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33 citations de Guy de Maupassant, sourcées
Trente-trois citations de Guy de Maupassant composent cette sélection, chacune reliée à son oeuvre, son éditeur et son année de publication. Écrivain français né en 1850 et mort en 1893, il est représenté ici par sept oeuvres, du Horla à La Vie errante.
Page mise à jour le 01/09/2026
Pour commencer
Le cœur a des mystères qu’aucun raisonnement ne pénètre.
Est-ce que nous voyons la cent millième partie de ce qui existe?
La vie, voyez-vous, ça n’est jamais si bon ni si mauvais qu’on croit.
[…] les femmes n’espèrent point toujours autre chose que ce qui est !
À retenir
- 33 citations de Guy de Maupassant composent cette sélection, chacune avec son oeuvre, son éditeur et son année.
- Sept oeuvres sont représentées : La Vie errante, Bel-Ami, Le Horla, 1887, Pierre et Jean, Le Horla, Une vie et Boule de suif.
- Guy de Maupassant est mort en 1893 : son oeuvre est dans le domaine public en France depuis 1963, soixante-dix ans après sa mort.
Qui était Guy de Maupassant
Guy de Maupassant (1850-1893) est un écrivain français, auteur de romans, de nouvelles et de contes.
Sept oeuvres portent les citations retenues ici : La Vie errante, Bel-Ami, Le Horla, 1887, Pierre et Jean, Le Horla, Une vie et Boule de suif, chacune éditée et datée séparément dans la sélection qui suit.
Les éditions retenues vont de 1888, avec Pierre et Jean chez Paul Ollendorff, à 2009, avec Une vie chez Hachette : cent vingt et un ans séparent ces deux parutions.
Les citations de Guy de Maupassant, avec leur source
Les 33 citations de cette page viennent des oeuvres listées plus loin, chacune avec un éditeur et une année propres à l'édition consultée.
Dans Une vie, publié chez Hachette en 2009, Maupassant ouvre sur une formule dense : « Le cœur a des mystères qu'aucun raisonnement ne pénètre. » Pierre et Jean, chez Paul Ollendorff en 1888, définit l'art par le regard qu'il impose : « Les grands artistes sont ceux qui imposent à l'humanité leur illusion particulière. » Bel-Ami, chez Ollendorf en 1901, compare l'existence à une pente : « La vie est une côte. Tant qu'on monte, on regarde le sommet, et on se sent heureux ; mais, lorsqu'on arrive en haut, on aperçoit tout d'un coup la descente, et la fin qui est la mort. Ça va lentement quand on monte, mais ça va vite quand on descend. »
Les œuvres d'où viennent ces citations
Sept oeuvres portent les 33 citations de cette page, chacune avec un éditeur et une année qui varient parfois d'une citation à l'autre selon l'édition consultée.
| oeuvre | éditeur / année (exemple) |
|---|---|
| La Vie errante | P. Ollendorff, 1890 |
| Bel-Ami | Ollendorf, 1901 |
| Le Horla, 1887 | édition non précisée dans les faits |
| Pierre et Jean | Paul Ollendorff, 1888 |
| Le Horla | Albin Michel, 1979 |
| Une vie | Hachette, 2009 |
| Boule de suif | Gallimard, 2007 |
La Vie errante rassemble des carnets de voyage, entre Alger, Tunis, Gênes et Savone. Bel-Ami et Pierre et Jean sont des romans, le premier sur l'ambition dans le journalisme parisien, le second sur l'art du roman réaliste. Le Horla, dans ses deux éditions listées ici, garde la forme d'un texte fantastique à la première personne. Une vie et Boule de suif complètent la sélection : l'une suit le cours d'une existence entière, l'autre un groupe de voyageurs qui redoute l'arrivée de troupes ennemies.
Pour découvrir Maupassant à partir de cette page, Une vie et Bel-Ami offrent une entrée par le roman, avant Pierre et Jean pour la réflexion sur l'art, puis Le Horla pour le versant fantastique, La Vie errante et Boule de suif complétant la lecture par le voyage et la nouvelle.
Domaine public : ce que cela autorise
Guy de Maupassant meurt en 1893, soixante-dix ans avant l'entrée de ses textes dans le domaine public français, en 1963 : ce délai s'applique à toute oeuvre en France, quel que soit le siècle de la mort de son auteur.
Ce que permet le domaine public
Reproduire un texte de Maupassant dans un article, un livre ou un support pédagogique ne demande aucune autorisation depuis 1963. L'adapter, l'illustrer ou le publier dans une nouvelle édition reste également permis, à condition de ne pas prêter à Maupassant un texte qu'il n'a pas écrit.
Le sujet se prolonge ailleurs sur le site : les citations sur la mort et les citations sur la vie et la mort retrouvent la tonalité qui traverse Une vie et Le Horla, les citations sur l'art éclairent la réflexion de Pierre et Jean, tandis que les citations sur la solitude et les citations sur la bienveillance élargissent encore le cadre.
Les 29 autres citations
Les grands artistes sont ceux qui imposent à l’humanité leur illusion particulière.
J’en conclus que les Réalistes de talent devraient s’appeler plutôt des Illusionnistes.
[…] les paroles d’amour, qui sont toujours les mêmes, prennent le goût des lèvres dont elles sortent.
Nos yeux, nos oreilles, notre odorat, notre goût différents créent autant de vérités qu'il y a d'hommes sur la terre.
Eh bien... on y voyait comme en plein jour... et je ne me vis pas dans ma glace ! Elle était vide, claire, profonde, pleine de lumière !
[…] cette vanité et cet orgueil ombrageux d’écrivain, qui produisent cette susceptibilité nerveuse toujours en éveil, égale chez le reporter et chez le poète génial.
Le réaliste, s’il est un artiste, cherchera, non pas à nous montrer la photographie banale de la vie, mais à nous en donner la vision plus complète, plus saisissante, plus probante que la réalité même.
[…] se servir de la religion comme on se sert d’un en-tout-cas. S’il fait beau, c’est une canne ; s’il fait du soleil, c’est une ombrelle ; s’il pleut, c’est un parapluie, et, si on ne sort pas, on le laisse dans l’antichambre.
La ville arabe d’Alger est pleine d’agitation nocturne. Dès que le soir vient, Tunis est mort. Les petites rues étroites, tortueuses, inégales, semblent les couloirs d’une cité abandonnée, dont on a oublié d’éteindre le gaz, par places.
Mais Cornudet releva brusquement la tête, et parcourant la société d'un luisant et terrible : - « Je vous dis à tous que vous venez de faire une infamie » ! - Il se leva, gagna la porte, répéta encore une fois : « Une infamie ! » et disparut.
La vie est une côte. Tant qu’on monte, on regarde le sommet, et on se sent heureux ; mais, lorsqu’on arrive en haut, on aperçoit tout d’un coup la descente, et la fin qui est la mort. Ça va lentement quand on monte, mais ça va vite quand on descend.
Puis, un calme profond, une attente épouvantée et silencieuse avait plané sur la cité. Beaucoup de bourgeois bedonnants, émasculés par le commerce, attendaient anxieusement les vainqueurs, tremblant qu'on ne considérât comme une arme leurs broches à rôtir ou leurs grands couteaux de cuisine.
Gênes, de la haute mer. Au fond du golfe, la ville se soulève comme si elle sortait des flots, au pied de la montagne. Le long des deux côtes qui s’arrondissent autour d’elle pour l’enfermer, la protéger et la caresser, dirait-on, quinze petites cités, des voisines, des vassales, des servantes, reflètent et baignent dans l’eau leurs maisons claires.
J’aime ce pays, et j’aime y vivre parce que j’y ai mes racines, ces profondes et délicates racines, qui attachent un homme à la terre où sont nés et morts ses aïeux, qui l’attachent à ce qu’on pense et à ce qu’on mange, aux usages comme aux nourritures, aux locutions locales, aux intonations des paysans, aux odeurs du sol, des villages et de l’air lui-même.
Dès le jour, les rues sont pleines, les trottoirs roulent des foules comme des torrents grossis. Tout cela descend vers l’Exposition, ou en revient, ou y retourne. Sur les chaussées, les voitures se tiennent comme les wagons d’un train sans fin. Pas une n’est libre, pas un cocher ne consent à vous conduire ailleurs qu’à l’Exposition, ou à sa remise quand il va relayer.
C’était un de ces hommes politiques à plusieurs faces, sans conviction, sans grands moyens, sans audace et sans connaissances sérieuses, avocat de province, joli homme de chef-lieu, gardant un équilibre de finaud entre tous les partis extrêmes, sorte de jésuite républicain et de champignon libéral de nature douteuse, comme il en pousse par centaines sur le fumier populaire du suffrage universel.
On éprouve à Gênes ce qu’on éprouve à Florence et encore plus à Venise, l’impression d’une très aristocrate cité tombée au pouvoir d’une populace. Ici surgit la pensée des rudes seigneurs qui se battaient ou trafiquaient sur la mer, puis, avec l’argent de leurs conquêtes, de leurs captures ou de leur commerce, se faisaient construire les étonnants palais de marbre dont les rues principales sont encore bordées.
La langue française, d’ailleurs, est une eau pure que les écrivains maniérés n’ont jamais pu et ne pourront jamais troubler. Chaque siècle a jeté dans ce courant limpide ses modes, ses archaïsmes prétentieux et ses préciosités, sans que rien surnage de ces tentatives inutiles, de ces efforts impuissants. La nature de cette langue est d’être claire, logique et nerveuse. Elle ne se laisse pas affaiblir, obscurcir ou corrompre.
J’ai quitté Paris et même la France, parce que la tour Eiffel finissait par m’ennuyer trop. Non seulement on la voyait de partout, mais on la trouvait partout, faite de toutes les matières connues, exposée à toutes les vitres, cauchemar inévitable et torturant. Ce n’est pas elle uniquement d’ailleurs qui m’a donné une irrésistible envie de vivre seul pendant quelque temps, mais tout ce qu’on a fait autour d’elle, dedans, dessus, aux environs.
En revenant à bord du yacht j’aperçois tout à coup, le long du quai, dans une balancelle napolitaine, sur une immense table tenant tout le pont, quelque chose d’étrange comme un festin d’assassins. Sanglants, d’un rouge de meurtre, couvrant le bateau entier d’une couleur et, au premier coup d’œil, d’une émotion de tuerie, de massacre, de viande déchiquetée, s’étalent, devant trente matelots aux figures brunes, soixante ou cent quartiers de pastèques pourpres éventrées.
Quand je relève les yeux sur les rochers du rivage, j’y aperçois des groupes de gamins nus, au corps bruni, étonnés de ce rôdeur. Ils sont innombrables aussi, comme une autre progéniture de la mer, comme une tribu de jeunes tritons nés d’hier qui s’ébattent et grimpent aux rives de granit pour boire un peu l’air de l’espace. On en trouve cachés dans toutes les crevasses, on en aperçoit debout sur les pointes, dessinant dans le ciel italien leurs formes jolies et frêles de statuettes de bronze.
N’allez point dans ce port, canotiers-caboteurs qui aimez garder sans tache les voiles blanches de vos petits navires. Savone est gentille pourtant, bien italienne, avec des rues étroites, amusantes, pleines de marchands agités, de fruits étalés par terre, de tomates écarlates, de courges rondes, de raisins noirs ou jaunes et transparents comme s’ils avaient bu de la lumière, de salades vertes épluchées à la hâte et dont les feuilles semées à foison sur les pavés ont l’air d’un envahissement de la ville par les jardins.
Une vie ! quelques jours, et puis plus rien ! On naît, on grandit, on est heureux, on attend, puis on meurt. Adieu ! homme ou femme, tu ne reviendras point sur la terre ! Et pourtant chacun porte en soi le désir fiévreux et irréalisable de l’éternité, chacun est une sorte d’univers dans l’univers, et chacun s’anéantit bientôt complètement dans le fumier des germes nouveaux. Les plantes, les bêtes, les hommes, les étoiles, les mondes, tout s’anime, puis meurt pour se transformer. Et jamais un être ne revient, insecte, homme ou planète !
Comme il est profond, ce mystère de l’Invisible !
« Dieu a fait l’homme à son image, mais l’homme le lui a bien rendu. »
D’où viennent ces influences mystérieuses qui changent en découragement notre bonheur et notre confiance en détresse ?
Non… non… sans aucun doute, sans aucun doute… il n’est pas mort… Alors… alors… il va donc falloir que je me tue, moi !
Au lieu de conclure sur ces simples mots : « Je ne comprends pas parce que la cause m’échappe », nous imaginons aussitôt des mystères effrayants et des puissances surnaturelles.
On dirait que l’homme, depuis qu’il pense, a pressenti et redouté un être nouveau, plus fort que lui, son successeur en ce monde, et que, le sentant proche et ne pouvant prévoir la nature de ce maître, il a créé, dans sa terreur, tout le peuple fantastique des êtres occultes, fantômes vagues nés de la peur.
Questions fréquentes
Quelle est la citation la plus connue de Guy de Maupassant ?
La phrase sur la vie comparée à une côte, tirée de Bel-Ami (Ollendorf, 1901), reste la formule la plus reprise de ce corpus en dehors de son contexte romanesque.
De quelle œuvre viennent les citations de Guy de Maupassant ?
Les 33 citations viennent de sept oeuvres : La Vie errante, Bel-Ami, Le Horla, 1887, Pierre et Jean, Le Horla, Une vie et Boule de suif, chacune avec son éditeur et son année propres.
Les textes de Guy de Maupassant sont-ils libres de droits ?
Les textes de Guy de Maupassant, mort en 1893, sont libres de droits en France depuis 1963. Ce délai de soixante-dix ans après la mort de l'auteur s'applique de la même façon à toute reproduction, adaptation ou vente sans autorisation.
Comment citer Guy de Maupassant correctement dans un devoir ou un discours ?
Une citation correcte reprend le titre exact de l'oeuvre parmi les sept listées ici, son éditeur et son année d'édition quand elle est connue, avec un lien vers la source Wikiquote qui accompagne chaque texte de cette page.
Sources et méthode
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