Citations
Citations sur la démocratie : 209 textes sourcés
Danton, Robespierre, Montesquieu, Simone Weil, Balzac, Baudelaire : la démocratie divise les auteurs du domaine public. Cette page réunit 209 citations et proverbes sourcés sur le sujet, chacun avec son auteur, son oeuvre, son éditeur et son année.
Page mise à jour le 01/09/2026
Pour commencer
Ce qu’il faut aux femmes pour s’affranchir de la tyrannie masculine - faite loi - c’est la possession de leur part de souveraineté; c’est la qualité de citoyenne française; c’est le bulletin de vote.
La souveraineté du peuple, la souveraineté de la loi, telles sont les deux bases sur lesquelles on asseoit la République.
De cette institution de la République sont dérivés tous les droits et libertés de celui ou de ceux à qui le pouvoir souverain a été conféré par le consentement du peuple assemblé.
Il n'y a de gouvernement raisonnable et assuré que l'aristocratique. Monarchie ou république basées sur la démocratie sont également absurdes et faibles.
À retenir
- 209 citations et proverbes sur la démocratie composent la sélection, tous sourcés.
- Danton, Robespierre, Simone Weil, Balzac, Lissagaray et Baudelaire sont les auteurs les plus présents.
- 1 seul proverbe complète le corpus : un proverbe tunisien.
Notre sélection sur la démocratie
La sélection compte 209 textes sur la démocratie, citations et proverbes confondus, tous entrés dans le domaine public. Le proverbe tunisien de la sélection tient en une ligne, quand le texte de Simone Weil tiré de Note sur la suppression générale des partis politiques (Flammarion, 2017) développe un raisonnement complet : chaque entrée garde malgré tout son auteur, son oeuvre, son éditeur et son année.
Georges Jacques Danton résume d'une phrase sa rivalité avec un autre révolutionnaire dans Discours de Danton, édition critique (Edouard Cornely, 1910) : « M. Robespierre n'a jamais exercé ici que le despotisme de la raison. » Montesquieu, dans ses Œuvres complètes (Adamant, 2001), pose une équation plus sereine : « L'amour de la république, dans une démocratie, est celui de la démocratie ; l'amour de la démocratie est celui de l'égalité. » Simone Weil, elle, refuse de traiter la démocratie comme une fin dans Note sur la suppression générale des partis politiques (Flammarion, 2017) : « La démocratie, le pouvoir du plus grand nombre, ne sont pas des biens. Ce sont des moyens en vue du bien, estimés efficaces à tort ou à raison. »
- Maximilien de Robespierre
- Honoré de Balzac
- Prosper-Olivier Lissagaray
- Alexis de Tocqueville
- Oscar Wilde
- Aristote
Ce que les auteurs disent de la démocratie
Pour Simone Weil, la démocratie n'a de valeur que par ce qu'elle sert à produire : « La démocratie, le pouvoir du plus grand nombre, ne sont pas des biens. Ce sont des moyens en vue du bien, estimés efficaces à tort ou à raison. » Le régime n'est qu'un outil, jugé à ses effets.
Joseph de Maistre déplace le problème sur le peuple lui-même : « Toute nation a le gouvernement qu'elle mérite. » Le régime, chez lui, reflète une nation plutôt qu'il ne la gouverne : la question n'est plus l'efficacité du système, mais ce que le peuple produit comme gouvernement.
Charles Baudelaire va plus loin encore et retire à la démocratie toute légitimité : « Il n'y a de gouvernement raisonnable et assuré que l'aristocratique. Monarchie ou république basées sur la démocratie sont également absurdes et faibles. » Là où Montesquieu fait de l'égalité démocratique un objet d'amour, Baudelaire la juge absurde : les auteurs du corpus ne s'accordent pas sur la valeur même du régime.
Choisir sa citation selon l'usage
Une carte ou un tatouage demande une phrase courte et sèche. Paul Valéry en offre une, ironique, dans Œuvres II (Gallimard, 1960) : « Le pouvoir sans abus perd le charme. » Jean-Baptiste Say, dans Œuvres morales et politiques (Economica, 2003), tient dans la même veine : « On n'est jamais mieux gouverné que lorsqu'il n'y a pas de gouvernement. »
| Auteur | Longueur | Usage conseillé |
|---|---|---|
| Paul Valéry | courte, ironique | carte, tatouage |
| Jean-Baptiste Say | courte | légende de photo, réseaux sociaux |
| Aristote | longue, technique | discours, dissertation |
Les textes longs et techniques, comme celui d'Aristote sur la citoyenneté et l'autarcie, ne conviennent ni à une carte ni à un tatouage : ils demandent un discours ou une dissertation, pas une phrase isolée.
Vérifier avant de partager
Sur les réseaux, une phrase sur la démocratie change vite de forme et perd au passage son auteur, son oeuvre et son année. Les 210 fiches de cette page évitent ce sort : chacune reste attachée à une édition identifiable, du proverbe tunisien aux Œuvres II de Paul Valéry publiées chez Gallimard en 1960.
Le proverbe tunisien de la sélection l'illustre autrement : « Tyrannie de croyant plutôt que justice de mécréant. » Sans auteur identifié, il reste rattaché à son origine, ici tunisienne, plutôt qu'à un nom inventé, et à sa source plutôt qu'à une attribution de circonstance.
La règle avant de partager
L'auteur annoncé, l'oeuvre citée, l'éditeur et l'année doivent concorder avec une édition identifiable, du proverbe tunisien aux Œuvres II de Paul Valéry chez Gallimard. Une attribution incomplète appelle une vérification avant toute reprise.
D'autres pages du Florilège prolongent la question du pouvoir et du nombre : les Citations sur les hommes, les Citations sur les femmes, les Citations sur la liberté, les Citations sur la musique, les Citations sur la vie et les Citations sur le temps qui passe.
Les 205 autres citations
L'amour de la république, dans une démocratie, est celui de la démocratie ; l'amour de la démocratie est celui de l'égalité.
XXIX : Lorsque le gouvernement viole les droits du peuple, l'insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs.
Réduire le peuple à l'impuissance de pratiquer sa religion, ou la proscrire par une loi expresse, c'est exactement la même chose.
Le seul crime du gouvernement, c'est qu'il gouverne. Le vice impardonnable du pouvoir suprême, c'est d'être suprême.
Qu'est-ce que le suffrage universel ? C'est l'élection du père par les enfants.
Le principe le plus nié par l'école démocratique est l'inégalité des races et la légitimité des droits que confère la supériorité de race.
La démocratie, le pouvoir du plus grand nombre, ne sont pas des biens. Ce sont des moyens en vue du bien, estimés efficaces à tort ou à raison.
Il y a des temps où le gouvernement perd la confiance du peuple, mais je n'en connais pas où le gouvernement puisse se fier au peuple.
Un peuple n'a qu'un ennemi dangereux, c'est son gouvernement.
Beaucoup de républicains s'imaginaient qu'on était en république parce qu'il n'y avait plus de roi, ignorant qu'un gouvernement n'est républicain qu'en raison de l'exactitude avec laquelle s'incorpore la volonté du peuple et la met en exécution.
Si le peuple est souverain, il doit exercer lui-même tout le plus qu'il peut de souveraineté.
Il est faux que l'égalité soit une loi de la nature. La nature n'a rien fait d'égal; sa loi souveraine est la subordination et la dépendance.
Brutus : Un roi qui le premier règne contre la loi, D'un peuple vertueux sera le dernier roi.
La loi naît du consentement du peuple et de l’institution du roi.
Le pire de tous les despotismes, c'est le gouvernement militaire.
Le président de la république : en France, l'égal de tous les citoyens ; hors de France, l'égal de tous les souverains.
Un des inconvénients les moins observés du suffrage universel, c'est de contraindre des citoyens en putréfaction à sortir de leurs sépulcres pour élire ou pour être élus. Le Président de la République est probablement une charogne.
Ce n’est pas seulement à l’égalité des couleurs que nous devons rendre hommage ; il nous faut venger la représentation nationale outragée dans la personne des trois députés munis des pouvoirs du peuple de Saint-Domingue qui viennent d’être admis.
Le gouvernement a pour mission de faire que les bons citoyens soient tranquilles, que les mauvais ne le soient pas.
Elle a éprouvé et exprimé un amour sincère du peuple, bien avant que le suffrage universel imposât cette attitude. « Je ne suis pas, disait-elle, de ces âmes patientes qui accueillent l'injustice avec un visage serein. »
Je ne mourrai pas en laissant l’exemple pernicieux d’un pouvoir personnel. J’aurai fondé auparavant une République parlementaire libre, aussi éloignée du bolchevisme que du fascisme.
La femme est l’égale de l’homme devant la société, parce que la loi sociale est une pour tous les membres de l’association et implique la réciprocité des droits, des devoirs et l’équivalence des fonctions.
Qui enseignera au peuple à être plus habile et plus maître de lui-même ? Ces deux qualités le débarrasseraient bientôt de ses adversaires et le triomphe de la démocratie serait assuré pour toujours.
Tyrannie de croyant plutôt que justice de mécréant.
Je demande que la Convention nationale déclare que tout citoyen français, emprisonné pour dettes, sera mis en liberté, parce qu'un tel emprisonnement est contraire à la saine morale, aux droits de l'homme, aux vrais principes de la liberté.
Le despotisme fait illégalement de grandes choses, la liberté ne se donne même pas la peine d'en faire légalement de très petites.
Il y a quatre droits naturels que le prince est obligé de conserver à chacun de ses sujets ; ils ne les tiennent que de Dieu et ils sont antérieurs à toute loi politique et civile : la vie, l’honneur, la liberté et la propriété.
L’art exige une absolue liberté. Toute contrainte le stérilise ! L’État n’a que des devoirs vis-à-vis de l’art ; il n’a pas de droits.
L'anarchiste croit que le gouvernement est la limite de la liberté. Il espère, en détruisant le gouvernement, élargir la liberté.
Les dons des citoyens sont les dons de la fraternité. Je dis : est-ce par une aumône que le pouvoir exécutif croit pouvoir récompenser des hommes exposés par lui aux baïonnettes du traître Bouillé ?
Flatter les vices du peuple est encore plus lâche et plus sale que de flatter les vices des grands.
On prouve, on démontre aujourd'hui la République. Quand elle était vivante, on ne la prouvait pas.
S'il existait un gouvernement qui eût intérêt à corrompre ses gouvernés, il n'aurait qu'à encourager l'usage du hachisch.
Silvestre : C'est avoir bien de la langue que de ne pouvoir se taire de ses propres affaires.
Agrippine à propos de Néron : Toujours la tyrannie a d'heureuses prémices.
Qu’est-ce qu’une Nation ? un corps d’Associés vivant sous une loi commune, et représentés par la même législature, etc.
L'idée des droits n'est autre chose que l'idée de la vertu introduite dans le monde politique.
La guerre est toujours le premier vœu d'un gouvernement puissant qui veut devenir plus puissant encore.
Ceux qui essaient de conduire le peuple ne peuvent le faire qu'en suivant la foule.
Toute nation a le gouvernement qu'elle mérite.
Le pouvoir sans abus perd le charme.
J'entre dans la vie avec la loi d'en sortir, je viens faire mon personnage, je viens me montrer comme les autres ; après, il faudra disparaître.
M. Robespierre n'a jamais exercé ici que le despotisme de la raison.
Que la pique du peuple brise le sceptre des rois.
Un mot de la Convention et le calme peut renaître. Dites au peuple : gardez vos prêtres tant que vous les jugerez nécessaires à votre bonheur.
Soyons terribles pour dispenser le peuple de l'être.
Le pouvoir est disposé à nous épargner toute espèce de peine, exceptée celle d'obéir et de payer!
Peuple, vous pouvez tout sans eux, eux seuls ne peuvent rien sans vous.
Vouloir nous brûle et Pouvoir nous détruit; mais SAVOIR laisse notre faible organisation dans un perpétuel état de calme.
Plus nos lois tendront à une impossible égalité, plus nous nous en écarterons par les mœurs.
Qu'on le veuille ou non, l'heure est venue ou d'être citoyen du monde ou de voir périr toute civilisation.
Considérer toujours les hommes au pouvoir comme des choses dangereuses.
Le beau est le nécessaire, qui, tout en demeurant conforme à sa loi propre et à elle seule, obéit au bien.
On n’est jamais mieux gouverné que lorsqu’il n’y a pas de gouvernement.
De celui qui a la faculté de participer au pouvoir délibératif ou judiciaire, nous disons qu'il est citoyen de la cité concernée, et nous appelons, en bref, cité l'ensemble de de cette sorte quand il est suffisant pour vivre en autarcie.
Les Français sont un peuple de métis; il n'existe ni une race française, ni un type français.
Ce manant devinait les droits de l’homme. Il fut pendu, cela devait être. Il ne faut point devancer son siècle.
L'art du gouvernement consiste à organiser l'idolâtrie.
Toutes les religions prêtent la main au despotisme; je n'en connais aucune toutefois qui le favorise autant que la chrétienne.
Le vrai Citoyen préfère l'avantage général à son avantage.
Cette Alliance s'imagine vraiment pouvoir se comporter devant un tribunal comme dans une loge !
Hélas ! Il n'y a point de race française, mais un peuple français, une nation française.
Bien au-dessus de l'idée formelle de République ou de Monarchie, il y a l'Espagne.
O peuple, si tu savais ce que tu peux faire !
Démocratie, fière démocratie, prépare à ton foyer une place pour des hôtes insolents, venus de loin ; voici le cortège de l'empire qui passe !
Mes ennemis sont ceux de la République.
Les Droits des hommes sont gravés dans le cœur de chacun ; l'idée d'un ordre moral, avant qu'il ne s'entende, par tous se sent.
Faire une loi et ne la pas faire exécuter, c'étoit autoriser la chose qu'on vouloit défendre ; …
L'officier de la loi, entrant soudainAu nom de la loi, nous arrêtons monsieur Derval !CharlesArrêtez un cadavre !…
L’excès de pouvoir sollicitait les abus. Mais le bon sens et l’humanité, ou simplement l’intérêt bien compris, les neutralisaient souvent.
Qui veut le roi, si veut la loi.
Nous sommes enclins à mettre un signe d'égalité entre la personnalité de l'enfant et son développement culturel.
Comprendre une théorie est en attraper le geste, et pouvoir continuer.
Antigone (à Créon) : Ici la faute est juste et la loi criminelle.
C’est que le pouvoir est maudit, et c’est pour cela que je suis anarchiste.
Eh bien, les bulletins de vote destinés à être emportés par le vent avec les promesses des candidats ne valent pas mieux que les sagaies contre les canons.
Moi aussi j’ai bataillé pour les droits politiques des femmes, mais je tiens à dire ici que si c’est dans le sang des champs de bataille qu’il nous faut aller ramasser le bulletin de vote, je fais des vœux pour que nous ne l’obtenions jamais.
Des tas de gens demandent des droits avant même de les avoir gagnés.
Une nation a le gouvernement qu'elle mérite.
La ligne de l’égalité et celle de l’horizon ne font qu’un.
Plût aux dieux que le peuple romain n’eût qu’un seul cou !
Ce peuple, le souverain des nations, décerne plus d’honneurs pour une bagatelle à un gladiateur qu’à ses princes divinisés ou qu’à César présent en personne.
Se désister volontairement et être dépossédé (du pouvoir) présentent du danger.
C’est mon seigneur, il a tout pouvoir sur mes actions, et moi, aucun sur les siennes.
Je me suis fait des principes, un plan de gouvernement et de conduite, dont je ne m’écarte jamais ; ma volonté, une fois émise, ne varie pas.
On voit souvent le pouvoir issu d'une Révolution, préparer lui-même sa chute par un retour imprudent aux formes anciennes.
Nous sommes ici non pas parce que nous avons violé la loi; nous sommes ici de par notre volonté de faire la loi.
Je suis roi, mais soumis à la loi.
Nécessité fait loi.
Un acte inévitable, au vu des circonstances.
Nul n’est censé ignorer la loi.
Signifie qu’on ne saurait invoquer son ignorance de la loi pour prétendre y échapper.
L'impulsion du seul appétit est esclavage, et l'obéissance à la loi qu'on s'est prescrite est liberté.
Les républiques démocratiques mettent l'esprit de cour à la portée du grand nombre et le font pénétrer dans toutes les classes à la fois. C'est un des principaux reproches qu'on peut leur faire.
Un manifeste du despotisme contre la liberté ! Quel bizarre phénomène ! Comment les ennemis de la France ont-ils osé prendre des hommes pour arbitre entre eux et nous ?
La vraie liberté, c'est de pouvoir faire toute chose sur soi.
La liberté et la fraternité sont des mots, tandis que l'égalité est une chose.
À dix-neuf ans, je me suis consacré à la liberté des hommes et à la destruction du despotisme, autant qu’un faible individu comme moi pouvait le faire… J’ai été assez heureux pour servir la cause que j’avais embrassée.
L’indépendance est éphémère Sans le droit à l’égalité ! Pour fouler, heureux, cette terre, Il nous faut la devise austère : « Dieu ! le travail ! la liberté !! »
Qu'importe, nous disent les politiciens, professionnels… Nous avons désappris la république, mais nous avons appris de gouverner… Le gouvernement fait les élections, les élections font le gouvernement… Les populations regardent, le pays est prié de payer.
Je ne peux pas dire que je suis devenue suffragette. Je l'ai toujours été, depuis le moment où j'ai été assez âgée pour penser aux principes d'un gouvernement représentatif.
Jamais on ne corrompt le peuple, mais souvent on le trompe, et c'est alors seulement qu'il paraît vouloir ce qui est mal.
L’ambition, l’avarice, la tyrannie, la fausse prévoyance des pères, leur négligence, leur dure insensibilité, sont cent fois plus funestes aux enfants que l’aveugle tendresse des mères.
Le communisme n'enlève à personne le pouvoir de s'approprier des produits sociaux; il n'ôte que le pouvoir d'asservir à l'aide de cette appropriation le travail d'autrui.
Pour qu'on ne puisse abuser du pouvoir, il faut que, par la disposition des choses, le pouvoir arrête le pouvoir.
Il reconnaît qu'il ignore la loi, et il affirme en même temps qu'il n'est pas coupable !
On change d’optique quand on devient chef du gouvernement.
Son vœu, sa croisade, son échec, avaient encore épuré son âme. Il fut alors lui-même et mit la justice et la moralité à la base de son gouvernement.
Nous devons être droits et non redressés.
Se mettre dans la tête qu'il est nécessaire de commencer par intégrer tout le peuple travailleur dans les cadres du parti avant de pouvoir faire l'histoire c'est se mouvoir dans un cadre vicieux.
A l'âge de six jours Marie Stuart est reine d'Ecosse : dès le commencement de sa vie s'accomplit la loi de son destin qui veut qu'elle reçoive tout trop tôt de la fortune pour pouvoir en jouir consciemment.
Il n’y a pas de peuple au monde qui fasse le mal avec aussi peu de dignité que nous. Notre cupidité n’a que de l’étourderie, et nos apprêts de ruse ne sont qu’une fanfaronnade.
Tous les partis qui se sépareront du peuple finiront par se perdre et peut-être le perdre avec eux.
Le suffrage universel est stupide. Il n'a ni yeux, ni oreilles, ni odorat, ni même toucher. Il n'a qu'un ventre, que des appétits, que des besoins immédiats et sommaires.
N’est-il pas écrit dans votre loi : «Moi j’ai dit : Vous êtes des dieux» ? Psaume 82:6.
Dès qu’une langue a « coagulé » un peuple, tous les éléments « raciaux » de ce peuple se subordonnent à cette langue. C’est dans ce sens qu’on a dit : la langue fait le peuple (lingua gentem facit).
Faux-fuyants : dans les cas de vouloir sans pouvoir. Dire que les Dieux ne vous l'accordent pas. Nier prudemment et bravement Mme Vénus. Croire le Christ encore vivant. Faux-fuyants.
Une race sans aucune autorité et sans aucun pouvoir est une race qui ne se respecte pas.
La vraie limite n'est pas le gouvernement mais la société. Le gouvernement est un produit social comme un autre. On ne détruit pas un arbre en coupant une de ses branches.
La loi générale du développement dit que chaque aspect du développement, chaque fonction, chaque système possède sa période de développement la plus intense, optimale.
Toutes les femmes sont intéressées à posséder le pouvoir d'abroger les lois qui les infériosent et les asservissent.
Figurez-vous que je passe ici pour une révolutionnaire, une jacobine, une Sanguinaire - enfin pour une espèce de monstre femelle qui ose réclamer l'égalité de droits pour l'homme comme pour la femme.
Je passe, comme la nuit, de pays en pays ; J'ai un étrange pouvoir d'éloquence ; Au moment où je vois son visage, Je sais l'homme qui doit m'entendre : À lui j'enseigne mon histoire.
Mur blanc, Peuple muet.
Un peuple qui ignore ses repères est un peuple égaré.
Faut toujours commencer un coup pour pouvoir finir.
Gouvernement de jeunesse, labour de taureau, pain chaud, bois vert, d’une bonne maison en font une pauvre.
Vouloir, c’est pouvoir.
On veut la liberté aussi longtemps qu'on n'a pas la puissance. Mais si on a la puissance, on veut la suprématie. Si l'on ne réussit pas parce qu'on est trop faible, on veut la « justice », c'est-à-dire une puissance égale.
Gardez-vous de penser que les destinées du peuple soient attachées à quelques hommes ; gardez-vous de redouter le choc des opinions, et les orages des discussions politiques, qui ne sont que les douleurs de l'enfantement de la liberté.
N’importe quel despote peut obliger ses esclaves à chanter des hymnes à la liberté, et ce chant mécanique est très compatible avec les chaînes et l’oppression de ceux qui l’ entonnent.
Un César peut sortir d'un camp ou d'une caserne : la liberté n'en est jamais sortie. Les vertus qui font le soldat risquent de tuer le citoyen. On ne doit donc jamais attendre d’une armée le triomphe et le salut des libertés publiques.
Je ne connais guère que Jean-Jacques Rousseau à qui on puisse reprocher ces idées d'égalité et d'indépendance, et toutes ces chimères qui ne sont que ridicules.
Le matérialisme est, en effet, devenu insoutenable. Mais le matérialiste se soutient très bien, il est au pouvoir.
Opinions du peuple saines. Le plus grand des maux est les guerres civiles. Elles sont sûres si on veut récompenser les mérites, car tous diront qu'ils méritent. Le mal à craindre d'un sot qui succède par droit de naissance n'est ni si grand, ni si sûr.
Le Coran n'enseigne nulle part l'intolérance ; il reconnaît la mission de Moïse, celle de Jésus-Christ ; il dit que Dieu a donné à chaque peuple la loi qui lui convient, mais qu'il a envoyé Mahomet aux Arabes. Quoi de plus conciliant ?
Tu n'en es plus à miner le terrain, César : ce sont désormais des machines de guerre que tu dresses contre la République !
Vous avez donné la qualité de citoyen actif à tout homme qui paie la contribution de trois journées de travail ; et comme la couleur n'y fait rien, tous les gens de couleur qui paient trois journées de travail sont par ce décret reconnus citoyens actifs.
D'abord, apprenez que je ne suis point le défenseur du peuple ; jamais je n'ai prétendu à ce titre fastueux ; je suis du peuple, je n'ai jamais été que cela, je ne veux être que cela ; je méprise quiconque a la prétention d'être quelque chose de plus.
Nulle puissance n'a le droit de supprimer le culte établi, jusqu'à ce que le peuple en soit lui-même détrompé.
L'idée de charité le blessait, le jetait hors de lui : la charité c'était l'aumône, l'inégalité consacrée par la bonté ; et il n'admettait que la justice, les droits de chacun reconquis, posés en immuables principes de la nouvelle organisation sociale.
Par sa réponse à monsieur de Dreux-Brézé, Mirabeau avait frappé la royauté au visage. Par la prise de la Bastille, le peuple venait de la frapper au cœur.
La Ligue des droits de l'homme a toujours été, de même que les loges maçonniques, une arène pour la coalition politique des socialistes avec les radicaux bourgeois.
En somme, le gouvernement, par sa nouvelle politique favorable aux protestants, s’était mis dans une de ces situations fausses dont on ne sort plus que par la violence.
C'est le rôle du représentant de formuler dans une loi claire et pratique, en tenant compte des faits actuels, des situations acquises, toutes choses qui réclament de l"habilité et des connaissances spéciales peu communes.
La souveraineté ne devrait pas être bâtie sur la peur. La souveraineté qui repose sur les canons ne peut se maintenir. Une telle souveraineté, ou dictature, ne peut être qu’un expédient provisoire à une époque de bouleversement.
Cette douceur qu’on se figure dans la vengeance n’est presque pas faite pour nous ; elle ne flatte que ceux dont le pouvoir est en doute.
Nous devons aux règles mêmes et aux exemples l’avantage de nous pouvoir passer des exemples et des règles.
La bureaucratie consiste en fonctionnaires; l'aristocratie, en idoles; la démocratie, en idolâtres.
Je fais vœu de d'appeler prêtre c'est-à-dire charlatans, imposteurs tous ceux que je verrai dévier de la ligne des droits de l'homme.
En comparaison de nos étonnants progrès dans les sciences physiques et de leurs applications pratiques, nos systèmes de gouvernement, de justice administrative, d'éducation nationale, toute notre organisation sociale et morale sont à l'état de barbarie.
Je n'accepterai ni honneurs ni récompenses venant d'un gouvernement constitué au mépris des promesses solennelles qu'il avait faites ; je ne mettrai pas non plus les pieds dans un pays gouverné non seulement au mépris des lois mais contre les lois.
Nous devons absolument avoir achevé la migration du peuple juif en un an; ensuite, il n’y en aura plus aucun à migrer. Car désormais, il faut faire totalement table rase.
Les noms de quantité, de durée et d'espace sont trop connus pour pouvoir être définis par d'autres mots.
Léonard de Vinci est le seul homme capable de me réconcilier avec le style noble, sans que je sois pour autant convaincu de pouvoir m’en contenter longtemps.
La démocratie dont je suis partisan, c'est celle qui donne à tous les mêmes chances de réussite, selon les capacités de chacun. Celle que je repousse, c'est celle qui prétend remettre au nombre l'autorité qui appartient au mérite.
Qui prétend changer quoi que ce soit doit d'abord connaître les choses et pouvoir les définir.
Peu nous importe quelle troupe fait son entrée sur le théâtre du pouvoir.
En tant que citoyen allemand, professeur d'École Supérieure et homme politique, j'estime que nous n'avons pas seulement le droit, mais le devoir moral, de coopérer à la formation du destin allemand, de dénoncer les maux notoires et de les combattre…
Aucun gouvernement ne devrait avoir le droit d’empêcher un autre gouvernement de s’établir concurremment avec lui, ou obliger les consommateurs de sécurité de s’adresser exclusivement à lui pour cette denrée.
Antigone (à Polynice venu assiéger Thèbes) : Vous vous plaignez, armez et frappez à la fois : Est-ce de la façon qu'on demande ses droits ?
Le char blindé du Pouvoir est-il désormais si indestructible qu'il est devenu impossible de transformer ce dieu en outil ? Un dieu pourra-t-il jamais accepter, surtout s'il est le plus puissant de tous, de renoncer lui-même à ses prérogatives ?
En fin de compte, les rapports qu'il entretient avec le peuple anglais ne sont guère éloignés de ceux d'un de nos très grands poètes avec nous. Plus il nous méprisait, plus nous l'applaudissions. Bien sûr ! Nous avions l'impression de nous applaudir nous-même.
Jeune homme ! La nature nous donna une langue, mais deux oreilles de façon à pouvoir entendre deux fois plus que nous parlons.
L’expérience n’est jamais en défaut. Seul l’est notre jugement, qui attend d’elle des choses étrangères à son pouvoir.
La sagesse doit pouvoir se justifier par ses rejetons. Si nous voulons être assez sage pour instruire nos contemporains, nous devons justifier de notre sagesse par nos œuvres ; nous devons les montrer comme une chose évidente.
Que le riche paye, puisqu'il n'est pas digne, le plus souvent, de combattre pour la liberté ; qu'il paye largement et que l'homme du peuple marche dans la Vendée.
Le médisant trouve un plaisir incomparable à médire de ses amis, sa famille, et même des défunts, appelant cela franchise, démocratie, liberté.
Il y a une voie intermédiaire, que je m’efforce de suivre, et qui ne passe ni par le pouvoir, ni par l’esclavage, mais par la liberté, qui est la voie la plus sûre vers le bonheur.
Chacun cherche sa route ; nous cherchons la nôtre et nous pensons que le jour où le règne de la liberté et de l’égalité sera arrivé, le genre humain sera heureux.
Combien de compatriotes furent exilés par eux chez les ennemis, combien d'innocents exécutés et privés de sépultures, combien dépouillés de leurs droits de citoyens ! Combien de filles qui allaient se marier et qu'ils en ont empêchées !
La majorité des imbéciles reste invincible et satisfaite en toute circonstance. La terreur provoquée par leur tyrannie se dissipe simplement par leur divertissement et leur inconséquence.
Voyez-vous, Sainclair, il y a des moments où, pour raisonner, je voudrais pouvoir m'arracher les yeux. Arrachons-nous les yeux, Sainclair ; cinq minutes... cinq minutes seulement... et nous verrons peut-être clair !
Toute guerre qui est nécessaire est juste ; et les armes qui se prennent pour la défense d'un peuple qui n'a point d'autre ressource sont miséricordieuses.
Le civilisé, parce qu'il est civilisé, a beaucoup plus d'obligations envers la société que celle-ci ne saurait en avoir jamais envers lui. Il a, en d'autres termes, bien plus de devoirs que de droits.
Le socialisme, si on l’expurge complètement de ce qu’il enferme de virus démocratique, entrera nécessairement dans les combinaisons de la Monarchie nationaliste.
L’idée supérieure de discipline, qui est dans le sang de ces soldats, ne suffit-elle à infirmer leur pouvoir d’équité ? Qui dit discipline dit obéissance.
Ce matin, désastre. Je trouve la fosse ouverte, ma fosse à moi, les vidangeurs ayant omis de la refermer après l'avoir vidée. Aspect horrible et puanteur épouvantable, démocratique.
On peut tout contre moi, excepté me décevoir. Avec ou sans mérite, je suis trop établi dans la vie surnaturelle pour que le démon de l'Illusion puisse avoir sur mon âme un pouvoir quelconque.
Mahomet eut des vues très saines ; il lia bien son système politique, et tant que la forme de son gouvernement subsista sous les califes ses successeurs, ce gouvernement fut exactement un, et bon en cela.
Parler de race française, c'est ne pas savoir ce qu'est une race. Il n'y a pas de race française. Il y a une ethnie française, dans la constitution somatique de laquelle entrent les éléments de plusieurs races.
Lycandre O détestable orgueil ! Non il n'est point de vice Plus funeste aux mortels, plus digne de supplice. Voulant tout asservir à ses injustes droits, De l'humanité même il étouffe la voix.
Le peintre académique (Alexandre Carbanel) se plaît à représenter la légendaire cruauté de la dernière reine d'Egypte.... Le XIXe siècle est friand de légendes noires entourant des femmes de pouvoir.
Nulle femme n’est exceptée ; elle est accusée, arrêtée, & détenue dans les cas déterminés par la Loi. Les femmes obéissent comme les hommes à cette Loi rigoureuse.
En Allemagne, le gouvernement a pris des mesures énergiques contre l'augmentation des minorités, des aliénés, des criminels. La situation idéale serait que chaque individu de cette sorte soit éliminé quand il s'est montré dangereux.
Je t’écris à genoux, mon papier est baigné de mes pleurs ! ô Claire ! un de tes baisers, un seul encore ! Il est des plaisirs trop vifs pour pouvoir les goûter deux fois sans mourir.
L'épreuve du mal rend la connaissance du bien plus claire chez les êtres dont la puissance est trop faible pour pouvoir connaître purement le mal sans en faire l'expérience.
Ce que j’ai entendu de la part de Muela Kongo (Conclave mystique du Kongo), c’est ce que j’ai appris au Peuple Kongo dans tous mes enseignements.
La Ligue dont vous avez signé le pacte hier n’est qu’une moitié de Ligue, la Ligue de la moitié du peuple arabe.
L'État est créé pour les hommes et non l'inverse. … L'État doit être notre serviteur, et nous n'avons pas à en être les esclaves. Cette loi fondamentale est bafouée par l'État quand il nous contraint par la force au service militaire et à la guerre.
L'art n'est pas seul à mettre du charme et du mystère dans les choses les plus insignifiantes ; ce même pouvoir de les mettre en rapport intime avec nous, est dévolu aussi à la douleur.
Il fallait à Persée pour poursuivre les monstres une capuche de nuages. Cette capuche nous nous la sommes tirée sur les yeux et les oreilles, pour pouvoir faire comme si les monstres n'existaient pas.
Bon Dieu! que de peine à prouver, en économie politique, que deux et deux font quatre; et, si vous y parvenez, on s'écrie : « c'est si clair, que c'en est ennuyeux. » - Puis on vote comme si vous n'aviez rien prouvé du tout.
J’espère bien qu’elle est encore vivante, qu’elle le sera longtemps, cette despote au moins deux fois centenaire, florissante, incoercible, la glycine qui hors de mon jardin natal s’épanche au-dessus de la rue des Vignes.
Je ne peints pas l’estre. Je peints le passage : non un passage d’aage en autre, ou comme dict le peuple, de sept en sept ans, mais de jour en jour, de minute en minute.
La politique des agrandissements reprenait, la politique traditionnelle, patiente, mesurée, observant la loi de l’utile et du possible, celle que Richelieu définira : « Achever le pré carré. »
Cosmopolite et humanitaire, le jacobinisme, moyennant quelques précautions oratoires, devenait guerrier : il suffisait de dire qu’on ne combattrait que la tyrannie.
On craint les puissances étrangères. Mais ne seront-elles pas plus à craindre si nous confions notre gouvernement à notre ennemi le plus déclaré ? Ne deviendra-t-il pas le complice et l’instrument de tous les foudres dirigées contre nous ?
Je confesse aujourd'hui de bonne foi que je m'en veux d'avoir autrefois vu en noir, et le gouvernement révolutionnaire et Robespierre et Saint-Just. Je crois que ces hommes valaient mieux à eux seuls que tous les révolutionnaires ensemble.
La science de l'homme est la mesure de sa puissance, parce qu'ignorer la cause, c'est ne pouvoir produire l'effet. On ne triomphe de la nature qu’en lui obéissant ; et ce qui, dans la spéculation, porte le nom de cause, devient une règle dans la pratique.
Le bruissement sec des conversations s'enfle et s'élève. A les voir ainsi se retourner, saluer, gesticuler, tordre leurs corps emprisonnés dans la stalle étroite, on pense à l'entassement d'un peuple d'insectes, comprimé dans un entonnoir.
D'un côté, l'on voyait des colonnes chargées de caractères hiéroglyphiques ; de l'autre, des pierres qui portaient les marques d'un pouvoir irrésistible. Mortels, disait ce pouvoir, vous tracez avec le ciseau, je n'écris qu'avec le feu.
Partout, les hommes se résignent aux sacrifices les plus durs plutôt que de se passer de gouvernement, partant de sécurité, et l’on ne saurait dire qu’en agissant ainsi, ils calculent mal.
Tout comme pour le problème de l’hérédité, le pédologue étudie non pas le milieu et les lois de sa constitution, mais le rôle et la signification du milieu, de la participation du milieu, de son influence sur le développement de l’enfant.
Aspasie devint, dit-on, si renommée, si fameuse, que Cyrus, celui qui fit la guerre au Grand Roi et lui disputa la souveraineté sur les Perses, donna le nom d'Aspasie à sa concubine préférée, qui s'appelait auparavant Miltô.
Les conquêtes du féminisme sont sûres, mais elles seront lentes tant que les femmes n’auront pas acquis ce fameux droit de vote dont les hommes ont fait leur apanage.
Sachent donc ceux qui l'ignorent, sachent les ennemis de Dieu et du genre humain, quelque nom qu'ils prennent, qu'entre le fort et le faible, entre le riche et le pauvre, entre le maître et le serviteur, c'est la liberté qui opprime et la loi qui affranchit.
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