soixante-dix ans après la mort de son auteur, ce qui place ses textes originaux dans le domaine public depuis 1932.
Ce que permet le domaine public
Reproduire un texte de Thoreau dans un article, un livre ou un support pédagogique ne demande aucune autorisation depuis 1932. L'adapter, le traduire à nouveau ou le vendre dans une nouvelle édition reste également permis, à condition de ne pas prêter à Thoreau un texte qu'il n'a pas écrit.
Le sujet se prolonge ailleurs sur le site : les citations sur la nature et les citations sur la nature et les paysages complètent le versant naturaliste de Thoreau, les citations sur le temps qui passe et les citations sur la musique éclairent d'autres pans de ce corpus, et les citations sur les hommes élargissent encore le cadre.
Les 29 autres citations
Comme si on pouvait tuer le temps sans blesser l'éternité.
L'aspect moral de la nature est une jaunisse que lui prête l'homme.
Sous un gouvernement qui emprisonne injustement, c'est en prison que l'homme juste est à sa place.
Il est de mon devoir, en tout état de cause, de m'assurer que je ne contribue pas au mal que je condamne.
Il est surprenant de constater combien l'on peut se satisfaire de rien de précis : la simple sensation d'exister.
Ce qu'il faut aux hommes, ce n'est pas quelque chose avec quoi faire, mais quelque chose à faire, ou plutôt quelque chose à être.
Les hommes n'atteignent en fin de compte que ce qu'ils visent. Aussi, dussent-ils manquer sur-le-champ leur but, mieux vaut pour eux viser quelque chose de haut.
Un lac est le trait le plus beau et le plus expressif du paysage. C'est l'œil de la terre, où le spectateur, en y plongeant le sien, sonde la profondeur de sa propre nature.
Je ne m'étendrais pas tant sur moi-même s'il était quelqu'un d'autre que je connusse aussi bien. Malheureusement, je me vois réduit à ce thème par la pauvreté de mon savoir.
Un son subtil le soir m'élève par les oreilles, et confère à la vie une frange indiciblement sereine et grandiose. Cela peut provenir d'Uranus, ou cela peut provenir des volets.
Je n’entends pas écrire une ode à la dépression mais chanter victoire aussi vigoureusement que Chanteclerc au matin, debout sur son perchoir, quand ce ne serait que pour réveiller mes voisins.
Il est moins souhaitable de cultiver le respect de la loi que le respect du bien moral. La seule obligation que j'ai le droit de suivre est celle de faire en tout temps ce que je pense être le bien.
Il est des lois injustes - devons-nous tout simplement leur obéir, ou devons-nous entreprendre de les amender, et leur obéir jusqu'à ce que nous ayons obtenu gain de cause, ou bien encore devons-nous les transgresser d'emblée ?
Mais, pour parler pragmatiquement et en tant que citoyen, je réclame, contrairement à ceux qui se prétendent anti-gouvernement, non pas la disparition immédiate de tout gouvernement, mais la formation immédiate d'un gouvernement meilleur.
Les enfants, qui jouent à la vie, discernent ses véritables lois et relations plus clairement que les hommes, qui ne parviennent pas à la vivre dignement, tout en se croyant plus sages à cause de leur expérience, c'est-à-dire de leur échec.
Je suis parti dans les bois parce que je désirais vivre de manière réfléchie, affronter seulement les faits essentiels de la vie, voir si je ne pouvais pas apprendre ce qu'elle avait à m'enseigner, et non pas découvrir à l'heure de ma mort que je n'avais pas vécu.
Il y avait suffisante pâture pour mon imagination. Le plateau bas de chênes arbrisseaux jusqu'où s'élevait la rive opposée de l'étang, s'étendait vers les prairies de l'Ouest et les steppes de la Tartarie, offrant place ample à toutes les familles d'hommes vagabondes.
Bref, tant la foi que l'expérience me convainquent que subvenir à ses propres besoins sur cette terre n'est pas un calvaire mais un passe-temps, à condition de vivre simplement et sagement ; comme les occupations des nations les plus simples relèvent encore du jeu pour les plus artificielles.
En même temps que nous aspirons à explorer et à connaître toutes choses, nous exigeons que toutes choses demeurent mystérieuses et inexplorables, que la terre et la mer soient infiniment sauvages, inconnues et non sondées par nous, parce qu'insondables. Nous ne pouvons jamais avoir assez de Nature.
Je possède ainsi une maison recouverte étroitement de bardeaux et de plâtre, de dix pieds de large sur quinze de long, aux jambages de huit pieds, pourvue d'un grenier et d'un appentis, d'une grande fenêtre de chaque côté, de deux trappes, d'une porte à l'extrémité, et d'une cheminée de briques en face.
Ce n'est pas exactement ce que j'entends, mais j'entends quelque chose qu'on pourrait prendre en grande partie pour cela ; j'entends qu'ils devraient ne pas jouer à la vie, ou se contenter de l'étudier, tandis que la communauté les entretient à ce jeu dispendieux, mais la vivre pour de bon du commencement à la fin.
Si, au lieu de fabriquer nos traverses de chemin de fer, de forger des rails et de consacrer nos jours et nos nuits au travail, nous remanions nos vies pour les améliorer, elles, qui construira les chemins de fer ? [...] Mais si nous restons à la maison pour nous occuper de nos affaires, qui aura besoin de chemins de fer ?
Quand un homme ne marche pas du même pas que ses compagnons, c'est peut-être parce qu'il entend battre un autre tambour. Qu'il accorde donc ses pas à la musique qu'il entend, quelle qu'en soit la mesure ou l'éloignement. Et peu importe qu'il mûrisse aussi vite qu'un pommier ou un chêne. Changera-t-il son printemps en été ?
Passer ainsi presque toute sa vie à la gagner pour jouir d'une liberté douteuse durant la partie la moins précieuse de son existence, cela me rappelle cet Anglais qui partit en Inde afin d'y faire fortune et de pouvoir ensuite revenir en Angleterre pour y mener la vie du poète. Il aurait dû commencer par se trouver un grenier.
Mais voici les hommes devenus les outils de leurs outils ! L'homme qui en toute indépendance cueillait les fruits lorsqu'il avait faim, est devenu un fermier ; et celui qui debout sous un arbre en faisait son abri, un maître de maison. Nous ne campons plus aujourd'hui pour une nuit, mais nous étant fixés sur la terre avons oublié le ciel.
Ce qui me plaît dans le commerce, c'est l'esprit d'entreprise et le courage. Il ne joint pas les mains pour prier Jupiter. Tous les jours, je vois ces hommes vaquer à leurs affaires avec plus ou moins d'entrain et de contentement, accomplissant même d'avantage qu'ils ne croient, et peut-être voués à des activités meilleures que celles qu'ils auraient pu eux-même concevoir.
Le temps n'est que la rivière où je m'en vais pêcher. Je bois son eau ; et tout en buvant, je vois le fond sablonneux et remarque comme il est peu profond. Son faible courant entraîne toutes choses, mais l'éternité demeure. J'aimerais boire plus profond ; pêcher dans le ciel, dont le fond caillouteux est semé d'étoiles. Je ne peux compter jusqu'à un. Je ne connais pas la première lettre de l'alphabet. J'ai toujours regretté de ne pas être aussi sage que le jour de ma naissance.
Certains de mes amis parlaient comme si j'étais uniquement allé vivre dans les bois pour me geler. L'animal fait simplement un lit, qu'il réchauffe de son propre corps en un lieu abrité ; mais l'homme, ayant découvert le feu, confine de l'air dans une pièce spacieuse et la chauffe au lieu de puiser dans ses propres réserves, il en fait son lit dans lequel il peut se déplacer, sans s'encombrer de vêtements gênants, maintenir une espèce d'été au cœur de l'hiver, et à l'aide de fenêtres laisser même entrer la lumière, et avec une lampe allonger la durée du jour.
Mon expérience m'apprit au moins ceci : si l'on avance avec confiance dans la direction de ses rêves, si l'on essaie de vivre la vie qu'on a imaginée, on sera payé d'un succès inattendu en temps ordinaire. On laissera certaines choses en arrière, on franchira une frontière invisible ; des lois nouvelles, universelles et plus libérales commenceront à régner autour de soi et à l'intérieur de soi ; ou bien les lois anciennes s'élargiront et seront interprétées en votre faveur dans un sens plus libéral, et l'on vivra avec la liberté dont jouissent des êtres plus élevés.
Questions fréquentes
Quelle est la citation la plus connue de Henry David Thoreau ?
Le passage où Thoreau évoque celui qui « entend battre un autre tambour » et accorde ses pas à sa propre musique, tiré de Walden (Le mot et le reste, 2010), reste la formule la plus reprise en dehors de ce corpus.
De quelle œuvre viennent les citations de Henry David Thoreau ?
Les 33 citations viennent de cinq oeuvres : Walden, Walden ou La vie dans les bois, La moelle de la vie, La désobéissance civile et The Norton Book of Nature Writing, chacune avec son éditeur et son année propres.
Les textes de Henry David Thoreau sont-ils libres de droits ?
Henry David Thoreau meurt en 1862. Son oeuvre est dans le domaine public en France depuis 1932, soixante-dix ans après sa mort, ce qui autorise la reproduction et l'adaptation de ses textes originaux sans autorisation.
Comment citer Henry David Thoreau correctement dans un devoir ou un discours ?
Une citation correcte reprend le nom de l'auteur, le titre exact de l'oeuvre parmi les cinq listées ici, son éditeur et son année d'édition, avec un lien vers la source Wikiquote qui accompagne chaque texte de cette page.
Sources et méthode
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