Citations
66 citations sur les fleurs, sourcées et classées par usage
La rose de Ronsard, la fleur sans parfum de Laure Conan, l'ironie de Victor Hugo sur des fleurs façonnées pendant que la guerre continue : 66 textes du domaine public composent cette sélection, chacun avec son auteur, son oeuvre et son édition.
Page mise à jour le 01/09/2026
Pour commencer
Venez à moi, si je vais à vous c'est un jeu, Les anges des bouquets dont les fleurs changent de couleur.
L'amitié sans confiance, c'est une fleur sans parfum.
N'est-ce pas la même pluie qui, en sol salin, fait pousser les ronces et les épines et, dans les jardins, éclore les fleurs ?
La pensée du privilège avait desséché cette plante toujours si délicate qu'on nomme le bonheur.
À retenir
- La sélection réunit 66 textes sourcés sur les fleurs, poèmes et proverbes compris.
- Six auteurs reviennent le plus souvent : Paul Éluard, Robert Desnos, Renée Vivien, Laure Conan, Ludwig van Beethoven et Stendhal.
- Les textes vont de 1609 (Pierre de Ronsard) à 1949 (Ludwig van Beethoven), trois cent quarante ans d'écart entre le plus ancien et le plus récent.
Notre sélection sur les fleurs
Soixante textes composent la sélection sur les fleurs : la source, l'oeuvre, l'éditeur et l'année accompagnent chacun, du sonnet de Pierre de Ronsard écrit en 1609 aux carnets de Ludwig van Beethoven parus en 1949. Des proverbes viennent compléter le corpus, venus des traditions française, japonaise, arabe et ivoirienne, aux côtés des poèmes et des romans qui forment l'essentiel de la liste, et rejoignent par leurs images les citations sur la nature.
Renée Vivien revient plusieurs fois dans le corpus. Dans La Dame à la Louve, elle écrit : « Un flamboyant été de roses se consumait en parfums. L'immense baie des fenêtres découvrait la mer qui miroitait toute sous nos yeux éblouis, ruissellement d'argent fondu et parsemé de cristal. » Le regard s'y attarde sur la mer autant que sur la rose, une scène qui rejoint les citations sur le regard. Pierre de Ronsard, lui, associe la fleur au temps qui passe : « Vivez, si m'en croyez, n'attendez à demain : Cueillez dès aujourd'hui les roses de la vie. » Une invitation reprise depuis quatre siècles, qui rejoint aussi les citations sur la vie.
- La fleur comme lien de confiance ou d'amitié
- La fleur née de l'adversité, pluie ou terrain pauvre
- La fleur ironique, à côté de la guerre ou du temps qui passe
- La fleur comme image du corps ou du décor, dans les romans
Ce que les auteurs disent des fleurs
Laure Conan fait de la fleur une mesure de confiance : « L'amitié sans confiance, c'est une fleur sans parfum. » Une fleur sans parfum reste une fleur, mais elle a perdu ce qui comptait. Ludwig van Beethoven, lui, retourne l'image du côté de l'épreuve : « N'est-ce pas la même pluie qui, en sol salin, fait pousser les ronces et les épines et, dans les jardins, éclore les fleurs ? » Ici, la même eau produit la fleur et l'épine ; rien ne garantit l'une sans risquer l'autre, à l'inverse des citations sur le soleil, qui traitent la lumière comme une force sans ambiguïté.
Deux lectures d'une même fleur
Un proverbe arabe tranche la question autrement que Beethoven : « L'optimiste regarde la rose et ne voit pas les épines ; le pessimiste regarde les épines et ne voit pas la rose. » La fleur ne change pas, seul le regard porté sur elle diffère.
Victor Hugo referme la série sur un vers amer : « Depuis six mille ans, la guerre Plaît aux peuples querelleurs, Et Dieu perd son temps à faire Les étoiles et les fleurs. » Les fleurs y deviennent un effort perdu face à la violence des hommes, un ton loin de l'insouciance de Ronsard citée plus haut. Le rapprochement entre étoiles et fleurs, chez Hugo, rejoint aussi les citations sur les étoiles.
Choisir sa citation selon l'usage
Pour une carte ou une dédicace, la brièveté de Laure Conan fonctionne sans effort. Pour un tatouage, le proverbe français fait le même travail en peu de mots : sa mise en garde tient sur une ligne, sans virgule superflue. Pour une légende de photo au coucher du soleil, le tableau de Renée Vivien, avec sa mer qui miroite, convient mieux que les vers resserrés de Ronsard, et rejoint les citations sur le coucher de soleil.
| Citation | Usage conseillé |
|---|---|
| L'amitié sans confiance, c'est une fleur sans parfum. | Dédicace ou carte, pour son adresse courte. |
| Aujourd'hui en fleur, demain en pleur. | Tatouage, pour sa mise en garde en peu de mots. |
| Cueillez dès aujourd'hui les roses de la vie. | Discours ou carte d'anniversaire, pour son élan. |
| Un flamboyant été de roses se consumait en parfums. | Légende de photo, pour son décor complet. |
Les textes les plus longs, comme les carnets de Beethoven sur la pluie et les épines, ou la strophe de Victor Hugo sur les étoiles et les fleurs, ne conviennent ni au tatouage ni à la carte : leur sens se déploie sur plusieurs lignes et perd sa force une fois coupé.
Vérifier avant de partager
Entre le sonnet de Ronsard publié en 1609 et les carnets de Beethoven parus en 1949, trois cent quarante ans séparent les textes les plus anciens et les plus récents de cette sélection : l'orthographe et l'attribution ont souvent bougé sur un tel écart, ce qui rend la vérification indispensable avant de reprendre un vers ailleurs.
Les proverbes de la sélection, comme celui venu du Japon sur les fleurs du silence, n'affichent ni éditeur ni année : leur source reste la liste qui les recense, à consulter avant de leur prêter un auteur qu'ils n'ont jamais eu.
Le réflexe avant publication
Avant de reprendre un texte de cette page ailleurs, vérifier son auteur, son oeuvre, son éditeur et son année auprès de l'outil de vérification du site : une citation sourcée résiste à ce contrôle, une citation qui circule librement n'y survit pas toujours.
Les 62 autres citations
Tu jetteras mes cendres au vent, elles feront pousser des fleurs qui te réjouiront.
La normalité est une route pavée : on y marche aisément mais les fleurs n'y poussent pas.
Si l’on veut savoir qui m'envoie Ces belles fleurs, Elles me viennent d'où la joie Et les douleurs.
Une chaleur intérieure faisait fondre de joie son âme comme sur les pétales de rose fond la rosée à la chaleur des rayons de l'aurore.
Le jardinage est la passion, belle bête de jardinier.
C'est l'heure où, dans la nuit, les mâchoires délicates s'accouplent à nos gueules, o poètes !
Rrose Sélavy demande si les Fleurs du Mal ont modifié les mœurs du phalle : qu'en pense Omphale ?
Un flamboyant été de roses se consumait en parfums. L’immense baie des fenêtres découvrait la mer qui miroitait toute sous nos yeux éblouis, ruissellement d’argent fondu et parsemé de cristal.
D'où viens-tu ? Où vas-tu, oiseau couleur de nuit ? Quels champs, quelles terres arides as-tu survolées ? As-tu vu les grands casques blancs, dont l'éclat luit Dans la plaine où les armées veulent s'affronter ?
Les mots qu'on n'a pas prononcés sont les fleurs du silence.
言わぬが花 · Iwanu ga hana
Les soucis enlaidissent, c'est la joie qui fait fleurir.
Aucun arbre n'a donné des fruits sans avoir eu d'abord des fleurs.
Fleurs de mars, peu de fruits l’on mangera.
Honneurs changent leurs mœurs, hui en fleurs, demain en vers.
Nous sommes venus chercher le parfum de la Dame en noir !
Il s'appelait Loulou. Son corps était vert, le bout de ses ailes rose, son front bleu, et sa gorge dorée.
La fleur de chardon construit un château Elle monte aux échelles du vent.
L'on vit de ce qu'on n'apprend pas Comme une abeille dans un obus Comme un cerveau tombant de haut De plus haut.
Le moine : … Je suis de la couleur de ceux qu'on persécute !
Le bleu est la couleur typiquement céleste. Le bleu développe très profondément l’élément de calme.
L’herbe de l’été pâlit sous le soleil.La rose, expirant sous les âpres ravagesDes chaleurs, languit vers Pombre, et le sommeilCoule des feuillages.
On dit : un tableau c'est de la couleur. Oui, mais c'est faux. Un tableau c'est un sujet. Personne n'ose plus le dire.
Je vais où va toute chose,Où va la feuille de rose Et la feuille de laurier.
Vous pouvez choisir la couleur que vous voulez, à condition que ce soit le noir.
À LA FRANCHISE : - L'Abeille pique et fait du miel.
Notre cœur est double. Il existe un cœur de chair et un autre, secret et céleste, qui enveloppe le premier, de même que son parfum entoure une rose.
Le vent de printemps court Dans les allées désertes, D'étranges choses passent Avec lui dans un souffle.
Quels singuliers êtres que les garçons ! s'écria Rose.
Geneviève était bien la fleur exquise d’une société malade qui se regarde mourir.
Une hirondelle ne fait pas le printemps.
Une seule expérience, un seul fait, ne suffit pas à tirer des conclusions.
C’est le bouquet.
C’est l’événement qui vient s’ajouter à une série d’événements.
La couleur est un besoin naturel comme l’eau et le feu. C’est une matière première indispensable à la vie, à toute époque de son existence et de son histoire, l’homme l'a associé à ses joies, ses actions, ses plaisirs.
Comme un nid d’aigle, la pieuse demeure se blottissait parmi les rochers. Les passants craignaient la violence de ses parfums. Jadis, le souffle inexorable des fleurs d’oranger avait fait mourir une vierge.
Depuis six mille ans, la guerre Plaît aux peuples querelleurs, Et Dieu perd son temps à faire Les étoiles et les fleurs.
L'imposture avec laquelle les aveuglent parle de la couleur est grave. Mais plus grave est l'impudence avec laquelle les sourds réclament la langue comme instrument du bruit.
Il y a certaines plantes qui donnent une fleur et meurent après, je crois que Soupault est de cette espèce végétale.
Par l'air magique où flotte un parfum de poison, Sa parole semait la puissance des charmes ; le Héros la suivait et sur ses belles armes Secouait les éclairs de l'illustre Toison.
L'optimiste regarde la rose et ne voit pas les épines; le pessimiste regarde les épines et ne voit pas la rose.
Tebɣa tajeǧǧigt n tagut.: Elle veut la rose du brouillard.
Life is not a bed of roses.
La vie n’est pas un long fleuve tranquille
Aujourd’hui en fleur, demain en pleur.
Fille est comme la rose, elle est belle quand elle est éclose.
Fougère de printemps, temps d’automne.
Que très prudents soient les chirurgiens Quand ils prennent le bistouri! Sous leurs délicates incisions Bouge la Coupable- la Vie!
Revenir dans une ville de velours et de porcelaine, les fenêtres seront des vases où les fleurs, qui auront quitté la terre, montreront la lumière telle qu'elle est.
La gloire, comme les phénomènes qui lui sont apparentés - le lever et le coucher du soleil - , a un habit d'or, mais non la consistance de l'or ; elle en a la couleur et l'éclat.
Dioclétian (à Genest) : Mais on vante surtout l'inimitable adresse Dont tu feins d'un Chrétien le zèle et l'allégresse Quand, le voyant marcher du Baptême au trépas, Il semble que les feux soient des fleurs sous tes pas.
Le coiffeur avait vu de suite qu’il avait affaire à une petite fille gâtée ; il ne fit aucune objection et la coiffa selon le mauvais goût qu’elle avait montré dans le choix des fleurs.
Vivez, si m'en croyez, n'attendez à demain : Cueillez dès aujourd'hui les roses de la vie.
Ah ! La maison Où les sourcils que forment les feuilles des saules, En s'étalant Avec présomption, Déshonorent le visage du printemps !
Si tu veux être heureux un jour, enivre-toi ; un mois, tue ton cochon ; un an, marie-toi ; toute ta vie, fais-toi jardinier.
Pauvre étoile brillante à l'abri des pêcheurs elle étend voluptueusement ses cinq branches délicates et fait tant que l'huître libère à la fin la perle dont le temps et la maladie lui avaient fait don.
La lune s'attristait. Des séraphins en pleurs Rêvant, l'archet aux doigts, dans le calme des fleurs Vaporeuses, tiraient de mourantes violes De blancs sanglots glissant sur l'azur des corolles - C'était le jour béni de ton premier baiser.
Tout est étrange. Les choses sont immenses et minuscules. Les tiges des fleurs sont épaisses comme des troncs de chêne. Les feuillages sont hauts comme les dômes de vastes cathédrales. Nous sommes des géants couchés ici, capables de faire frémir les forêts.
Ô heureuses choses vivantes ! Nulle langue Ne saurait déclarer leur beauté : Un printemps d'amour jaillit de mon cœur, Et je les bénis à mon insu : Sûrement mon saint bienveillant prit pitié de moi, Et je les bénis à mon insu.
Fatidique cours Des astres, Oh ! dis-moi vers quels Mornes ou cruels Désastres L’implacable enfant, Preste et relevant Ses jupes, La rose au chapeau, Conduit son troupeau De dupes ?
Ce fut par ces traductions arabes des ouvrages de science et de philosophie grecque que l'Europe reçut le ferment de tradition antique nécessaire à l'éclosion de son génie.
Le contact précoce et fréquent avec la mort incline à un état d'esprit qui vous rend plus délicat et plus sensible aux duretés, trivialités et, disons-le, au cynisme de la vie quotidienne.
Permettez, ô sirène, Voici que votre haleine Embaume la verveine ; C'est l'printemps qui s'amène ! - Ce système, en effet, ramène le printemps, Avec son impudent cortège d'excitants.
On n’avait jamais vu un enterrement plus gai. Il est vrai que la morte était une vieille poupée, sans couleur, sans cheveux, sans jambes et sans tête, et que personne ne l’aimait ni ne la regrettait.
Veu que tu es plus blanche que le liz, Qui t’a rougy ta lèvre vermeillette ? D’un si beau teint qui est-ce qui t’a mis Sur ton beau sein cette couleur rougette ? Qui t’a noircy les arcs de tes sourcis ? Qui t’a bruny tes beaux yeux, ma maistresse ?
De la rencontre de ce qui aura été vécu et de ce qui aura été imaginé, doivent jaillir ces flammes dont le galop fleurira d’incandescence les icebergs à la dérive sur tous les arctiques et les antarctiques du refoulement.
Questions fréquentes
Combien de citations sur les fleurs cette page publie-t-elle ?
La page en réunit 60, citations et proverbes confondus, tous issus du domaine public et accompagnés de leur auteur, leur oeuvre, leur éditeur et leur année de publication.
Quelle est la citation sur les fleurs la plus connue de cette page ?
Le vers de Pierre de Ronsard, « Cueillez dès aujourd'hui les roses de la vie », compte parmi les plus reprises de la sélection : il condense en une ligne l'invitation à profiter du temps présent.
Peut-on utiliser ces citations librement ?
Oui : tous les auteurs de cette sélection sont morts avant 1955, leurs textes appartiennent donc au domaine public. Conserver l'auteur, l'oeuvre, l'éditeur et l'année affichés ici reste préférable à une citation sans référence.
Comment savoir si une citation est bien de l'auteur annoncé ?
En comparant le texte à un auteur, une oeuvre, un éditeur et une année vérifiables, comme ceux affichés sur cette page, plutôt qu'à une version qui circule sans référence précise.
Sources et méthode
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