Citations
38 citations sur la souffrance intérieure, sourcées
Trente-huit citations sur la souffrance intérieure composent cette sélection, chacune reliée à son auteur, son oeuvre, son éditeur et son année de publication. Six proverbes complètent trente-deux textes signés. Ces textes restent littéraires : ils n'ont pas vocation à remplacer l'écoute d'un professionnel.
Page mise à jour le 01/09/2026
Pour commencer
Sous la tristesse et l'angoisse des cieux Les lieues S'en vont autour des plaines ; Sous les cieux bas Dont les nuages traînent Immensément, les lieues Se succèdent, là-bas.
Pour bien des gens, le seul fait de changer de demeure est une cause de profonde tristesse. Il reste toujours attaché à l'ancien foyer un morceau d'existence perdu à jamais.
Il est deux êtres en chaque homme ; l'un est éveillé dans l'obscurité, l'autre est endormi dans la lumière.
Il y a, pendant la pluie, une certaine obscurité qui allonge tous les objets.
À retenir
- 38 citations sur la souffrance intérieure composent cette sélection, dont 6 proverbes, chacune avec son auteur, son oeuvre, son éditeur et son année.
- Six auteurs reviennent plusieurs fois dans le corpus : Joseph Joubert, Johann Wolfgang von Goethe, Ludwig Wittgenstein, Friedrich Nietzsche, Émile Verhaeren et Franz Werfel.
- Les éditions vont de 1840 à 2014, un écart de cent soixante-quatorze ans entre le texte signé le plus ancien et le plus récent.
Notre sélection sur la souffrance intérieure
38 textes composent cette sélection sur la souffrance intérieure, celle qui reste silencieuse ou se dit à mots couverts. Six proverbes y côtoient trente-deux textes signés, chacun avec son auteur, son oeuvre, son éditeur, son année et un lien vers sa source. Ces citations restent des textes littéraires : elles éclairent une expérience, elles ne la soignent pas, et ne remplacent en rien l'écoute d'un professionnel.
Émile Verhaeren, dans Les Campagnes hallucinées chez Gallimard en 1982, associe le paysage à l'état intérieur : « Sous la tristesse et l'angoisse des cieux Les lieues S'en vont autour des plaines ; Sous les cieux bas Dont les nuages traînent Immensément, les lieues Se succèdent, là-bas. » George Sand, dans Lélia publié chez Gallimard en 1985, situe la souffrance dans une profondeur qu'on ne mesure jamais : « Le cœur de l'homme est un abîme de souffrance dont la profondeur n'a jamais été sondée et ne le sera jamais. » Franz Werfel, dans Les 40 jours du Musa Dagh chez Albin Michel en 1989, la relie à la perte d'un lieu familier : « Pour bien des gens, le seul fait de changer de demeure est une cause de profonde tristesse. Il reste toujours attaché à l'ancien foyer un morceau d'existence perdu à jamais. »
| auteur | oeuvre citée |
|---|---|
| Joseph Joubert | Pensées |
| Johann Wolfgang von Goethe | Maximen und Reflexionen |
| Ludwig Wittgenstein | Remarques philosophiques |
| Friedrich Nietzsche | Le Gai Savoir |
| Émile Verhaeren | Les Campagnes hallucinées |
| Franz Werfel | Les 40 jours du Musa Dagh |
Ce que les auteurs disent de la souffrance intérieure
Le corpus ne dit pas une seule chose de la souffrance intérieure : trois lignes s'y croisent sans se rejoindre.
Sur sa mesure, George Sand en fait un abîme qu'on ne sonde jamais entièrement. Honoré de Balzac, dans La Peau de chagrin, tempère cette idée d'un trait plus ironique : « Nous avons tous la prétention de souffrir beaucoup plus que les autres. »
Sur son origine, Søren Kierkegaard la rattache à la liberté elle-même : « L'angoisse est le vertige de la liberté. » François L'Hermite, à l'inverse, décrit une douleur reçue de l'extérieur : « Mon cœur triste et glacé qu'une horreur environne Est tout meurtri des coups que la douleur lui donne. »
Sur sa place dans une vie, Edgar Allan Poe la présente comme la contrepartie du bonheur : « Ne jamais souffrir serait équivalent à n'avoir jamais été heureux. » Un proverbe français en fait au contraire une fatalité qui se reporte sur autrui : « Il faut souffrir ou faire souffrir. »
Choisir sa citation selon l'usage
Un mot d'esprit ne se lit pas comme un raisonnement complet : la nature du texte oriente son usage, plus encore sur un sujet aussi personnel.
| Source | Usage conseillé | Pourquoi |
|---|---|---|
| Søren Kierkegaard | Carte, tatouage | Six mots, une formule dense |
| Honoré de Balzac | Légende de photo, trait d'esprit | Une pointe d'autodérision sur la comparaison des peines |
| Xavier de Maistre | Discours, dédicace longue | Un raisonnement complet sur la solitude, pas une formule isolée |
La phrase de Søren Kierkegaard, « L'angoisse est le vertige de la liberté. », tient en six mots : elle se prête à une carte ou à un tatouage sans coupure. Le mot d'Honoré de Balzac sur la prétention à souffrir plus que les autres garde une pointe d'autodérision qui convient à une légende de photo, pas à un message solennel. L'extrait de Xavier de Maistre, « Malheur à celui qui ne peut être seul un jour de sa vie sans éprouver le tourment de l'ennui, et qui préfère, s'il le faut, converser avec des sots plutôt qu'avec lui-même ! », porte en revanche un raisonnement complet sur la solitude : il convient à un discours ou une dédicace longue. Aucun de ces textes ne convient à un message adressé à une personne en détresse réelle : une citation, même juste, ne remplace jamais une parole d'écoute.
Vérifier avant de partager
Un texte sur la souffrance, plus qu'un autre, mérite d'être vérifié avant d'être partagé : mal sourcé, il peut prêter à un auteur une position qu'il n'a jamais tenue. Sur cette page, chaque citation renvoie à une oeuvre, un éditeur et une année précis. Le corpus signé couvre 1840, année des Œuvres complètes de Xavier de Maistre chez Charpentier, à 2014, année de l'Histoire du développement des fonctions psychiques supérieures de Lev Vygotski chez La Dispute, cent soixante-quatorze ans d'écart.
Avant de partager, une précaution
Ces citations décrivent une expérience littéraire ou philosophique de la souffrance, elles ne constituent pas un avis médical. Une personne confrontée à une souffrance intérieure durable trouve auprès d'un professionnel de santé une écoute qu'aucune phrase, aussi juste soit-elle, ne peut remplacer.
Le sujet se prolonge ailleurs sur le site : les citations sur la souffrance et les citations tristes sur la vie approfondissent le même terrain, les citations sur la peur et les citations sur la nature abordent des tourments voisins, tandis que les citations sur la vie et les citations sur la lumière ouvrent vers un versant plus lumineux.
Les 34 autres citations
Mon cœur triste et glacé qu'une horreur environne Est tout meurtri des coups que la douleur lui donne.
Malheur à celui qui ne peut être seul un jour de sa vie sans éprouver le tourment de l’ennui, et qui préfère, s’il le faut, converser avec des sots plutôt qu’avec lui-même !
Le cœur de l'homme est un abîme de souffrance dont la profondeur n'a jamais été sondée et ne le sera jamais.
Ne jamais souffrir serait équivalent à n’avoir jamais été heureux.
Nous avons tous la prétention de souffrir beaucoup plus que les autres.
Je ne dois pas aimer ma souffrance parce qu'elle est utile, mais parce qu'elle est.
L'angoisse est le vertige de la liberté.
Qu'il y ait sans fin lutte, souffrance, gaspillage, on devait l'accepter, et joyeusement, car c'est le sol où pousse l'esprit.
Si l'angoisse n'existait pas, le refoulement n'aurait pas de raison d'être, et partant il n'y aurait ni projection ni formation de symbole.
La nature est l’esprit visible, l’esprit la nature invisible.
Il faut souffrir ou faire souffrir.
Si on ne veut pas souffrir soi-même, on est toujours amené à faire souffrir les autres.
Qui trop embrasse mal étreint.
Qui entreprend trop de choses à la fois ne réussit à rien.
Ne tourmentez plus Rrose Sélavy car mon génie est énigme. Caron ne le déchiffre pas.
Tout me fut une souffrance, car je n'avais pas encore le sentiment, si rassurant, si égoïste, de la beauté éparse dans les choses, de la beauté qui, seule, suffit à expliquer, à excuser ce malentendu, ce crime : l'univers.
Comme il est profond, ce mystère de l’Invisible !
Un bon Allemand ne peut souffrir les Français, mais pourtant il boit leurs vins très-volontiers.
Qui craint de souffrir souffre déjà de ce qu’il craint.
On ne peut pas aider celui qui aime souffrir.
Signification : Deux personnes qui se combattent font souffrir leur entourage.
Difficile chose est de souffrir aise.
Femme de devant chagrin et tourment, femme de derrière pain à manger.
Je tâchai de retrouver au fond de ma mémoire, plus épuisée qu’une coupe vide, quelques mots de prière… Et des pensées libidineuses vinrent me tourmenter, pareilles à de rouges diablotins.
Le caractère illimité de l’espace visuel a son maximum de clarté lorsque nous ne voyons rien, dans l’obscurité complète.
À l’arrière-plan de nos pensées, vraies ou fausses, demeure toujours un fond obscur, que nous ne pourrons mettre au jour et formuler comme pensée que plus tard.
À vrai dire, la tolérance ne devrait être qu'une attitude temporaire : elle doit conduire à la reconnaissance. Souffrir autrui, c'est l'outrager.
Être profond et sembler profond. - Celui qui se sait profond s'efforce d'être clair ; celui qui voudrait sembler profond à la foule s'efforce d'être obscur.
Chez eux [les Anciens], la difformité offrait à la pensée une image invisible de la beauté absente.
Wagner nous prend pour des - - , il répète une chose, jusqu’à ce que l’on désespère, - que l’on ait la foi.
L'attention aussi constitue une authentique base sans laquelle resterait obscur le développement des concepts,...
Nous cherchons en général les agréments de l'étude; aussi, les œuvres qui passent pour traiter de choses infiniment ardues demeurent dans l'obscurité et dans l'oubli.
Quant aux dieux, je ne puis dire s’ils existent ou non ; bien des raisons m’en empêchent, entre autres l’obscurité de la question et la brièveté de la vie humaine.
Venus purs du néant, nous en partons impurs. Venus heureux, nous repartons pleins de misère. L'eau des pleurs dans les yeux, au cœur un feu obscur, nous rendons l'âme à l'air et mourrons dans la terre.
Les patriotes doivent-ils se servir des mains du patriotisme pour tourmenter les patriotes ? Tu te plains, Hébert, mais rappelle-toi les principes ; que tu aies tort, que tu aies raison, c'est ce que le temps fera connaître au public.
« Mon Dieu, je choisis tout. » Je ne veux pas être une sainte à moitié, cela ne me fait pas peur de souffrir pour vous, je ne crains qu'une chose c'est de garder ma volonté, prenez-la, car « Je choisis tout » ce que vous voulez!
Questions fréquentes
Combien de citations sur la souffrance intérieure cette page publie-t-elle ?
Cette page réunit 38 citations sur la souffrance intérieure, dont 6 proverbes anonymes. Les trente-deux textes restants portent chacun un nom d'auteur, une oeuvre, un éditeur et une année.
Quelle est la citation sur la souffrance intérieure la plus connue de cette page ?
La phrase de Søren Kierkegaard, « L'angoisse est le vertige de la liberté. », tirée du Concept de l'angoisse (Gallimard, 1964), reste la formule la plus reprise de ce corpus en dehors de son contexte philosophique.
Peut-on utiliser ces citations librement ?
Les auteurs signés de cette sélection sont tous morts avant 1956, condition du domaine public en France ; les six proverbes, sans nom associé, échappent par nature à cette question. Leur usage reste littéraire : ces textes ne remplacent à aucun moment un avis professionnel face à une souffrance réelle.
Comment savoir si une citation est bien de l'auteur annoncé ?
Un lien accompagne chaque texte signé de cette page vers sa fiche wikiquote, et chaque proverbe vers le wiktionnaire, avec l'oeuvre et l'édition d'origine quand elles sont connues. Une phrase qui circule sans cette référence, surtout sur un sujet aussi sensible, mérite d'être vérifiée avant d'être reprise.
Sources et méthode
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