Citations
45 citations sur les mères, sourcées et classées
Quarante-six citations sur les mères composent cette sélection, du vers de Joachim du Bellay en 1569 aux dix-sept proverbes qui la traversent. Le corpus couvre plusieurs registres, de la tendresse légère d'une carte à l'hommage grave, jusqu'au deuil, sans se limiter à un seul usage.
Page mise à jour le 01/09/2026
Pour commencer
Toute œuvre d'art est l'enfant de son temps et, bien souvent, la mère de nos sentiments.
Le père et la mère n’ont pas droit de mort sur les enfants, mais la Patrie, notre seconde mère, peut en immoler à son gré pour la plus grande gloire des hommes politiques.
Je ne m’étonne pas, dit-elle, que Silana, qui n’eut jamais d’enfants, ne connaisse point le cœur d’une mère ; non, une mère ne change pas de fils comme une prostituée d’amants.
Au nom de Dieu, je sais bien ce que je ferai. Par la bonne mère de Dieu, j’ai de beaux enfants de mon seigneur ; je les mettrai en gage et je trouverai bien des gens qui me prêteront sur eux.
À retenir
- 45 citations sur les mères sont réunies dans cette sélection, toutes sourcées.
- Six auteurs reviennent le plus souvent : Agrippine la Jeune, Voltaire, Vassily Kandinsky, Francis Picabia, Blanche de Castille et Karl Kraus.
- 17 proverbes, issus de traditions variées, complètent les textes signés du corpus.
Notre sélection sur les mères
Cette sélection réunit 45 textes sur les mères, de l'Antiquité aux traductions récentes, chacun retraçable jusqu'à son édition.
Vassily Kandinsky, dans Du spirituel dans l'art, et dans la peinture en particulier publié chez Denoël en 1989, file une métaphore sur la création : « Toute œuvre d'art est l'enfant de son temps et, bien souvent, la mère de nos sentiments. » Francis Picabia, dans Jésus-Christ Rastaquouère paru Au Sans Pareil en 1920, retourne l'image en pamphlet politique : « Le père et la mère n'ont pas droit de mort sur les enfants, mais la Patrie, notre seconde mère, peut en immoler à son gré pour la plus grande gloire des hommes politiques. » Agrippine la Jeune, dans les Annales publiées chez Hachette en 1863, laisse un mot resté célèbre face à la prédiction de mort qui la menace : « Qu’il me tue, dit-elle, pourvu qu’il règne. »
| auteur | œuvre citée |
|---|---|
| Agrippine la Jeune | Annales |
| Voltaire | Œuvres de Voltaire |
| Vassily Kandinsky | Du spirituel dans l'art |
| Francis Picabia | Jésus-Christ Rastaquouère |
| Blanche de Castille | Blanche de Castille |
| Karl Kraus | Aphorismes |
Pour les textes centrés sur le lien précis entre une mère et sa fille, voir citations sur la relation mère-fille.
Ce que les auteurs disent des mères
Le corpus ne parle pas d'une seule voix : trois registres s'y croisent, et parfois s'y opposent.
Le registre léger, d'abord, propre à une carte ou une dédicace tendre. Un proverbe marocain résume l'amour inconditionnel : « Tout singe est beau aux yeux de sa mère. » Karl Kraus, dans ses Aphorismes traduits chez Mille et une nuits en 1998, coupe court à cette tendresse : « Plus que l'enfant, c'est la naissance qui importe. » L'un célèbre le regard qui embellit tout, l'autre déplace l'attention loin de l'enfant lui-même.
Le registre de l'hommage, ensuite, où la mère devient une figure ou une source. Kandinsky en fait l'origine des sentiments que suscite une œuvre. Picabia détourne aussitôt cette révérence en accusation : la Patrie, présentée comme une seconde mère, immole ses enfants pour la gloire des puissants. La mère nourricière de l'un devient, chez l'autre, une mère sacrificatrice. Le lien entre une mère et son fils, au cœur de plusieurs de ces textes, se prolonge dans citations sur la relation mère-fils.
Le registre du deuil, enfin, où la mort traverse la relation. Agrippine la Jeune accepte sa propre mort pour que son fils règne : « Qu’il me tue, dit-elle, pourvu qu’il règne. » Jules Laforgue, dans Les Complaintes et les premiers poèmes republiés chez Gallimard en 1979, s'adresse à ceux qui viennent de perdre leur mère avec une ironie macabre : « Mesdames et Messieurs, Vous dont la mère est morte, C'est le bon fossoyeux Qui gratte à votre porte Les morts C'est sous terre ; Ça n'en sort Guère. » Le sacrifice volontaire d'un côté, le deuil subi et raillé de l'autre : deux façons opposées de faire entrer la mort dans le lien maternel.
Choisir sa citation selon l'usage
- Carte pour la fête des mères : le proverbe marocain « Tout singe est beau aux yeux de sa mère. » reste léger et universel.
- Tatouage ou légende courte : l'aphorisme de Karl Kraus, « Plus que l'enfant, c'est la naissance qui importe. », tient en une ligne dense.
- Discours ou hommage développé : la phrase de Vassily Kandinsky sur l'œuvre d'art enfant de son temps et mère des sentiments convient à un propos construit, tourné vers la création plutôt que le sentiment brut.
- Hommage funèbre : le poème de Jules Laforgue déjà cité, sombre et scandé comme une comptine, s'adresse directement à ceux qui pleurent une mère.
Le texte de Francis Picabia sur la Patrie comme seconde mère ne convient à aucune de ces occasions : son ton pamphlétaire demande un contexte critique, pas une dédicace.
Vérifier avant de partager
Sur les 45 textes de cette sélection, l'édition la plus ancienne date de 1569, les œuvres françoises de Joachim du Bellay chez F. Morel, et la plus récente de 2019, l'Anthologie grecque de Moïro chez Les Belles Lettres : quatre cent cinquante ans entre les deux.
Avant de partager
Une phrase sur les mères, souvent citée aux mêmes dates chaque année, mérite le même contrôle qu'un texte rare : l'œuvre, l'éditeur et l'année confirment qu'elle n'a pas été raccourcie ou attribuée par erreur.
Pour un panorama plus large des textes consacrés aux femmes, au-delà du seul rôle de mère, voir citations sur les femmes.
Les 41 autres citations
Père et mère fous font des enfants avisés.
Babbi è mammi tonti, figlioli astuti.
Plus que l'enfant, c'est la naissance qui importe.
La forme principale de la mémoire de l’enfant reste celle qui ne se manifeste pas autrement que par la perception, c’est-à-dire la reconnaissance.
Le lait est le lien naturel qui unit la mère et l'enfant ; s'il est nécessaire à l'un de le recevoir, il est au moins dangereux à l'autre de l'en frustrer. Heureuse société dont la base est un bienfait réciproque !
Tes traits ressemblent-ils à ceux de ta mère, ma belle enfant ?Ada ! Fille unique de ma maison et de mon cœur !La dernière fois que j’ai vu le bleu de tes yeux, ils m’ont souri, Et nous nous sommes quittés.
Le mensonge est, sinon la mère, du moins la nourrice de la bonté.
Mère Marie : Le malheur, ma fille, n'est pas d'être méprisée, mais de se mépriser soi-même.
Ceux qui l'ont condamné à la servitude dès le ventre de sa mère, ne pouvant lui ôter la rêverie, lui ont ôté la réflexion.
Ô Paresse, mère des arts et des nobles vertus, sois le baume des angoisses humaines !
C'est à ma mère que je dois toute ma fortune et tout ce que j'ai fait de bien.
France, mère des arts, des armes et des lois.
Mesdames et Messieurs, Vous dont la mère est morte, C'est le bon fossoyeux Qui gratte à votre porte Les morts C'est sous terre ; Ça n'en sort Guère.
Douce mère, ah ! je ne puis plus tisser ma trame.Le désir d'un garçon m'a domptée, par le vouloir de la svelte Aphrodite.
C'est une action basse, propre à une bête féroce, mère de tromperie et de traîtrise, que de flatter de la voix et de tuer en intention.
La mère féministe devra donc tâcher d'habiller sa petite fille en garçon.
L’oisiveté est la mère de tous les vices.
Celui qui est oisif peut être exposé à toutes sortes de tentations et avoir le temps d’y céder.
Prudence est mère de sûreté.
Il faut faire attention aux conséquences de ses actes, agir avec prudence, pour rester en sécurité.
Chez ce peuple, quand les femmes donnent des enfants à leurs maris, ce sont eux qui gémissent, abattus sur leurs lits, la tête bandée, tandis que leurs femmes prennent soin de bien les nourrir et leur préparent les bains des accouchées.
Les droits de la mère sont, ce me semble, aussi légitimes que ceux du père. Tous deux sont chefs de famille ; tous deux, par conséquent, doivent avoir la même étendue d'autorité.
La méfiance Est mère de la sûreté.
Moins nous chercherons à connaître le passé de notre chère Mère l’anglais, mieux cela vaudra pour la réputation de la dame. Car elle en a fréquenté des tavernes de marins, la belle !
Travail de la mère, déjeuner du fils.
La belle-mère et la brû est comme la suie dans l'huile cad inséparables bien qu'elles ne s'entendent point.
Tout singe est beau aux yeux de sa mère.
Qui veut de belles choses doit veiller toute la nuit.
Tout singe paraît une gazelle aux yeux de sa mère.
Retourne la marmite sur sa bouche et la fille sera comme sa mère.
Litt. : celui qui mange avec sa mère ne pleure pas pour avoir les restes.
Il faut flatter la mère pour avoir la fille.
Alliscia a mamma par avè a figliola.
En beauté corporelle gît souvent la mère de vice et marâtre de vertu.
Expérience est mère de science.
Femme sans soin et sans souci ne vaut pas sous six.
Méfiance est mère de sûreté.
Patience est mère de vertus.
Je mourrai bientôt, et ce sera en détestant le pays des singes et des tigres, où la folie de ma mère me fit naître il y a bientôt soixante et treize ans.
"Maudit ! maudit ! maudit ! Un jour, cœur féroce, tu assassineras ton père et ta mère !"
La superstition est à la religion ce que l'astrologie est à l'astronomie, la fille très folle d'une mère très sage.
De toutes les façons vous avez droit de plaire, Mais surtout vous savez nous charmer en ce jour : Voyant vos yeux bandés, on vous prend pour l'amour ; Les voyant découverts, on vous prend pour sa mère.
Un jour qu’elle consultait sur les destins de Néron, les astrologues lui répondirent qu’il régnerait et qu’il tuerait sa mère : "Qu’il me tue, dit-elle, pourvu qu’il règne."
Axxam ur nesεi tamɣart, am urti ur nesεi tadekkart.:Une maison sans belle-mère, c’est comme un champ de figuiers sans arbre mâle.
Te voici suspendue sous le portique du temple d'Aphrodite, grappe, toute remplie de la liqueur de Dionysos ; la vigne, ta mère, ne t'enveloppera plus de ses gracieux rameaux et ne déploiera plus sur ta tête son feuillage nectaréen.
Questions fréquentes
Combien de citations sur les mères cette page publie-t-elle ?
La sélection compte 45 citations sur les mères, chacune associée à son auteur, son œuvre, son éditeur et son année de publication, aux côtés de 17 proverbes.
Quelle est la citation sur les mères la plus connue de cette page ?
La notoriété varie selon les lecteurs. Le mot d'Agrippine la Jeune face à sa propre mort, « Qu’il me tue, dit-elle, pourvu qu’il règne. », reste l'un des plus rapportés du corpus, mais la sélection privilégie la diversité des sources.
Peut-on utiliser ces citations librement ?
Chaque auteur signé de cette sélection est mort avant 1955, condition du domaine public en France ; les 17 proverbes, eux, n'ont jamais eu d'auteur identifié. Il reste conseillé de mentionner la source.
Comment savoir si une citation est bien de l'auteur annoncé ?
Chercher l'œuvre précise parmi celles du corpus, comme Jésus-Christ Rastaquouère, écrit par Francis Picabia et paru en 1920, et vérifier que l'éditeur et l'année cités coïncident avec l'édition d'origine.
Sources et méthode
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