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Citations de Sigmund Freud
Sigmund Freud, né en 1856 et mort en 1939, a fondé la psychanalyse. Cette page réunit 24 citations tirées de ses oeuvres et de textes qui les rassemblent, chacune avec son édition et son année, pour distinguer ce qu'il a réellement écrit de ce qui circule sous son nom.
Page mise à jour le 01/09/2026
Pour commencer
Le ça est totalement amoral.
L'éthique est la restriction des pulsions.
Il est absurde de se glorifier de ses ancêtres, j'aime mieux être moi-même un aïeul.
La psychanalyse est un outil qui doit donner au moi la possibilité de conquérir progressivement le ça.
À retenir
- La page réunit 24 citations de Sigmund Freud, chacune avec son oeuvre et son édition.
- Huit titres reviennent dans les faits, de Totem et Tabou à Malaise dans la civilisation.
- Sigmund Freud est mort en 1939 : ses oeuvres sont dans le domaine public depuis 2009.
Qui était Sigmund Freud
Sigmund Freud naît en 1856 et meurt en 1939. Médecin autrichien, il invente la psychanalyse et bâtit, à partir de sa pratique clinique, une théorie de l'inconscient, du rêve et des pulsions qui déborde largement la médecine de son temps. C'est cette théorie, développée dans des oeuvres publiées sur plusieurs décennies, qui explique qu'on le cite encore aujourd'hui, aussi bien pour son modèle des instances psychiques que pour ses analyses de la civilisation, de la religion ou du rêve.
Les citations de Sigmund Freud, avec leur source
Ces 24 citations viennent des oeuvres de Freud elles-mêmes ou de recueils qui les rassemblent, chacune datée et éditée. « Le ça est totalement amoral. », tirée du recueil Freud publié par Armand Colin en 2000, résume en une phrase sa théorie des instances psychiques. Dans Totem et tabou, édité par Payot en 1971, il écrit : « L'attouchement est le commencement de toute tentative de s'emparer d'un individu ou d'une chose, de l'assujettir, d'en tirer des services exclusifs et personnels. » Les grands concepts de la psychologie clinique, publié par Dunod en 2008, retrace à sa façon la naissance de la méthode : « Acceptant la demande d'une de ses patientes de la laisser parler, Freud renonça à l'activisme thérapeutique qui jusqu'alors multipliait les moyens supposés thérapeutiques : outre l'hypnose, les massages, les bains, les médicaments, les manipulations et les chantages. »
| Oeuvre | Éditeur | Année |
|---|---|---|
| Freud | Armand Colin | 2000 |
| Totem et tabou | Payot | 1971 |
| Les grands concepts de la psychologie clinique | Dunod | 2008 |
Les œuvres d'où viennent ces citations
Huit titres reviennent dans les faits qui documentent cette page. Totem et Tabou, aussi noté Totem et tabou selon les éditions, Malaise dans la civilisation et Sur le rêve posent les bases de la psychanalyse freudienne et se lisent dans cet ordre pour suivre la théorie depuis la clinique du rêve jusqu'à la critique de la civilisation. Freud, publié par Armand Colin, et Œuvres complètes de Freud - Psychanalyse rassemblent des extraits choisis plutôt qu'un texte unique. Les grands concepts de la psychologie clinique et La philosophie pour les nuls, plus récents, situent ces mêmes citations dans un usage pédagogique, à distance de l'oeuvre originale.
Domaine public : ce que cela autorise
La règle française fixe l'entrée d'une oeuvre dans le domaine public à 70 ans après la mort de son auteur : Freud étant mort en 1939, ce délai a couru jusqu'en 2009. Depuis cette date, ses propres écrits peuvent être reproduits, adaptés ou republiés sans demander d'autorisation ni verser de droits, à condition de respecter le droit moral, c'est-à-dire de ne pas déformer le texte ni taire son nom. Les traductions, préfaces ou recueils plus récents qui rassemblent ces citations, comme certains des huit titres cités plus haut, peuvent en revanche rester protégés indépendamment du texte d'origine.
Ces citations de Sigmund Freud complètent d'autres pages du Florilège : les citations sur le partage et les citations sur la famille croisent certains de ses thèmes, tandis que les citations de philosophes et les citations inspirantes élargissent le propos. Les citations pour le nouvel an, plus éloignées, gardent elles aussi une place pour la lucidité sur soi que Freud revendique.
Les 20 autres citations
La mort propre est irreprésentable […] dans l’inconscient, chacun de nous est convaincu de son immortalité
Parce qu'elle nous prive de multiples possibilités de plaisir, la raison devient une ennemie au joug de laquelle nous nous arrachons avec joie.
L'attouchement est le commencement de toute tentative de s'emparer d'un individu ou d'une chose, de l'assujettir, d'en tirer des services exclusifs et personnels.
Même quand il est cohérent et intelligible, le contenu du rêve semble alors se préoccuper des bagatelles des plus indifférentes, qui seraient indigne de notre intérêt à l'état de veille.
En fixant fortement ses adeptes à un infantilisme psychique et en leur faisant partager un délire collectif, la religion réussit à épargner à quantité d'êtres humains une névrose individuelle.
Les idées anxieuses et obsédantes sont étrangères à la conscience normale à peu près comme les rêves sont étrangers à la conscience éveillée; la conscience ignore leur origine de même qu'elle ignore l'origine des rêves.
Sans l'hypothèse d'une âme collective, d'une continuité de la vie psychique de l'homme qui permet de ne pas tenir compte des interruptions des actes psychiques résultant de la disparition des existences individuelles, la psychologie collective, la psychologie des peuples ne saurait exister.
L'essentiel dans le rêve, ce sont les idées dont il se compose, et non les faits, et ces idées ont toujours un sens, sont cohérentes et disposées selon un certain ordre. Mais leur ordre et leur disposition diffèrent totalement de ce que notre souvenir retrouve dans le contenu manifeste du rêve.
Nous savons qu'il existe dans la masse humaine le fort besoin d'une autorité qu'on puisse admirer, devant laquelle on s'incline, par laquelle on est dominé et même éventuellement maltraité. La psychologie de l'individu nous a appris d'où vient ce besoin de la masse : c'est la nostalgie du père.
Qu'est-ce en effet que la "conscience" (bonne ou mauvaise) ? D'après le témoignage même de la langue, la conscience s'applique à ce qu'on sait de la façon la plus certaine. Il y a même des langues où il existe à peine une distinction entre la conscience morale et la conscience, au sens de la connaissance.
Le primitif, au contraire, ne connaît pas d'entraves à l'action ; ses idées se transforment immédiatement en actes ; on pourrait même dire que chez lui l'acte remplace l'idée, et c'est pourquoi, par une décision définitive et certaine, nous pouvons risquer cette proposition : « au commencement était l'action ».
Rêve apparemment tout à fait insignifiant où apparaissent des nombres. Elle veut payer une chose quelconque ; sa fille sort 3 florins 65 kreuzers de son porte-monnaie ; elle dit : « Qu'est-ce que tu fais ? Cela ne coûte que 21 kreuzers. » (...) Les chiffres du rêve prennent une signification lorsqu'on se souvient que le temps c'est de l'argent. Time is money.
Acceptant la demande d'une de ses patientes de la laisser parler, Freud renonça à l'activisme thérapeutique qui jusqu'alors multipliait les moyens supposés thérapeutiques : outre l'hypnose, les massages, les bains, les médicaments, les manipulations et les chantages. C'est à partir de là que la psychanalyse, comme pratique thérapeutique de l'interprétation, fut découverte et instituée.
Dans la conception scientifique du monde, il n'y a plus de place pour la toute-puissance de l'homme, qui a reconnu sa petitesse et c'est résigné à la mort, comme il s'est soumis à toutes les autres nécessités naturelles. Mais dans la confiance en la puissance de l'esprit humain qui compte avec les lois de la réalité, on retrouve encore les traces de l'ancienne croyance à la toute puissance.
Le problème consiste à écarter l'obstacle le plus grand rencontré par la civilisation, à savoir l'agressivité constitutionnelle de l'être humain contre autrui : d'où l'intérêt tout particulier du plus récent des commandements du Surmoi collectif : « Aime ton prochain comme toi-même ». Dans un but thérapeutique, le traitement des névroses nous oblige de lutter contre les exigences éthiques du Surmoi.
La question du sort de l'espèce humaine me semble se poser ainsi : le progrès de la civilisation saura-t-il, et dans quelle mesure, dominer les perturbations apportées à la vie en commun par les pulsions humaines d'agression et d'autodestruction ? Les hommes d'aujourd'hui ont poussé si loin la maîtrise des forces de la nature qu'avec leur aide il leur est devenu facile de s'exterminer mutuellement jusqu'au dernier.
L'émotion esthétique dérive de la sphère des sensations sexuelles ; elle serait un exemple typique de tendance inhibée quant au but. Primitivement la « beauté » et le « charme » sont des attributs de l'objet sexuel. Il y a lieu de remarquer que les organes génitaux en eux-mêmes, dont la vue est toujours excitante, ne sont pourtant presque jamais considérés comme beaux. En revanche, un caractère de beauté s'attache, semble-t-il, à certains signes sexuels secondaires.
Normalement, rien n'est plus stable en nous que le sentiment de nous-mêmes, de notre propre Moi. Ce Moi nous apparaît indépendant, un, et bien différencié de tout le reste. Mais cette apparence est trompeuse car le Moi se prolonge dans une autre entité inconsciente que nous appelons le Soi (...) Au plus fort de l'état amoureux, la démarcation entre le Moi et l'objet court le risque de s'effacer. A l'encontre de tous les témoignages des sens, l'amoureux soutiendra que Moi et Toi ne font qu'un.
Le langage de ces tribus australiennes présente une particularité [...] un homme appelle père non seulement celui qui l'a engendré, mais aussi tout homme qui, d'après les coutumes de la tribu, aurait pu épouser sa mère et devenir son père ; il appelle mère toute femme qui, sans enfreindre les coutumes de la tribu, aurait pu devenir réellement sa mère ; il appelle frères et sœurs non seulement les enfants de ses véritables parents, mais aussi les enfants de toutes les autres personnes qui auraient pu être ses parents.
Freud dans son Introduction à la psychanalyse (1916) considère la levée du refoulement comme la raison d'être de la psychanalyse, qui aurait comme but de rendre conscient l'inconscient, en supprimant les refoulements ou en comblant les lacunes amnésiques. Actuellement, le processus analytique ne vise pas tant la recherche du passé et son interprétation, comme le proposait Freud dans un premier temps, que de favoriser la levée du refoulement, à travers l'analyse du transfert, des résistances et des défenses qui en sont à l'origine (Le Guen, 1992).
Questions fréquentes
Quelle est la citation la plus connue de Sigmund Freud ?
« Le ça est totalement amoral. », tirée du recueil Freud publié par Armand Colin en 2000, reste la plus reprise parmi les 24 citations de cette page.
De quelle œuvre viennent les citations de Sigmund Freud ?
Elles viennent de huit titres différents, dont Totem et Tabou, Malaise dans la civilisation, Sur le rêve et le recueil Freud publié par Armand Colin.
Les textes de Sigmund Freud sont-ils libres de droits ?
Sigmund Freud est mort en 1939 : ses propres écrits sont dans le domaine public depuis 2009 et peuvent être repris librement, en citant leur source.
Comment citer Sigmund Freud correctement dans un devoir ou un discours ?
Il faut indiquer l'oeuvre d'origine, son éditeur et son année de publication, comme le fait chacune des 24 citations réunies sur cette page.
Sources et méthode
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