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Citations de Montesquieu : 23 textes sourcés
Vingt-trois citations de Montesquieu, tirées de huit oeuvres différentes, des Lettres persanes à De l'esprit des lois. Chaque texte affiche son oeuvre, son éditeur quand il est connu, et son année, pour distinguer une phrase vérifiable d'une formule qui circule sans source.
Page mise à jour le 01/09/2026
Pour commencer
Ce n'est qu'aux lutins de luicter les morts.
La liberté est le droit de faire tout ce que les lois permettent.
Si les triangles faisaient un dieu, ils lui donneraient trois côtés.
La justice est un rapport de convenance, qui se trouve réellement entre deux choses
À retenir
- 23 citations de Montesquieu réunies ici, issues de 8 oeuvres différentes, chacune avec son édition.
- Né en 1689 et mort en 1755, Montesquieu est moraliste, penseur et philosophe français du siècle des Lumières.
- Mort en 1755, ses textes sont dans le domaine public depuis 1825, soixante-dix ans après sa mort.
Qui était Montesquieu
Montesquieu naît en 1689 et meurt en 1755 : moraliste, penseur et philosophe français du siècle des Lumières, il porte le titre de baron de La Brède et de Montesquieu. Il ne travaille pas seul dans son siècle : il compte parmi les inspirateurs des principes d'organisation politique et sociale sur lesquels nos sociétés modernes s'appuient encore. Cette influence explique la variété des vingt-trois citations réunies sur cette page, de la satire sociale aux réflexions sur le pouvoir et les lois.
Les citations de Montesquieu, avec leur source
La plupart des citations de cette page viennent des Lettres persanes, dont : « La liberté est le droit de faire tout ce que les lois permettent. », ici publiée par First Éditions en 2006 dans De l'esprit des lois. Pour faire de grandes choses, Montesquieu écrit aussi, dans les Lettres persanes chez Livre de poche en 1972 : « Pour faire de grandes choses, il ne faut pas être un si grand génie : il ne faut pas être au-dessus des hommes ; il faut être avec eux. » Les Citations sur les hommes prolongent ce regard sur la grandeur ordinaire. Sur le pouvoir, De l'esprit des lois donne la formule la plus reprise : « Pour qu'on ne puisse abuser du pouvoir, il faut que, par la disposition des choses, le pouvoir arrête le pouvoir. » Les Citations sur la liberté élargissent ce thème politique.
Un texte plus sombre complète le tableau, dans les Lettres persanes éditées chez Pléiade en 1972 : « Les hommes sont bien malheureux! Ils flottent sans cesse entre de fausses espérances et des craintes ridicules, et, au lieu de s'appuyer sur la raison, ils se font des monstres qui les intimident, ou des fantômes qui les séduisent. » Un ton que les Citations sur la tristesse permettent de retrouver ailleurs sur le site.
Les œuvres d'où viennent ces citations
Huit oeuvres regroupent les vingt-trois citations de cette page. Les Lettres persanes, forme de correspondance et de satire sociale, en fournissent la majorité et restent l'entrée la plus accessible. De l'esprit des lois, son grand traité de 1748 sur l'organisation du pouvoir, demande un lecteur déjà familier de ses idées. Les Considérations sur les causes de la grandeur des Romains et de leur décadence... prolonge cette réflexion politique du côté de l'histoire romaine.
- Œuvres complètes : plusieurs citations de cette page en viennent, dont celle sur l'amour de la démocratie ; les Citations sur la démocratie élargissent ce thème, à lire une fois les grands traités connus.
- Mes pensées et Histoire véritable : deux recueils posthumes, plus personnels, dont une remarque sur l'étude comme remède aux dégoûts et une autre sur sa propre famille, proche du ton des Citations drôles sur l'amour.
- La philosophie pour les nuls : une adaptation moderne de 2006, qui contient une citation très reprise sur les triangles et leur dieu, à distinguer des textes originaux du dix-huitième siècle.
- Les lumières et les salons - Anthologie établie et présentée par Pierre Berès : une anthologie de 1992 qui ne cite pas Montesquieu lui-même mais un jugement postérieur sur son style, utile en complément, pas en point de départ.
Domaine public : ce que cela autorise
Montesquieu meurt en 1755. La règle française place une oeuvre dans le domaine public soixante-dix ans après la mort de son auteur, ce qui place les vingt-trois textes de cette page dans le domaine public depuis 1825 : ils peuvent être reproduits, adaptés ou même vendus sans autorisation ni redevance, à condition de respecter le texte et de ne pas prétendre en être l'auteur. Deux nuances méritent d'être gardées en tête : une édition récente, comme celle de La philosophie pour les nuls parue chez First Éditions en 2006, peut porter des droits propres sur sa mise en forme, et une traduction ou une anthologie, comme Les lumières et les salons de 1992, reste elle-même protégée si elle est assez récente.
Domaine public : le principe des 70 ans
Une oeuvre entre dans le domaine public 70 ans après la mort de son auteur. Montesquieu étant mort en 1755, ses vingt-trois textes en font partie depuis 1825, ce qui autorise leur reproduction et leur adaptation libres.
Les 19 autres citations
dans un État, les peines plus ou moins cruelles ne font pas que l’on obéisse plus aux lois
Elle m’a donné quatre enfans dont il y en a plus de la moitié où je jurerois que je ne suis pour rien.
L'effet ordinaire des colonies est d'affaiblir les pays d'où on les tire, sans peupler ceux où on les envoie.
Aussi puis-je t'assurer qu'il n'y a jamais eu de royaume où il y ait eu tant de guerres civiles que dans celui du Christ.
L'amour de la république, dans une démocratie, est celui de la démocratie ; l'amour de la démocratie est celui de l'égalité.
L'étude a été pour moi le souverain remède contre les dégoûts, n'ayant jamais eu de chagrin qu'une heure de lecture ne m'ait ôté.
Pour faire de grandes choses, il ne faut pas être un si grand génie : il ne faut pas être au-dessus des hommes ; il faut être avec eux.
il est quelquefois nécessaire de changer certaines lois. Mais le cas est rare ; et lorsqu’il arrive, il n’y faut toucher que d’une main tremblante.
Il n'y a que deux sortes de guerre justes : les unes qui se font pour repousser un ennemi qui attaque ; les autres, pour secourir un allié qui est attaqué.
Quelques-uns ont affecté de se servir d’une autre langue que la vulgaire ; chose absurde pour un faiseur de lois : comment peut-on les observer, si elles ne sont pas connues ?
Sa plus grande qualité, c'est le calme. Il ne l'empêche pas d'être vif. La façon d'écrire de Montesquieu me rappelle le pas de cavalerie appelé galop lent. Quel noble rythme, et avec un esprit éclatant sans qu'il le brandisse.
Les hommes sont bien malheureux! Ils flottent sans cesse entre de fausses espérances et des craintes ridicules, et, au lieu de s'appuyer sur la raison, ils se font des monstres qui les intimident, ou des fantômes qui les séduisent.
Il semble que les têtes des plus grands hommes s’étrécissent lorsqu’elles sont assemblées, et que là où il y a plus de sages, il y ait moins de sagesse : les grands corps s’attachent toujours si fort aux minuties, que l’essentiel ne va jamais qu’après.
Si je savais quelque chose utile à ma famille et qui ne le fût pas à ma patrie, je chercherais à l’oublier. Si je savais quelque chose utile à ma patrie, et qui fût préjudiciable à l’Europe, ou bien qui fût utile à l’Europe et préjudiciable au genre humain, je le regarderais comme un crime.
En parlant des Romains, la langue de Montesquieu s'est fait comme latine et elle a un caractère de concision ferme qui la rapproche de la langue de Tacite ou de Salluste. Il excelle à retremper les expressions et à leur redonner toute leur force primitive, ce qui permet à son style d'être court, fort et d'avoir l'air simple.
Je ne vois pas que la police, la justice et l’équité soient mieux observées en Turquie, en Perse, chez le Mogol, que dans les républiques de Hollande, de Venise, et dans l’Angleterre même ; je ne vois pas qu’on y commette moins de crimes ; et que les hommes, intimidés par la grandeur des châtiments, y soient plus soumis aux lois.
Homme d'étude et de pensée, détaché d'assez bonne heure des passions et n'ayant du moins jamais été entraîné par elles, il habita et vécut dans la fermeté de l'intelligence. Très bon dans le particulier, naturel et simple, il mérita d'être aimé de tout ce qui l'entourait ; mais, même dans ses parties les plus humaines, on retrouverait ce côté ferme, indifférent, une équité bienveillante et supérieure plutôt que la tendresse de l'âme.
Sur le caractère de la religion chrétienne et celui de la mahométane, on doit, sans autre examen, embrasser l'une et rejeter l'autre : car il nous est bien plus évident qu'une religion doit adoucir les mœurs des hommes, qu'il ne l'est qu'une religion soit vraie. C'est un malheur pour la nature humaine lorsque la religion est donnée par un conquérant. La religion mahométane, qui ne parle que de glaive, agit encore sur les hommes avec cet esprit destructeur qui l'a fondée.
Pour qu'on ne puisse abuser du pouvoir, il faut que, par la disposition des choses, le pouvoir arrête le pouvoir.
Questions fréquentes
Quelle est la citation la plus connue de Montesquieu ?
« La liberté est le droit de faire tout ce que les lois permettent. » reste la citation la plus reprise, publiée ici dans De l'esprit des lois par First Éditions en 2006.
De quelle œuvre viennent les citations de Montesquieu ?
La majorité des vingt-trois citations de cette page viennent des Lettres persanes ; les autres sont tirées de De l'esprit des lois, des Œuvres complètes et de cinq autres textes, tous listés sur cette page avec leur édition.
Les textes de Montesquieu sont-ils libres de droits ?
Oui : Montesquieu est mort en 1755, et la règle des 70 ans place ses textes dans le domaine public depuis 1825, ce qui autorise leur reproduction et leur adaptation sans autorisation.
Comment citer Montesquieu correctement dans un devoir ou un discours ?
Reprendre le texte exact et indiquer l'oeuvre d'origine, comme les Lettres persanes ou De l'esprit des lois, plutôt qu'une formule isolée sans référence : cette page fournit l'oeuvre, l'éditeur et l'année de chaque citation.
Sources et méthode
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