Citations
Citations sur l'enfance : 26 textes sourcés
Voici 26 citations sur l'enfance, signées Proust, Rousseau, Hugo, Sand ou Plutarque, avec l'œuvre, l'éditeur et l'année de chaque texte. Elles disent l'éducation, la tendresse, la dureté des parents et le regard de l'enfant sur le monde.
Illustration générée par intelligence artificielle
Page mise à jour le 15/10/2026
Pour commencer
Il n'y a peut-être pas de jours de notre enfance que nous ayons si pleinement vécus que ceux que nous avons cru laisser sans les vivre, ceux que nous avons passés avec un livre préféré.
Chaque enfant qu’on enseigne est un homme qu’on gagne.
(…)
L’école est sanctuaire autant que la chapelle.
L’alphabet que l’enfant avec son doigt épelle
Contient sous chaque lettre une vertu ; le cœur
S’éclaire doucement à cette humble lueur.
Le chef-d’œuvre d’une bonne éducation est de faire un homme raisonnable : et l’on prétend élever un enfant par la raison ! C’est commencer par la fin, c’est vouloir faire l’instrument de l’ouvrage. Si les enfants entendaient raison, ils n’auraient pas besoin d’être élevés.
À dire vrai, un petit enfant est un rude maître, injuste comme un mari qui serait fol, obstiné comme une bête affamée.
À retenir
- 26 citations réunies sur l'enfance, signées par 14 auteurs.
- Jean-Jacques Rousseau, Victor Hugo, Joseph Joubert et Georges Bernanos reviennent le plus souvent dans la sélection.
- Les éditions citées vont de 1607 (Antoine Loysel) à 2025 (Erik Satie).
Notre sélection sur l'enfance
Marcel Proust écrit « Il n'y a peut-être pas de jours de notre enfance que nous ayons si pleinement vécus que ceux que nous avons cru laisser sans les vivre, ceux que nous avons passés avec un livre préféré. », dans Sur la lecture (J'ai lu, Librio, 2007). Jean-Jacques Rousseau, dans Émile ou de l'éducation (Garnier-Flammarion, 1966), s'en prend à l'idée d'élever un enfant par la raison. George Sand, dans Les Maîtres sonneurs (Gallimard, 1979), écrit « À dire vrai, un petit enfant est un rude maître, injuste comme un mari qui serait fol, obstiné comme une bête affamée. », et le dit sans ménagement.
| Auteur | Oeuvre | Année |
|---|---|---|
| Marcel Proust | Sur la lecture | 2007 |
| Victor Hugo | Écrit après la visite d’un bagne, Les Quatre Vents de l’esprit | 1881 |
| Jean-Jacques Rousseau | Émile ou de l’éducation | 1966 |
Ce que les auteurs disent de l'enfance
Sur la nature de l'enfant, les auteurs ne s'accordent pas. Jean-Jacques Rousseau écrit « Toute méchanceté vient de faiblesse ; l’enfant n’est méchant que parce qu’il est faible ; rendez-le fort, il sera bon : celui qui pourrait tout ne ferait jamais de mal. », dans Émile ou de l'éducation, et fait de la faiblesse la source du mal. Georges Bernanos prend le contre-pied dans Monsieur Ouine : il écrit « L'homme c'est bien malaisé à définir. Admettons que ça reste un enfant. Gentil et câlin à ses heures, mais plein de vices. », et rattache l'enfance aux vices de l'adulte.
Autre ligne de partage : la responsabilité des parents. Rousseau écrit « L’ambition, l’avarice, la tyrannie, la fausse prévoyance des pères, leur négligence, leur dure insensibilité, sont cent fois plus funestes aux enfants que l’aveugle tendresse des mères. », dans Émile (Gallimard, 1990), et met en cause les pères avant les mères. André Gide, dans son Journal 1887-1925, écrit « Mais de tous ceux qui entourent un enfant, les parents sont les plus aveugles. », et retourne le regard vers ceux qui entourent l'enfant.
Choisir sa citation selon l'usage
Pour une carte ou un post, un texte bref tient sans coupe, et l'auteur comme l'œuvre se citent en une ligne. Pour un discours, un passage développé donne plus de matière : les vers de Victor Hugo sur l'école, dans Les Quatre Vents de l'esprit, ou le raisonnement de Rousseau dans Émile. Les lecteurs d'Hugo trouveront d'autres textes dans la page consacrée à Victor Hugo, et ceux qui travaillent le thème plus largement pourront poursuivre avec
les citations sur la jeunesse.
- Carte de vœux ou de naissance : Joseph Joubert, « Les enfants ont plus besoin de modèles que de critiques. »
- Post sur les réseaux : Jean de La Fontaine, « Le monde est vieux, dit-on : je le crois ; cependant / Il le faut amuser encor comme un enfant. »
- Discours : Victor Hugo, Les Quatre Vents de l'esprit (1881), sur l'école et l'alphabet
- Dissertation : Jean-Jacques Rousseau, Émile ou de l'éducation, sur la raison et l'éducation de l'enfant
Vérifier avant de partager
Une même phrase circule souvent sans son livre, et le titre seul ne suffit pas : l'édition fixe le texte exact et l'année à indiquer. Émile ou de l'éducation de Rousseau figure ici dans trois éditions, Firmin Didot en 1854, Garnier-Flammarion en 1966 et Gallimard en 1990, et chaque citation renvoie à l'une d'elles. Avant de reprendre un texte, vous pouvez contrôler son auteur avec l'outil qui vérifie l'auteur d'une citation, puis comparer avec l'édition indiquée.
Avant de partager une citation sur l'enfance
Avant de partager une citation sur l'enfance, vérifiez l'auteur, l'œuvre et l'édition, puis recopiez le texte tel qu'il figure dans le livre.
Les 22 autres citations
[…] les souvenirs de guerre ressemblent aux souvenirs de l'enfance.
L'homme c'est bien malaisé à définir. Admettons que ça reste un enfant. Gentil et câlin à ses heures, mais plein de vices.
Le lait est le lien naturel qui unit la mère et l'enfant ; s'il est nécessaire à l'un de le recevoir, il est au moins dangereux à l'autre de l'en frustrer. Heureuse société dont la base est un bienfait réciproque !
Point de mère, point d’enfant. Entre eux les devoirs sont réciproques ; et s’ils sont mal remplis d’un côté, ils seront négligés de l’autre. L’enfant doit aimer sa mère avant de savoir qu’il le doit. Si la voix du sang n’est fortifiée par l’habitude et les soins, elle s’éteint dans les premières années, et le cœur meurt pour ainsi dire avant que de naître.
Toute méchanceté vient de faiblesse ; l’enfant n’est méchant que parce qu’il est faible ; rendez-le fort, il sera bon : celui qui pourrait tout ne ferait jamais de mal.
On se fait une grande affaire de chercher les meilleures méthodes d'apprendre à lire [...]. Un moyen plus sûr que tous ceux-là, et qu'on oublie toujours, est le désir d'apprendre. Donnez à l'enfant ce désir [...] ; toute méthode lui sera bonne.
L’ambition, l’avarice, la tyrannie, la fausse prévoyance des pères, leur négligence, leur dure insensibilité, sont cent fois plus funestes aux enfants que l’aveugle tendresse des mères.
Ce sont presque toujours de bons sentiments mal dirigés qui font faire aux enfants le premier pas vers le mal.
La vie, non point la vie, le carnaval. L’enfance vous apprend mal à vivre découvert, mais bientôt la terrible humiliation des gifles a réveillé en nous le sens du mensonge. Mourir n’est rien si près de là naissance. Il faut vivre, mais sous une armure.
Il faut apprendre aux enfants le terme propre, et leur laisser trouver le terme figuré.
Les enfants ont plus besoin de modèles que de critiques.
Le mot sage dit à un enfant, est un mot qu’il comprend toujours, et qu’on ne lui explique jamais.
Observez les êtres humains, que l’éducation n’a pas soumis à l’uniformité, et vous verrez avec quelle variété, non-seulement chaque idiome, mais chaque dialecte est parlé. Les pauvres surtout et les enfants s’en forment un, composé d’expressions toutes très-connues, et qu’ils arrangent cependant d’une manière si nouvelle, que celles de l’enfant se ressentent toujours de son âge, comme celles du pauvre de sa fortune.
Il faut amener les enfants à la pratique du bien par des exhortations, des paroles, et non pas, grands dieux ! par des coups et des mauvais traitements.
Frères d'une grande famille, les enfants ne perdent leurs traits de ressemblance qu'en perdant l'innocence, la même partout. Alors les passions modifiées par les climats, les gouvernements et les mœurs font les nations diverses ; le genre humain cesse de s'entendre et de parler le même langage : c'est la société qui est la véritable tour de Babel.
Le monde est vieux, dit-on : je le crois ; cependant
Il le faut amuser encor comme un enfant.
Dieu! pourquoi l'orphelin dans ses langes funèbres
Dit-il «J'ai faim.» L'enfant n'est-ce pas un oiseau ?
Pourquoi le nid a-t-il ce qu'il manque au berceau ?
La rose épanouie et toute grande ouverte,
Sortant du frais bouton comme d’une urne verte,
Charge la petitesse exquise de sa main ;
Quand l’enfant, allongeant ses lèvres de carmin,
Fronce, en la respirant, sa riante narine,
La magnifique fleur, royale et purpurine,
Cache plus qu’à demi ce visage charmant,
Si bien que l’œil hésite, et qu’on ne sait comment
Distinguer de la fleur ce bel enfant qui joue,
Et si l’on voit la rose ou si l’on voit la joue.
J'étais enfant, j'étais petit, j'étais cruel.
Mais de tous ceux qui entourent un enfant, les parents sont les plus aveugles.
Qui fait l’enfant le doit nourrir.
Les enfants aiment les choses nouvelles. Ce n'est qu'avec l'âge de "raison" qu'ils perdent ce goût de la nouveauté.
Questions fréquentes
Combien de citations sur l'enfance cette page publie-t-elle ?
Cette page publie 26 citations sur l'enfance, signées par 14 auteurs, tous morts en 1955 ou avant.
Quelle est la citation la plus courte de cette page ?
« Qui fait l’enfant le doit nourrir. », d'Antoine Loysel, tirée de Institutes coustumieres.
Peut-on utiliser ces citations librement ?
Les auteurs de cette page sont morts en 1955 ou avant et les traductions retenues datent du XIXe siècle au plus tard : les textes relèvent du domaine public français. Citer l'auteur et l'œuvre reste la règle.
Comment savoir si une citation est bien de l'auteur annoncé ?
Vérifier que l'œuvre, l'éditeur et l'année sont précisés, comme pour chacune des 26 citations de cette page, et comparer avec la source indiquée plutôt qu'avec un nom cité de mémoire.
Sources et méthode
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