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Friedrich Nietzsche : ses citations avec oeuvre et édition
Philosophe et philologue allemand, Friedrich Nietzsche (1844-1900) a marqué une pensée qui se lit encore aujourd'hui. Cette page réunit 79 de ses citations, chacune associée à son oeuvre, son éditeur et son année d'édition, pour les citer avec exactitude, sans approximation.
Page mise à jour le 01/09/2026
Pour commencer
Nul vainqueur ne croit au hasard.
On ne reste philosophe qu'en… se taisant.
La nature et l'histoire sont foncièrement immorales.
La moralité, c'est l'instinct du troupeau chez l'individu.
À retenir
- Friedrich Nietzsche est né en 1844 à Röcken, en Prusse, et mort en 1900 à Weimar.
- 79 citations viennent de huit oeuvres, du Gai Savoir aux Dernières Lettres : chacune garde son oeuvre, son éditeur et son année.
- Mort en 1900 à Weimar, Nietzsche entre dans le domaine public français en 1970, soixante-dix ans plus tard.
Qui était Friedrich Nietzsche
Friedrich Nietzsche est un philosophe et un philologue allemand, né le 15 octobre 1844 à Röcken, en Prusse, près de Leipzig, et mort le 25 août 1900 à Weimar. Sa formation de philologue nourrit une écriture faite d'aphorismes et de formules courtes, ce qui explique pourquoi ses phrases circulent encore aujourd'hui, détachées de leur oeuvre d'origine. Les 79 citations réunies ici rejoignent, sur ce recueil, les citations de philosophes classées par ailleurs.
- Né en 1844 à Röcken, mort en 1900 à Weimar
- Philosophe et philologue allemand
- Auteur d'Aurore, du Gai Savoir, de Par-delà le bien et le mal, du Crépuscule des idoles, de L'Antéchrist et de Humain, trop humain
- 79 citations réunies ici, chacune sourcée avec oeuvre, éditeur et année
Les citations de Friedrich Nietzsche, avec leur source
Chaque phrase reprise ici provient d'une édition précise, jamais d'une paraphrase. Trois d'entre elles suffisent à montrer l'écart de ton entre l'aphorisme, la formule morale et l'image.
La formule la plus reprise
Dans Le Crépuscule des idoles (Mercure de France, 1908 (éd. 7)), on lit : « Ce qui ne me fait pas mourir me rend plus fort. (trad. Henri Albert) Ce qui ne me tue pas me fortifie. (trad. Patrick Wotling) » Deux traductions d'une même formule, devenue la plus citée de Nietzsche.
Une image de construction
Dans Humain, trop humain (Mercure de France, 1902), Nietzsche écrit : « Il faut enlever les échafaudages lorsque la maison est construite. » Une phrase souvent lue comme un conseil d'écriture autant que de vie.
Sur la morale
Dans Le Gai Savoir (Société du Mercure de France, 1901), il pose une définition sèche : « La moralité, c'est l'instinct du troupeau chez l'individu. » Une phrase qui rejoint les citations sur la morale de la vie réunies ailleurs sur ce recueil.
Les œuvres d'où viennent ces citations
Huit oeuvres alimentent les citations réunies ici. Pour les découvrir dans l'ordre : Le Gai Savoir et Aurore posent les formules courtes, Par-delà le bien et le mal et L'Antéchrist portent la critique la plus dure, Le Crépuscule des idoles et Essai d'autocritique et autres préfaces reviennent sur les oeuvres précédentes, Humain, trop humain marque un tournant vers l'aphorisme, et Dernières Lettres referme le corpus sur les derniers mois d'écriture. Par-delà le bien et le mal, en particulier, revient souvent sur les hommes et leurs travers, dans la même veine que les citations sur les hommes réunies ailleurs sur ce recueil.
| Oeuvre | Édition utilisée |
|---|---|
| L’Antéchrist | Gallimard, 2006 |
| Par-delà le bien et le mal | Le Livre de Poche, 1991 |
| Le Crépuscule des idoles | Gallimard, 1974 |
| Essai d'autocritique et autres préfaces | Éditions du Seuil, 1999 |
| Le Gai Savoir | Société du Mercure de France, 1901 |
| Aurore | Stvpress, 2012 |
| Dernières Lettres | Rivages, 1992 |
| Humain, trop humain | Mercure de France, 1902 |
Le Crépuscule des idoles et Essai d'autocritique et autres préfaces reviennent sur des oeuvres antérieures, un regard tourné vers le passé que prolongent les citations sur le passé réunies par ailleurs sur ce recueil.
Domaine public : ce que cela autorise
Friedrich Nietzsche meurt en 1900 à Weimar ; ses textes rejoignent le domaine public français en 1970, soixante-dix ans plus tard. Le Crépuscule des idoles, cité ici dans une édition Mercure de France de 1908, peut aujourd'hui être traduit à nouveau ou republié sous une autre couverture, sans qu'un ayant droit ne s'y oppose.
- Reproduire une citation telle quelle, sur un support imprimé ou numérique
- Adapter un extrait dans une nouvelle mise en page ou une traduction
- Vendre un ouvrage ou un produit qui reprend ces textes
- Citer sans demander d'autorisation, l'œuvre étant dans le domaine public depuis 1970
Le site réunit par ailleurs des citations sur la rencontre amoureuse, un thème que Nietzsche n'aborde pas dans les textes retenus ici, mais que d'autres auteurs du recueil couvrent largement.
Les 75 autres citations
Parvenir à la puissance se paie cher : la puissance abêtit.
Seules les pensées que l'on a en marchant valent quelque chose.
Le mensonge est, sinon la mère, du moins la nourrice de la bonté.
Il faut enlever les échafaudages lorsque la maison est construite.
Il faut savoir se conserver. C'est la meilleure preuve d'indépendance.
Quand on veut dresser sa conscience, elle vous embrasse, en vous mordant.
L'évolution ne veut pas le bonheur, elle veut l'évolution et rien de plus.
Sans la musique, la vie serait une erreur, une besogne éreintante, un exil.
La connaissance tue l'action, pour agir il faut être obnubilé par l'illusion.
Les poètes manquent de pudeur à l'égard de leurs aventures : ils les exploitent.
On commence à se méfier des personnes très avisées dès qu'elles sont embarrassées.
« Pitié pour tous » - ce serait cruauté et tyrannie pour toi, monsieur mon voisin !
On a mal regardé la vie, quand on n'a pas aussi vu la main qui tue en gant de velours.
Quand un animal est malade, il se cache dans sa tanière, la bête philosophe fait pareil.
Car vous le savez bien : tous les grands artistes modernes souffrent de mauvaise conscience.
Un antisémite ne devient nullement plus respectable du fait qu'il ment au nom d'un principe.
La vie n'est désormais plus conçue par la morale : elle veut l'illusion, elle vit d'illusion…
Tous les historiens racontent des choses qui n'ont jamais existé, si ce n'est dans l'imagination.
La maturité de l’homme : cela veut dire retrouver le sérieux que l'on avait au jeu, étant enfant.
Ce qui sépare le plus profondément deux hommes, c'est un sens et un degré différents de propreté.
Si l’Islam méprise le christianisme, il a mille fois raison : l’Islam suppose des hommes pleinement virils.
Wagner nous prend pour des - - , il répète une chose, jusqu’à ce que l’on désespère, - que l’on ait la foi.
Mais on méconnaît les grands hommes si on les considère sous la perspective misérable d'une utilité publique.
Comment ? Tu cherches à te multiplier par dix, par cent ? Tu cherches des disciples ? Cherche alors des zéros !
Les médecins les plus dangereux sont ceux qui, comédiens nés, imitent le médecin-né avec un art consommé d'illusion.
Après que tu m'as eu découvert, ce n'était pas compliqué de me trouver : la difficulté est maintenant de me perdre...
Si tu te sens grand et fécond dans la solitude, la société des hommes t'amoindrira et te rendra stérile : et inversement.
Nous avons besoin d'une critique des valeurs morales, il faut commencer par mettre en question la valeur même de ces valeurs.
Ce qui ne me fait pas mourir me rend plus fort. (trad. Henri Albert) Ce qui ne me tue pas me fortifie. (trad. Patrick Wotling)
J'appelle dépravé tout animal, toute espèce, tout individu qui perd ses instincts, qui choisit, qui préfère ce qui lui fait mal.
LE DANGER DANS LE BONHEUR. « Maintenant, tout me réussit : j'aime toute espèce de destinée : - qui a envie d'être ma destinée ? »
Pour vivre seul, il faut être une bête, ou un dieu, dit Aristote. Reste un troisième cas : il faut être les deux à la fois… philosophe.
Le « saint mensonge » est commun à Confucius, aux Lois de Manou, à Mahomet et à l'Église chrétienne - : il ne manque pas non plus chez Platon.
La nature, évaluée au point de vue artistique, n'est pas un modèle. Elle exagère, elle déforme, elle laisse des trous. La nature, c'est le hasard.
Qui ne sait mettre sa volonté dans les choses, y met au moins un sens : cela revient à croire qu'une volonté s'y trouve déjà (principe de la « foi »).
Heureusement, j'appris entre-temps à distinguer le préjugé théologique du préjugé moral et cessai de chercher l'origine du mal dans les arrières-mondes.
Nous sommes dans notre toile comme des araignées, et quoi que nous puissions y prendre, ce ne sera toujours que ce qui se laissera prendre à notre toile.
Être profond et sembler profond. - Celui qui se sait profond s'efforce d'être clair ; celui qui voudrait sembler profond à la foule s'efforce d'être obscur.
La vie est, à mes yeux, instinct de croissance, de durée, d'accumulation de forces, de puissance : là où la volonté de puissance fait défaut, il y a déclin.
Si quelqu'un a une volonté propre à investir dans les choses, les choses ne s'en rendront pas maîtresse ; finalement, même les hasards s'arrangent suivant nos besoins.
A quoi sert toute libre pensée, toute modernité, toute moquerie, toute souplesse de torcol, quand, avec ses entrailles, on est resté chrétien, catholique et même prêtre !
Celui qui lutte contre les monstres doit veiller à ne pas le devenir lui-même. Or, quand ton regard pénètre longtemps au fond d'un abîme, l'abîme, lui aussi, pénètre en toi.
Si l'on pouvait comprendre à l'aide de la raison comment peut être clément et juste ce Dieu qui fait preuve de tant de colère et de méchanceté, à quoi servirait alors la foi ?
La « raison » dans le langage : ah ! quelle vieille femme trompeuse ! Je crains bien que nous ne nous débarrassions jamais de Dieu, puisque nous croyons encore à la grammaire…
Le plus important des événements récents, - le fait « que Dieu est mort », que la croyance au Dieu chrétien a été ébranlée - commence déjà à projeter sur l'Europe ses premières ombres.
Le demi-savoir triomphe plus facilement que le savoir complet : il conçoit les choses plus simples qu’elles ne sont, et en forme par suite une idée plus saisissable et plus convaincante.
Il me semble que je suis trop doux, trop attentif avec les hommes, je suis même, là où j'ai simplement vécu, aussitôt tellement préoccupé des gens qu'à la fin je ne sais plus me défendre d'eux.
Nous sommes face à la plus grande excitation - et derrière elle, le contrecoup ! le désir du néant ! - Et nous ne voulons périr ni dans cette excitation ni dans ce désir - nous, les amis de la vie.
Je crois qu'on me tiendrait purement et simplement comme fou si je donnais à entendre ce que je pense de moi-même. Mon "humanité" veut qu'en ce qui me concerne j'entretienne l'incertitude générale.
Il est nécessaire de raviver un souvenir encore cent fois plus gênant pour les Allemands. Les Allemands ont frustré l'Europe de la dernière grande moisson de culture que l'Europe aurait dû engranger : la Renaissance.
On veut la liberté aussi longtemps qu'on n'a pas la puissance. Mais si on a la puissance, on veut la suprématie. Si l'on ne réussit pas parce qu'on est trop faible, on veut la « justice », c'est-à-dire une puissance égale.
L'aphorisme, la sentence, où je suis passé maître parmi les Allemands, sont les formes de "l'éternité" ; mon orgueil est de dire en dix phrases ce que tout autre dit en un volume, - ce qu'un autre ne dit pas en un volume...
Il serait tout à fait indigne d'un esprit un peu profond de trouver à redire à la médiocrité en soi. Elle est même une nécessité primordiale pour qu'il puisse y avoir des exceptions : c'est d'elle que dépend toute haute culture.
Tout homme d'élite aspire instinctivement à sa tour d'ivoire, à sa retraite mystérieuse, où il est délivré de la masse, du vulgaire, du grand nombre, où il peut oublier la règle « homme », étant lui-même une exception à cette règle.
Partout où les juifs ont eu de l'influence, ils ont enseigné à distinguer avec plus de sensibilité, à conclure avec plus de sagacité, à écrire avec plus de clarté et de netteté : leur tâche a toujours été d'amener un peuple « à la raison ».
Un pas de plus dans la psychologie de la conviction, de la « foi ». Il y a longtemps déjà que j’ai fait remarquer que les convictions sont peut-être des ennemis plus dangereux de la vérité que les mensonges (Humain, trop humain ; I, Aph. 483).
Signes de noblesse : ne jamais songer à rabaisser nos devoirs à être des devoirs pour tout le monde ; ne pas vouloir renoncer à sa propre responsabilité, ne pas vouloir la partager ; compter ses privilèges et leur exercice au nombre de nos devoirs.
La lutte pour la vie n'est qu'une exception, une restriction momentanée de la volonté de vivre ; la grande et la petite lutte tournent partout autour de la prépondérance, de la croissance, de l'extension du pouvoir, conformément à la volonté du pouvoir qui est précisément la volonté de la vie.
Tout esprit profond a besoin d'un masque. Je dirai plus encore : autour de tout esprit profond, grandit et se développe sans cesse un masque, grâce à l'interprétation toujours fausse, c'est-à-dire plate, de chacune de ses paroles, de chacune de ses démarches, du moindre signe de vie qu'il donne.
Il faut avoir une force et une mobilité tout à fait différentes pour se maintenir fermement dans un système inachevé, aux perspectives libres et ouvertes que pour se tenir dans un monde dogmatique. Léonard de Vinci occupe un rang plus élevé que Michel-Ange, Michel-Ange un rang plus élevé que Raphaël
Ne peut-on retourner toutes les valeurs ? Et le bien ne serait-il pas le mal ? Et Dieu une pure et simple invention, une astuce du Diable ? Ne se peut-il pas qu'en dernière instance tout soit faux ? Et si nous sommes trompés, ne sommes-nous pas aussi par là même trompeurs ? Ne sommes-nous pas dans la nécessité d'être trompeurs ?
La compassion contrarie en tout la grande loi de l'évolution, qui est la loi de la sélection. Elle préserve ce qui est mûr pour périr, elle s'arme pour la défense des déshérités et des condamnés de la vie, et, par la multitude des ratés de tout genre qu'elle maintient en vie, elle donne à la vie même un aspect sinistre et équivoque.
Le christianisme a fait de l'immense désir de suicide qui régnait au temps de sa naissance le levier même de sa puissance : tandis qu'elle interdisait de façon terrible toutes les autres formes de suicide, il n'en laissa subsister que deux qu'il revêtit de la suprême dignité : le martyre et la lente mise à mort de soi-même par l'ascète.
Platon pensait faire pour tous les Grecs ce que fit plus tard Mahomet pour les Arabes : fixer les coutumes importantes et surtout le mode de vie journalier de chacun. Ses idées étaient aussi sûrement réalisables que le furent celles de Mahomet : des idées beaucoup plus incroyables encore, celles du christianisme, se sont montrées réalisables!.
La compassion est la praxis du nihilisme. Répétons-le : cet instinct dépressif et contagieux contrarie les instincts qui visent à conserver et à valoriser la vie : tant comme multiplicateur de la misère que comme conservateur de tout misérable, il est l'instrument principal de l'aggravation de la décadence. La compassion vous gagne à la cause du néant !…
Le mouvement chrétien, en tant que mouvement européen, est d'emblée un mouvement rassemblant sans exclusive toute la lie, tout le rebut de l'humanité (et c'est ce rassemblement qui, par le christianisme, aspire au pouvoir). Il n'exprime pas le déclin d'une race, il est un conglomérat de formes de décadence venues de partout, qui se pressent et se cherchent.
Le christianisme a pris le parti de tout ce qui est bas, vil, manqué, il a fait un idéal de l' opposition à l'instinct de conservation de la vie forte. Même aux natures les mieux armées intellectuellement, il a perverti la raison, en leur enseignant à ressentir les valeurs suprêmes de l'esprit comme entachées de péché, induisant en erreur, comme des tentations.
Les Juifs sont le peuple le plus étonnant de l'Histoire universelle, parce que, placés devant la question de l'être et du non-être, ils ont, en pleine conscience et avec une résolution qui fait peur, préféré l'être à tout prix ; ce prix ce fut la falsification radicale de toute nature, de tout naturel, de toute réalité, tant dans le monde intérieur que dans le monde extérieur.
Le christianisme n'était pas « national », pas réservé à une race - il s'adressait à tous les déshérités de la vie, quels qu'ils fussent, il avait des alliés partout. La base du christianisme, c'est la rancune des malades, leur instinct dirigé contre les bien-portants, contre la santé. Tout ce qui est achevé, fier, exubérant, et avant tout la beauté, lui fait mal aux oreilles et aux yeux.
On sait ce que j’exige du philosophe : de se placer par-delà le bien et le mal, - de placer au-dessous de lui l’illusion du jugement moral. Cette exigence est le résultat d’un examen que j’ai formulé pour la première fois : je suis arrivé à la conclusion qu’il n’y a pas du tout de faits moraux. Le jugement moral a cela en commun avec le jugement religieux de croire à des réalités qui n’en sont pas.
Considéré du point de vue de la psychologie, le peuple juif est d'une force vitale prodigieusement résistante, qui, placé dans des conditions impossibles, volontairement et par une profonde habilité à survivre, prend le parti des instincts de décadence - non parce qu'il est dominé par ces instincts, mais parce qu'il a deviné en eux une puissance grâce à laquelle on peut s'imposer contre « le monde ».
… j'ai besoin de solitude, je veux dire de guérison, de retour à moi, du souffle d'un air pur qui circule librement… Tout mon Zarathoustra n'est qu'un dithyrambe en l'honneur de la solitude, ou, si l'on m'a compris, en l'honneur de la pureté… Heureusement, pas en l'honneur de la pure niaiserie ! - Qui sait voir les couleurs l'appellera adamantine… Le dégoût de l'homme, de la « canaille », fut toujours mon plus grand péril…
On n'a pas hésité à donner à l'homme « bon » une valeur supérieure dans le sens du progrès, de l'utilité, de la prospérité de l'homme. Et si le contraire était vrai ? Et s'il y avait chez le « bon » aussi un symptôme de régression qui permettrait au présent de vivre en quelque sorte aux dépens de l'avenir ? De sorte que la morale serait responsable du fait que le type homme n'a jamais atteint le plus haut degré de puissance et de splendeur ?
Le bouddhisme suppose un climat très doux, des mœurs d'une grande aménité et d'une grande tolérance, pas trace de militarisme ; et aussi que le foyer du mouvement se trouve dans les classes supérieures et mêmes savantes. On s'assigne comme but suprême la sérénité, la paix, l'extinction de tout désir et l'on atteint ce but. Le bouddhisme n'est pas une religion dans laquelle on aspire seulement à la perfection ; le parfait y est le cas normal.
Ce que je reproche aux âmes compatissantes, c'est qu'elles perdent facilement toute pudeur, toute délicatesse, tout respect des distances, c'est que, pour un rien, la compassion sent sa plèbe et ressemble à s'y méprendre aux mauvaises manières, - c'est que des mains compatissantes, peuvent à l'occasion avoir un effet proprement dévastateur lorsqu'elles s'en prennent à un grand destin, à une solitude blessée, et au privilège d'une faute écrasante.
Questions fréquentes
Quelle est la citation la plus connue de Friedrich Nietzsche ?
C'est « Ce qui ne me fait pas mourir me rend plus fort. », tirée du Crépuscule des idoles (Mercure de France, 1908 (éd. 7)), donnée ici dans deux traductions différentes.
De quelle œuvre viennent les citations de Friedrich Nietzsche ?
Elles viennent de huit oeuvres : L'Antéchrist, Par-delà le bien et le mal, Le Crépuscule des idoles, Essai d'autocritique et autres préfaces, Le Gai Savoir, Aurore, Dernières Lettres et Humain, trop humain.
Les textes de Friedrich Nietzsche sont-ils libres de droits ?
Oui. Nietzsche est mort en 1900, et le domaine public s'ouvre soixante-dix ans après la mort d'un auteur en France, donc depuis 1970 pour ses textes, ses citations et ses phrases.
Comment citer Friedrich Nietzsche correctement dans un devoir ou un discours ?
Une citation correcte reprend la phrase exacte entre guillemets, puis nomme l'oeuvre, l'éditeur et l'année de l'édition utilisée, par exemple Humain, trop humain, Mercure de France, 1902.
Sources et méthode
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