Proverbes
Le recueil des proverbes berbères et kabyles
158 proverbes composent ce recueil, deux origines s'y côtoient : le berbère et le kabyle. La plupart tiennent en une phrase brève, une image tirée du quotidien, l'arbre, le silo, la fantasia. Quelques-uns sont accompagnés de leur sens dans la source ; les autres se lisent tels quels, sans glose ajoutée.
Page mise à jour le 01/09/2026
Pour commencer
Temlal tasa d way turew.
Les parents et leurs enfants se retrouvent. ( Littéralement : "Le foie et ce que le ventre a accouché")
Qui pourrait dire au lion.
« Ta bouche sent mauvais » ?
Yukker hedregh yeggul umnegh.
Il a volé j'ai vu, il a juré j'ai cru
Fernand Bentolila, Proverbes berbères (bilingue.
berbère-français), L’Harmattan, Paris, 1997 .
À retenir
- 158 proverbes berbères et kabyles composent ce recueil.
- Certains sont accompagnés de leur sens dans la source, la plupart se lisent sans glose.
- Le berbère et le kabyle restent deux origines distinctes, chacune indiquée à part.
Ce qu'est un proverbe berbère
Une phrase brève, une image tirée du travail des champs ou de l'élevage, une chute qui tranche : c'est la matière d'un proverbe berbère. L'arbre, le silo à grains, la fantasia, le chacal reviennent souvent, portés par un rythme conçu pour se retenir sans effort.
Le proverbe se distingue de la citation par une absence : aucun auteur ne le signe. Il passe d'une bouche à l'autre, sans date, sans édition, et se déforme parfois légèrement au fil de la transmission orale sans perdre l'idée qu'il porte.
Deux origines composent ce recueil : le berbère, souvent donné directement en français, et le kabyle, qui garde plus fréquemment sa forme transcrite d'origine, parfois suivie d'une traduction.
Les proverbes de ce recueil et leur sens
Certains proverbes du recueil sont accompagnés de leur sens dans la source. « Temlal tasa d way turew. » (kabyle) parle des retrouvailles entre parents et enfants, littéralement le foie et ce que le ventre a porté. « Qui pourrait dire au lion. » (berbère) se referme sur une question restée sans réponse : « Ta bouche sent mauvais » ?
« Les tatouages se font en saignant. » (kabyle) pose une règle générale : rien ne s'obtient sans sacrifice. « Trois choses impossibles. » (kabyle) en énumère trois d'un coup selon la source : sourire sans dents, patience sans limites, et emporter ses biens dans la mort.
« La mauvaise fraternité est semblable à un eucalyptus. » (berbère) tient sur l'ombre que projette cet arbre au loin ; la source rattache cette formule au poète kabyle Si Mohand Ou Mhand. « L'arbre dit a la hache. » (kabyle) met en scène un reproche retourné : le manche qui sert à l'abattre vient de l'arbre lui-même.
Un proverbe sans traduction fiable
Un proverbe transcrit du kabyle porte parfois sa traduction, parfois non. Quand la source ne fournit aucun sens, mieux vaut le lire tel quel plutôt que d'en deviner une lecture.
Les origines représentées
Deux origines précises composent ce recueil : berbère et kabyle, chacune indiquée à côté du proverbe concerné, sans mélange entre les deux.
Les proverbes kabyles gardent souvent leur transcription d'origine, parfois suivie d'une traduction française après un deux-points. Les proverbes berbères, dans ce recueil, sont le plus souvent donnés directement en français, sans forme transcrite associée.
| Origine | Un proverbe du recueil |
|---|---|
| Berbère | « L'arbre suit sa racine. » |
| Kabyle | « Amgar s amgar, ddunit ad tengar. » |
Employer un proverbe sans se tromper
Un proverbe se cite dans un contexte qui l'appelle. Une image agraire ou pastorale, l'arbre, le silo, le troupeau, détonne dans un texte technique et sonne juste dans un récit ou une conversation qui garde une couleur populaire.
Le piège classique reste la traduction mot à mot. « Faucon, il est faucon et son nid est fait de branches. » (berbère) perd son sel si l'on s'arrête à l'image de l'oiseau sans chercher ce qu'elle vise : la nature d'un être se retrouve jusque dans les détails les plus modestes qui l'entourent. Un proverbe voyage mieux par son équivalent que par sa traduction exacte.
Le dicton reste une remarque locale, souvent liee aux travaux des champs ou du troupeau, sans juger personne. La maxime porte un nom d'auteur et tranche un point de morale de facon explicite : elle appartient au registre de la citation. Entre les deux, les 158 proverbes berberes et kabyles de ce recueil restent anonymes, sans date ni signature, seulement une origine indiquee a cote du texte.
- Comparer avec les proverbes francais : une autre langue romane, la meme absence de signature.
- Elargir aux proverbes africains, au sud du Sahara.
- Chercher des equivalents parmi les proverbes anglais.
- Voir aussi les proverbes arabes, un fonds parfois partage avec le kabyle.
- Consulter les proverbes espagnols : un rythme different pour une meme economie de mots.
- Decouvrir les proverbes bretons, transmis eux aussi hors de toute edition datee.
Les 154 autres proverbes
Tičṛaḍ s idamen.:Les tatouages se font en saignant.
tout vient avec des sacrifices.
Abdennour Absesselam, Recueil de proverbes berbères.
Ammud n yinzan, ENAG, Alger, 1998 .
La mauvaise fraternité est semblable à un eucalyptus.
c'est au loin qu'il projette son ombre. Le célébre poète kabyle Si Mohand Ou Mhand.
Tena-y-as tejṛa i tgelzimt tenɣiḍ-iyi. Terra-y-as "afus-iw seg-m i d yekka." :L’arbre dit a la hache.
tu me tues . Celle-ci lui répondit : mon manche ("le moyen par lequel je t’abat") vient de toi.
Ulac aseḍsu ma hudent tuɣmas, ulac sbeṛ ur nesɛi tilas , ulac wi yemmuten yegla s wayla-s:Trois choses impossibles.
pas de sourire sans dents, pas de patience sans limites, et personne n'est mort en emportant ses biens.
L'arbre suit sa racine.
Plutôt rompre que plier.
Qui voyage ajoute à sa vie.
La misère n'engendre pas de nif.
Amgar s amgar, ddunit ad tengar.
Pauvre mais aime faire la fantasia.
Yiwen ya3ba yufa, wayed ibub tilufa.
Wa yufa, wa ystufa, wa yarwa tilufa.
La langue aimable, le monde est à elle.
On embrasse une main que l'on peut mordre.
Il n'y a pas de silo de grains sans déchêts.
Le silence est plus fort que la connaissance.
Il a changé de clan, pour une bouchée de pain.
La malédiction ne frappe jamais avec un bâton.
Si Dieu ne pardonnait pas, le Ciel serait vide.
Si le bien était récompensé, le bœuf le serait.
Vivre le jour le jour sans penser au lendemain.
Si tu craches en l'air, ça reviendra sur ta tete.
Danses, danses ô oiseau, l'épervier est meilleur.
Il a mangé avec le chacal et pleure avec le berger.
Toute personne trop bavarde, ne récolte que du tort.
Le grain magique - Taos Amrouche, éd. La Découverte.
Tikli n tyaziṭ tɛerq-as, tin n tsekkurt ur as yezmir.
J'ai fui le poussiéreux et suis tombé sur le pierreux.
Faucon, il est faucon et son nid est fait de branches.
Celui qui t'enseigne vaut mieux que celui qui te donne.
Les soucis enlaidissent, c'est la joie qui fait fleurir.
Sεiɣ baba lamaεna yemmut.: J'ai un père mais il est mort.
Quand le champ de blé s'est levé, l'âne y revient souvent.
Tebɣa tajeǧǧigt n tagut.: Elle veut la rose du brouillard.
La renommée des cours d'eau est prise par la seule rivière.
Yessers uḥeddad tafḍist irfed-itt mmi-s :Tel père tel fils.
Zgigu ibaḥ aɛrav ifuḥ:J’aime le pain mais pas le boulanger.
Iṭij n meɣres, yessibrik iɣes.:Soleil de Mars noircit l’os.
Que de saisons fastes ont passé et les bœufs non engraissés.
C'est le manque d'hommes, ô Ali, qui a fait de toi un homme.
Les dents ont beau rire, le cœur sait la blessure qu'il porte.
Celui qui désire le miel doit supporter la piqûre des abeilles.
On renverse les grands vases, et seuls les petits pots restent.
Qui t'a louée ô mariée ? c'est ma mère en présence de ma tante.
Mieux vaut une vérité qui fait mal, qu'un mensonge qui réjouit.
La peur vient de la confianceD'après l'aède Si Mohand Ou Mhand.
Simmal nettidir la nsell.: Plus on vieillit, plus on en entend.
Ala aɣyul i yenekṛen laṣel-is.: Seul un âne renie ses origines.
Le présomptueux devient raisin sec avant d'avoir été raisin mûr.
Yiwen waεrab yaεmar ulzuz.: Un arabe suffit à remplir le marché.
Ulac tirect ur nesεi akerfa.: Il n'y a pas de grains sans déchet.
C'est l'hiver qui a dit que je ne m'accommoderai pas de facilités.
La maison est pleine de bois, je ne sais avec quoi conduire l'âne.
Ton secret est ton sang ; si tu le laisses s'échapper, tu mourras.
Bu yiles, medden ak in-s.: La langue aimable, le monde est à elle.
Celui qui a été piqué par un serpent prend peur d'une simple corde.
L'homme bien né dit toujours du bien du lieu où il a passé la nuit.
La bataille de lions dure un jour, celle des chiens tous les jours.
Je n'aime pas mon frère mais je n'aime pas que quiconque l'agresse.
C'est la concurrence des brus qui a tué un homme en parfaite santé.
Yettnadi ɣef iẓuran n tagut.: Il cherche les racines du brouillard.
Yebɣa ad tt-yeẓzeg, ur turiw.: Il veut la traire, elle n'a pas vêlé.
Les insultes ne sont que des mots, les crachats ne sont que de l'eau.
Celui qui croit que la forêt est vide, c'est qu'il est dénué de sens.
L'âne à la cicatrice indélébile, qui a écarté d'un trait tous ses amis.
Celui qui possède un métier est comme celui qui possède un château-fort.
Ibeddel adrum, s-weɣrum.: Il a changé de clan, pour une bouchée de pain.
Vise toujours la lune, même si tu rates, tu atterriras parmi les étoiles.
Si ce n'est pas l'index, a dit le chacal, je passerai au milieu d'un souk.
Yuker ḥedreɣ, yeggul umneɣ.:Il a volé, je l'ai vu, il a juré, je l’ai cru.
Proverbes berbères de Kabylie - Sakina Ait Ahmed-Slimani, éd. L’Harmattan.
Parles ô dépositaire de verbe, je suis devancé par le dépositaire de terre.
Il ne connait pas la marche de la poule et veut imiter celle de la perdrix.
Tasusmi d dwa n tmusni.: Le silence est le moyen d'acquérir la connaissance.
A vu snat, bru i yiwet.: Toi qui cours après deux choses, tu en perdras une.
Xedmeɣ lxir, yuɣal iyi-d d ixmiṛ.:J’ai fait du bien, et je reçois de la boue.
L'homme puissant est souvent sans cœur, l'homme bon est souvent sans puissance.
Acebayli yeṛreẓ, zit iɛelleq. :La cuve est cassée, mais l’huile reste suspendue.
Lmut d abrid wer nexli:La mort est une route qui ne se vide jamais de voyageurs.
Celui qui a des amis dans les montagnes, n'aura pas à avoir peur dans les plaines.
Senndeɣ fell-as, Yeɣli-d fell-i.: Je me suis appuyé sur lui, il est tombé sur moi.
Aḍar ma inuda, ad d-yawi lada.: Le pied qui va-et-vient, ne ramène que des ennuis.
Azawal Di tmurt iderɣalen qaren-as bu laɛyun.: Le myope aux yeux chassieux est beau.
Tayaziṭ tettarew, ayaziḍ ittetir wa 3abuthis.: La poule pond, le coq a mal au ventre.
Afus ur tezmireḍ ad t-tɣeẓzeḍ, suden-it.: La main que tu ne peux mordre, embrasse-la.
Ar d-illal ad s-nsemmi ḥlal.:Attendons qu’il naisse pour l'appeler croissant de lune.
Acu tebɣiḍ a yadarɣal ? d tafat!: Que désires-tu le plus aveugle ? La lumière bien sûr.
Lfahem ad ifhem,aɣyul ad iwhem.:Celui qui est intelligent a compris, l’âne reste ébahi.
Les paroles les plus douces ont moins de prise sur les femmes que les bijoux silencieux.
Et l'âne qu'on a chargé et quand il eut faim, on lui a donné de l'eau.On ne peut tricher..
Acu ik-ixusen a bu εeryan? d tixutam.: Que te manque-t-il toi qui vas tout nu? des bagues.
L'arbre s'est plaint de douleur à la hache, laquelle lui répond que le manche vient de lui.
Le ciel qui donne de la pluie est manifeste.On connaît chaque fait par ses manifestations..
Iles yetthawalitent aqarru yettaɣitent.:La bouche dépasse les limites et la tête paye pour.
Ur yezmir yiwen ad yeffer iṭij s-uɣerbal.: Personne ne peut cacher le soleil avec un tamis.
Ciṭ i tarwiḥt ciṭ i telwiḥt :Profitons un peu de la vie et préparons un peux pour l’au-delà.
La langue n'a pas d'os, tu la déformes comme tu veux.La langue est menteuse le plus souvent..
Celui qui s'est rassasié trahit Dieu.Les parvenus sont souvent versatiles et sans principes..
Si tu as de nombreuses richesses, donnes de ton bien ; si tu possèdes peu, donne de ton cœur.
Lmut fell-aɣ tettgani, tarewla ula(c) sani.:La mort nous guette tous, nulle part où s’enfuir.
Grand est le pain dans la main de l'orphelin.On envie parfois la richesse subite d'un pauvre..
Ajoute de l'eau à la mer !Se dit de celui qui fait une chose pour celui qui n'en a pas besoin.
Yusa-d ubesli, ad yessufeɣ aneṣli.:Le teigneux est venu s’installer, faisant du natif un exilé.
Il ne s'élévera jamais de poutre à partir d'un buisson de "amagraman"cad l'arbre suit sa racine.
Le temps enfante sans étalon.Ahmed Sbihi, Proverbes inédits des vieilles femmes marocaines, 1932..
Ulac win izegren asif ur yelxis(yebzig).: Personne ne peut traverser une rivière sans se mouiller.
Aɣyul mi yenti yiger, mkul ass ad yesnigir.:Quand le champ est verdoyant, l’âne y revient souvent.
Tasusmi d zyen n yimi.: Le silence embellit la bouche. "La parole est d'argent, le silence est d'or.
Le dédaigneux, retires-lui, ou rajoutes-lui.Car dans les deux cas, il est insatiable et insatisfait..
Adfel yekkat deg udrar, semm-is di swaḥel.: La neige tombe en montagne, son froid est dans la plaine.
Dacu t-teffeziḍ a εemmi? d llazuq n yilindi.: Que mâches-tu mon oncle? la chewing-gum de l'an dernier.
Efk-iyi yelli-k, ternuḍ-i lεula-s d yirden.: Donne-moi ta fille en mariage, et du blé pour la nourrir.
Ah! si j'avais été plus intelligent! un dépotoir peut-t-il donner des figues fraiches? a dit le chacal.
A y'aɣyul a bu ccama, yeğğan leḥbab ɣer tama.: L'âne à la cicatrice indélébile, a écarté tous ses amis.
Lemεanda n tnuḍin i yenɣan arggaz ur nuḍin.: La jalousie des brus qui a tué un homme en parfaite santé.
Fkas ad yečč yizem, ad d-yas wass d netta ara k-yeččen.:Nourris le lion, un jour c’est toi qu’il mangera.
La belle-mère et la brû est comme la suie dans l'huile cad inséparables bien qu'elles ne s'entendent point.
Aεebbuḍ ṛɣib. win i t-itebεen ur iseεεu ara aḥbib.:Le ventre est un vorace, qui l’écoute restera sans amis.
Kra n win yesuguten awal, ala tikarkas i deg yețnawal.: Toute personne trop bavarde, ne se fait que du tort.
Regmat d-awal kan, tisusaf d aman kan.: Les insultes ne sont que des mots, les crachats ne sont que de l'eau.
Le blé qu'a labouré le boeuf, c'est l'âne qui en a fait son repas.Par Slimane Azem (1918-1983), poète kabyle..
Ur ḥemmleɣ gma ur ḥemmleɣ w’ara t-yewten.: Je n'aime pas mon frère mais je n'aime pas que quiconque l'agresse.
Aḍar ma inuda, ad d-yawi lada neɣ ad d-yawi amedia.: Le pied qui va-et-vient, ramène des ennuis ou un exemple.
Il a laissé sa maison dans l'abandon et il a nettoyé la mosquée avec le romarin.Il faut respecter les priorités.
Donnes moi ta fille en mariage, et du blé pour la nourrir.Se dit d'une personne qui ne compte pas sur lui-même..
Un petit nez, pour le nif ça suffit pour akhloul c'est pas la peineD'après l'aède des Aït Djennad Youcef Oukaci.
Axiṛ tidet yesseqraḥen, wala lekdeb yessefraḥen.: Mieux vaut une vérité qui fait mal, qu'un mensonge qui réjouit.
Anwa i-kem cekren a tislit, d-yemma teḥder xalti!: Qui t'a louée ô mariée! c'est ma mère en présence de ma tante.
Medden zhan d lmuta, Aɛli ijebbed tiɣrifin:Les gens s’occupent des morts et Ali en profite pour manger des crêpes.
D lqella n yirgazen i k-yerran, a bu t-xutam d-argaz.: C'est le manque d'hommes, qui fait des effeminés des hommes.
Izem d-Mḥend i t-yenɣan, ciεa-s d-Abu Sellan.:Le lion c’est M’hend qui l’a tué, la gloire c’est pour l’Abou Sellan.
Si le labour se faisait avec la simple vue, n'importe qui moissonnerait.Citation connue des Aït-Djennad, Tizi-Ouzou.
Ljerḥ yeqqaz iḥellu, yir awal yeqqaz irennu.: La blessure creuse et guérit, la parole blessante ne cesse de creuser.
Ayen yellan di tasilt(teccuyt,tugict), ad t-id yessali uɣenja.: Ce qui est dans la marmite, la louche le fera remonter.
Aḥeqqar kkes-as, nneɣ ernu-y-as.(efk-as i weqjun tiremt nneɣ eǧǧ-it mebla imensi: Le dédaigneux, retire-lui, ou rajoute-lui.
Azduz ddaw teslit, tislit(teslent) teggumma ad nṭeq.: Le maillet est sous la mariée(un arbre), la mariée ne peut pas parler.
Win i wumi teεreq tikli n tsekkurt, ad yetbaε tin n tyaziṭ.: Qui a perdu la démarche de la perdrix, acquiert celle de la poule.
Win ifahmen yefhem, win ur nefhim ara yewhem.:Celui qui est intelligent a compris, celui qui n’est pas intelligent reste ébahi.
Mer lliɣ d-win yessnen, yețțak-d ugudu lexrif?.:Ah! si j’avais été plus intelligent! un dépotoir donne-t-il des figues fraîches?
Axxam ur nesεi tamɣart, am urti ur nesεi tadekkart.:Une maison sans belle-mère, c’est comme un champ de figuiers sans arbre mâle.
Ixxamen n medden weɛṛen, ma ur nɣin ad sḍeɛfen.: Les maisons des étrangers sont pénibles, si elles ne tuent pas elles font maigrir.
Yenna-y-as waɣyul, eğğ-i-y-i kan ad serseɣ icenfiren-iw ɣef temzin.:Ainsi disait l’âne: laisse-moi seulement poser mes lèvres sur l’orge.
Llan leḥbab ukellex, llan leḥbab ukexkax, yella weḥbib n tidet:Il y a des faux amis et d'autres pour s'amuser mais il y a un seul vrai ami.
Ak yeǧǧ Ṛebbi a cix d amuḍin ar d-bdu tyaziṭ-inu:Oh mon instituteur ne guérit pas maintenant ; attend que ma poule puisses pondre des œufs.
Ddunit am uxxam bu snat tewwura, ekk s-ya teffeɣḍ s-yin.: Le monde est comme une maison à deux portes, tu rentres par ici et tu sors par là.
Celui qui passe la nuit dans la mare se réveille cousin des grenouilles.En rapport aux fréquentations et aux influences qu'elles peuvent avoir..
W'ur nuriw yugad nnger, win yurwen yeṛwa amdegger.: Celui qui n'a pas d'enfants redoute l'extinction, celui qui en a est rassasié de bousculades.
Awal am uskfel n wezru , mi tekksed yiwen, ad d-yeɣli wayeḍ.: La parole est comme un agencement de pierres, dès que tu en enlèves une, l'autre suit.
Nnan-as i userdun, anwa i d baba-k? Yenna-y-asen, jeddi d aεudiw.: On a demandé au mulet: qui est ton père? Il a répondu mon grand-père est un cheval.
Teǧǧa-d argaz-is yemmut, truḥ ad tt-ɛezzi tayeḍ :Elle (la veuve) a laissé son mari (mort) chez elle, et elle est partie présenter ses condoléances à une autre veuve.
Le bien de la corruption s'envolera même si tu le lies avec des chaînes en fer.Proverbe tiré d'une composition du Cheikh Mohand Ou Lhocine, poète kabyle du XIXè siècle..
Yenṭeq yennayer ɣer Fuṛar,ina-as εemmi Fuṛar, smill-itt neɣ ad tt-smilleɣ.:Janvier interpelle Février, et lui dit: ami Février, fais-la pencher ou c’est moi qui la ferai pencher.
Leḥmurga n sbeḥ tameddit ategrdah, leḥmurga n tameddit heggit a tejjaṛ εebbit.: Ciel rouge du matin, le soir grondera, ciel rouge du soir, colporteurs préparez et chargez vos bêtes.
Questions fréquentes
Combien de proverbes berbères ce recueil contient-il ?
Le recueil rassemble 158 proverbes, répartis entre deux origines : berbère et kabyle. Chacun est indiqué avec son origine précise, sans les mélanger.
Quel est le proverbe berbère le plus connu ?
« L'arbre dit a la hache. » (kabyle) compte parmi les plus repris : l'image du manche fourni par l'arbre lui-même illustre le mal qu'on s'inflige soi-même.
Un proverbe a-t-il un auteur ?
Non. Les 158 proverbes berberes et kabyles de ce recueil passent de bouche a oreille sans jamais se fixer sous un nom, contrairement a une citation, toujours reliee a un auteur, une oeuvre et une source verifiable.
Ces proverbes sont-ils libres de droits ?
Oui. Aucun des 158 proverbes de ce recueil n'a d'auteur identifiable : berberes et kabyles appartiennent au patrimoine populaire, hors du droit d'auteur qui protege une oeuvre signee.
Sources et méthode
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