Citations
Citations sur la relation mère-fille : 135 textes sourcés
La relation mère-fille traverse les citations autant que les proverbes, entre tendresse affichée et transmission plus âpre. Cette sélection réunit 135 textes sourcés, de Bernanos à des proverbes tunisiens ou berbères, entre éloges de la mère et mises en garde adressées à la fille.
Page mise à jour le 01/09/2026
Pour commencer
Mère Marie : Le malheur, ma fille, n'est pas d'être méprisée, mais de se mépriser soi-même.
C'est à ma mère que je dois toute ma fortune et tout ce que j'ai fait de bien.
La mère féministe devra donc tâcher d'habiller sa petite fille en garçon.
C'est avec les fils qui aiment leur mère qu'on fait les maris qui aiment leur femme.
À retenir
- 135 citations et proverbes composent cette sélection sur la relation mère-fille, entre auteurs identifiés et proverbes anonymes de plusieurs origines.
- Six auteurs reviennent le plus souvent : Voltaire, Georges Bernanos, Napoléon Ier, Madeleine Pelletier, Hector Malot et Lord Byron.
- Les proverbes français, corses, tunisiens, berbères, algériens et haoussa côtoient les auteurs classiques dans cette sélection.
Notre sélection sur la relation mere-fille
La sélection réunit 135 citations et proverbes sur la relation mère-fille, chacun avec son origine ou son auteur, son œuvre quand elle est identifiée, son éditeur et son année. Le recueil Dialogues des carmélites, dans Œuvres romanesques (Gallimard, 1961), donne à Georges Bernanos cette réplique : « Le malheur, ma fille, n'est pas d'être méprisée, mais de se mépriser soi-même. » Madeleine Pelletier, dans L'éducation féministe des filles, chapitre II (Prodinnova, 1914), prend le contrepied des conseils habituels : « La mère féministe devra donc tâcher d'habiller sa petite fille en garçon. »
- « Il faut flatter la mère pour avoir la fille. » (proverbe corse)
- « L'oisiveté est la mère de tous les vices. » (proverbe français)
- « Retourne la marmite sur sa bouche et la fille sera comme sa mère. » (proverbe tunisien)
Ce que les auteurs disent de la relation mere-fille
Trois lectures s'opposent sur ce qui relie une mère à sa fille. Voltaire, dans ses Essais, prête à la lignée féminine une ironie amère : « La superstition est à la religion ce que l'astrologie est à l'astronomie, la fille très folle d'une mère très sage. » Hector Malot, dans La Petite Sœur (Marpon/Flammarion, 1885), pose au contraire la relation comme un modèle qui se transmet sans ironie : « C'est avec les fils qui aiment leur mère qu'on fait les maris qui aiment leur femme. » Fanny Raoul, dans Opinion d'une femme sur les femmes (1801), refuse cette logique de modèle et revendique une autorité maternelle égale à celle du père : « Les droits de la mère sont, ce me semble, aussi légitimes que ceux du père. Tous deux sont chefs de famille ; tous deux, par conséquent, doivent avoir la même étendue d'autorité. »
| Auteur | Ce qu'il affirme |
|---|---|
| Hector Malot | La mère aimée forme le futur mari aimant |
| Fanny Raoul | L'autorité de la mère égale celle du père |
Choisir sa citation selon l'usage
Pour une carte ou une légende de photo, un texte court suffit : le proverbe corse « Il faut flatter la mère pour avoir la fille » ou le proverbe français « Prudence est mère de sûreté » tiennent en une ligne. Pour un tatouage, le vers de Jean de La Fontaine, dans Le Chat et un Vieux Rat : « La méfiance Est mère de la sûreté », se grave en quelques mots. Pour un discours ou une dédicace plus longue, les vers de Lord Byron, dans Les innovateurs (JC Latès, 2015), portent davantage : « Tes traits ressemblent-ils à ceux de ta mère, ma belle enfant ? Ada ! Fille unique de ma maison et de mon cœur ! » La phrase de George Sand, dans La Mare au Diable (Gallimard, 1999) : « Ceux qui l'ont condamné à la servitude dès le ventre de sa mère, ne pouvant lui ôter la rêverie, lui ont ôté la réflexion », demande plus de contexte et convient mieux à un texte réfléchi qu'à une légende rapide.
À éviter
Les poèmes construits en strophes courtes, comme celui de Jules Laforgue dans Les Complaintes et les premiers poèmes (Gallimard, 1979), perdent leur rythme hors de leur mise en page : ils se lisent mal isolés sur une carte ou une légende.
Vérifier avant de partager
Le sourçage distingue cette page d'une citation qui circule sans preuve : un texte indique ici systématiquement qui l'a écrit ou d'où il vient, dans quelle œuvre, chez quel éditeur et en quelle année. Le corpus va d'Antoine Loysel, dans Inſtitutes couſtumieres (Abel L'Angelier, 1607), à Lord Byron, dans Les innovateurs (JC Latès, 2015) : l'écart entre ces éditions montre que le domaine public dépend de la date de mort de l'auteur, pas de l'ancienneté du texte lui-même. Retrouver ces trois éléments, œuvre, éditeur, année, dans le texte d'origine reste le moyen le plus sûr d'écarter une citation approximative.
Le lien mère-fille recoupe des thèmes voisins : la figure maternelle en général prolonge les citations sur les mères, le lien avec un fils fait écho aux citations sur la relation mère-fils, la condition féminine évoquée par Madeleine Pelletier ou Fanny Raoul rejoint les citations sur les femmes, les proverbes sur la fille à marier mènent aux citations pour un mariage, le proverbe sur la beauté corporelle, mère de vice et marâtre de vertu, touche aux citations sur la beauté, et la fête qui accompagne un mariage relie ce corpus aux citations sur le vin.
Les 131 autres citations
Tes traits ressemblent-ils à ceux de ta mère, ma belle enfant ?Ada ! Fille unique de ma maison et de mon cœur !La dernière fois que j’ai vu le bleu de tes yeux, ils m’ont souri, Et nous nous sommes quittés.
Qui t'a louée ô mariée ? c'est ma mère en présence de ma tante.
Retourne la marmite sur sa bouche et la fille sera comme sa mère.
Il faut flatter la mère pour avoir la fille.
Alliscia a mamma par avè a figliola.
Femme qui boit du vin, fille qui parle latin, vont le plus souvent à mauvaise fin.
Femme qui fait des gâteaux, fille qui rit trop, vigne près d’un chemin, rarement font bonne fin.
Femme trop piteuse fait souvent fille teigneuse.
Femme trop piteuse fait souvent sa fille teigneuse.
Femme trop piteuse, rend sa fille teigneuse.
Fille fenêtrière, femme qui sait latin, prêtre qui danse, ne vont jamais à bonne fin.
Fille qui coure, table qui branle et femme qui parle latin, feront toujours triste fin.
Fille qui se promène, table qui tremble, femme qui parle latin, auront une triste fin.
Je mourrai bientôt, et ce sera en détestant le pays des singes et des tigres, où la folie de ma mère me fit naître il y a bientôt soixante et treize ans.
Le mensonge est, sinon la mère, du moins la nourrice de la bonté.
Ceux qui l'ont condamné à la servitude dès le ventre de sa mère, ne pouvant lui ôter la rêverie, lui ont ôté la réflexion.
Qui veut guérir de l'ignorance, il faut la confesser. Iris est fille de Thaumantis. L'admiration est fondement de toute philosophie, l'inquisition le progrès, l'ignorance le bout.
J'aime beaucoup mieux être trompé que de vivre éternellement dans la défiance, fille de la lâcheté et mère de la dissension.
Ô Paresse, mère des arts et des nobles vertus, sois le baume des angoisses humaines !
France, mère des arts, des armes et des lois.
Je suis venu pour créer la division : On sera contre son propre père, la fille s'opposera à sa mère et la jeune mariée à sa belle-mère.
Mesdames et Messieurs, Vous dont la mère est morte, C'est le bon fossoyeux Qui gratte à votre porte Les morts C'est sous terre ; Ça n'en sort Guère.
Douce mère, ah ! je ne puis plus tisser ma trame.Le désir d'un garçon m'a domptée, par le vouloir de la svelte Aphrodite.
C'est une action basse, propre à une bête féroce, mère de tromperie et de traîtrise, que de flatter de la voix et de tuer en intention.
Je n'ai que toi, ma pauvre petite fille.
Fille fiancée n’est prise ni laissée ; car tel fiance qui n’épouse point.
Personne ne s'avisa qu'une petite fille a besoin de jouer à la poupée. Moins elle était enfant, plus on se réjouissait.
Dans mon journal de petite fille j’avais noté : « Les grandes idées sont des objets d’étagère, on ne s’en sert pas. Je m’en servirai ». J’ai tenu parole.
L’oisiveté est la mère de tous les vices.
Celui qui est oisif peut être exposé à toutes sortes de tentations et avoir le temps d’y céder.
Prudence est mère de sûreté.
Il faut faire attention aux conséquences de ses actes, agir avec prudence, pour rester en sécurité.
Nous lutterons pour la femme écrivain qui veut placer sa copie, pour l’ouvrière qui veut avoir un salaire égal à celui de l’homme, pour la femme qui veut avoir des possibilités d’être épouse et mère.
La méfiance Est mère de la sûreté.
La superstition est à la religion ce que l'astrologie est à l'astronomie, la fille très folle d'une mère très sage.
Moins nous chercherons à connaître le passé de notre chère Mère l’anglais, mieux cela vaudra pour la réputation de la dame. Car elle en a fréquenté des tavernes de marins, la belle !
Les droits de la mère sont, ce me semble, aussi légitimes que ceux du père. Tous deux sont chefs de famille ; tous deux, par conséquent, doivent avoir la même étendue d'autorité.
Travail de la mère, déjeuner du fils.
La belle-mère et la brû est comme la suie dans l'huile cad inséparables bien qu'elles ne s'entendent point.
Donnes moi ta fille en mariage, et du blé pour la nourrir.Se dit d'une personne qui ne compte pas sur lui-même..
Anwa i-kem cekren a tislit, d-yemma teḥder xalti!: Qui t'a louée ô mariée! c'est ma mère en présence de ma tante.
Efk-iyi yelli-k, ternuḍ-i lεula-s d yirden.: Donne-moi ta fille en mariage, et du blé pour la nourrir.
Tout singe paraît une gazelle aux yeux de sa mère.
Comme la fille de la chamelle, ni pendentif ni boucle d’oreille.
Litt. : celui qui mange avec sa mère ne pleure pas pour avoir les restes.
En beauté corporelle gît souvent la mère de vice et marâtre de vertu.
Entre choisir et non choisir, la fille tarde à s’établir.
Expérience est mère de science.
Faut pas faire emplette d’un porc de laitier ni d’une fille de cabaretier.
Fille attifée, moitie mariée.
Fille bien ajustée, à demi mariée.
Fille cachée est recherchée.
Fille comme elle est élevée, étoupe comme elle est filée.
Fille comme on l’a élevée, étoupe comme on l’a filée.
Fille coureuse et fenêtrière, rarement bonne ménagère.
Fille coureuse et souvent à la fenêtre est rarement bonne ménagère.
Fille de bonne façon, fait plaisir et avec raison.
Fille de bonne maison, a la chemise plus longue que le jupon.
Fille d’auberge et figue de chemin, si elles ne sont touchées aujourd’hui, le seront demain.
Fille d’aubergiste et figue de chemin, si elles ne sont pas goûtées à la vesprée sont mauvaises le matin.
Fille d’aubergiste et figue qui se trouve dans un carrefour mûrissent avant la saison.
Fille d’aubergiste et poire de carrefour mûrissent avant la saison.
Fille d’hôte et figue de canton sont plus mûres que de saison.
Fille d’hôtelier et figue de coin mûrissent avant la saison.
Fille effrontée ne vaut pas un brin de menthe.
Fille et escabelle, à cinquante ans se démantibulent.
Fille et gobelet sont toujours en danger.
Fille fais-toi des frisettes, sinon tu resteras seulette.
Fille fenêtrière et trottière, rarement bonne ménagère.
Fille fenêtrière, rarement ménagère.
Fille fiancée n’est pas mariée.
Fille fiancée n’est pas mariée, car tel fiance qui n’épouse pas.
Fille fiancée n’est prise ni laissée.
Fille gracieuse est toujours jolie.
Fille jolie sans habits, plus courtisée que mariée.
Fille jolie sans habits, plus de galants que de maris.
Fille laide, beaucoup de toilette.
Fille laide, bien parée.
Fille mariée, quarante gendres dans la soirée.
Fille mûre porte l’enfant à sa ceinture.
Fille ne doit être trop nue, non plus que robe trop vêtue.
Fille ni prêtre ne savent où ils ont leur pain.
Fille oiseuse, rarement vertueuse.
Fille oisive, à mal pensive.
Fille pâle demande le mâle.
Fille pour son honneur garder, ne doit prendre ni donner.
Fille promise n’est point prise.
Fille qui agrée est à demi-mariée.
Fille qui donne s’abandonne.
Fille qui plaît est à demi-mariée.
Fille qui plaît est à moitié mariée.
Fille qui plaît, à moitié mariée.
Fille qui prend se vend.
Fille qui prend se vend ou se rend.
Fille qui prend se vend, fille qui donne s’abandonne.
Fille qui prend, elle se vend, fille qui donne elle s’abandonne.
Fille qui rit, tôt pleurera.
Fille qui siffle et coq qui pond, seront chassés hors du pays.
Fille qui siffle, poule qui chante le coq, curé qui danse, sont trois diables ensemble.
Fille qui siffle, poule qui saute, eau qui danse, ne valent rien.
Fille qui siffle, tords-lui le cou.
Fille qui siffle, vache qui beugle, poule qui chante le coq, c’est trois bêtes de trop.
Fille qui trop se mire peu file.
Fille qui veut être prise, ni vue ni visitée.
Fille qui veux être prise, ne sois ni trop vue ni trop visitée.
Fille recherchée, fille mal placée.
Fille requise est souvent mal mise.
Fille sans bonne renommée, paysan sans ferme.
Fille sans crainte ne vaut pas un brin de menthe.
Fille sans crainte ne vaut rien.
Fille sans galant, porc sans glands.
Fille sans pudeur ne vaut pas un brin d’herbe.
Fille telle comme est élevée et étoupe comme elle est filée.
Fille trop en rue, en peu tenue.
Fille trop nue, robe trop vêtue, n’est jamais chère tenue.
Fille trop nue, robe trop vêtue, n’est pas chère tenue.
Fille trotteuse et fenêtrière, rarement bonne ménagère.
Fille, lentille et pain chaud, sont la ruine de la maison.
Fille, lentille, pain chaud, sont la ruine de la maison.
Fille, vigne, poirier et champ de fèves, se gardent difficilement.
Gars de paille vaut fille d’or.
Méfiance est mère de sûreté.
Patience est mère de vertus.
"Maudit ! maudit ! maudit ! Un jour, cœur féroce, tu assassineras ton père et ta mère !"
Ne dites pas : « Sa pine est trop grosse pour ma bouche ». Dites : « Je me sens bien petite fille quand je cause avec lui ».
Je n'ai guère de souci de beauté ni de perfection. Je me moque des grands siècles. Je n'ai souci que de vie, de lutte, de fièvre. Je suis à l'aise parmi notre génération.
Il reste d’un homme ce que donnent à songer son nom et les œuvres qui font de ce nom un signe d’admiration, de haine ou d’indifférence.
Cette vanité du citadin ou du bourgeois de s'inféoder à la franc-maçonnerie a quelque chose de si banal et de si universel que je suis en admiration devant la bêtise humaine.
De toutes les façons vous avez droit de plaire, Mais surtout vous savez nous charmer en ce jour : Voyant vos yeux bandés, on vous prend pour l'amour ; Les voyant découverts, on vous prend pour sa mère.
Un jour qu’elle consultait sur les destins de Néron, les astrologues lui répondirent qu’il régnerait et qu’il tuerait sa mère : "Qu’il me tue, dit-elle, pourvu qu’il règne."
Les dés en sont jetés, Richard, hélas ! n'est plus. C'est le glas que l'on sonne - Ô Seigneur, prends pitié ! La fille aux blondes boucles Se tient à sa fenêtre. Il n'est pas jusqu'aux ombres Que sa douleur n'émeuve.
Axxam ur nesεi tamɣart, am urti ur nesεi tadekkart.:Une maison sans belle-mère, c’est comme un champ de figuiers sans arbre mâle.
Les Ananas, sont petits, sont gros, sont sucrés, autrement dit il n'y a pas de petite fille.
Te voici suspendue sous le portique du temple d'Aphrodite, grappe, toute remplie de la liqueur de Dionysos ; la vigne, ta mère, ne t'enveloppera plus de ses gracieux rameaux et ne déploiera plus sur ta tête son feuillage nectaréen.
Questions fréquentes
Combien de citations sur la relation mere-fille cette page publie-t-elle ?
Cette page publie 135 citations et proverbes sur la relation mère-fille, chacun avec son auteur ou son origine, son œuvre quand elle existe, son éditeur, son année et sa source.
Quelle est la citation sur la relation mere-fille la plus connue de cette page ?
Le proverbe français « L'oisiveté est la mère de tous les vices » est le plus largement connu de la sélection, même s'il concerne la paresse en général plutôt que la seule relation mère-fille ; parmi les auteurs, la réplique de Georges Bernanos dans Dialogues des carmélites reste la plus citée.
Peut-on utiliser ces citations librement ?
Le corpus va d'une édition de 1607, chez Antoine Loysel, à une édition de 2015, chez Lord Byron : dans les deux cas, l'auteur est mort avant 1955 et le texte appartient au domaine public. Un proverbe sans auteur connu, comme les formules corses ou tunisiennes de cette page, n'a jamais relevé du droit d'auteur et se cite sans limite.
Comment savoir si une citation est bien de l'auteur annoncé ?
Chaque citation de cette page indique son œuvre, son éditeur et son année d'édition, comme La Petite Sœur d'Hector Malot, publiée chez Marpon/Flammarion en 1885, ou L'éducation féministe des filles de Madeleine Pelletier, publiée par Prodinnova en 1914 : ces repères permettent de remonter au texte d'origine plutôt que de se fier à une formule qui circule sans référence précise.
Sources et méthode
Les textes de cette page viennent de Wikiquote et du Wiktionnaire, sous licence CC BY-SA 3.0. Chacun garde son auteur, son œuvre et l'édition d'où il est tiré, et un lien vers sa page d'origine. Le site ne publie que des auteurs entrés dans le domaine public français, c'est-à-dire morts en 1955 ou avant.