Citations
Citations tristes sur la vie : soixante textes sourcés
Soixante citations sur la vie triste, choisies parmi des auteurs du domaine public, disent la lourdeur du quotidien loin du deuil ou de la rupture amoureuse. Proverbes anonymes, vers de Racine, maximes de Vauvenargues : chacune porte son oeuvre, son éditeur et son année, à vérifier avant de la partager.
Page mise à jour le 01/09/2026
Pour commencer
Je suis née comme toi dans la vallée des larmes et tous les malheureux qui rampent sur la terre sont mes frères.
Titus : Ah, Rome! Ah Bérénice! Ah, prince malheureux!Pourquoi suis-je empereur? Pourquoi suis-je amoureux?
On est heureux ou malheureux par une foule de choses qui ne paraissent pas, qu’on ne dit point et qu’on ne peut dire.
Nous avons gagné la guerre et non sans peine ; maintenant, il va falloir gagner la paix, et ce sera peut-être le plus difficile !
À retenir
- Soixante citations composent cette sélection, du proverbe anonyme à l'alexandrin de Racine.
- Six auteurs reviennent le plus souvent : Pierre-Marc-Gaston de Lévis, François L'Hermite, Jacques Roumain, Matthew Phipps Shiel, Karl Kraus et Benjamin Constant.
- Benjamin Constant apparaît deux fois avec Adolphe, dans deux éditions différentes (Charpentier 1845, Le livre de poche 1988).
Notre sélection : Citations tristes sur la vie
Soixante citations composent cette page, retenues pour parler de la vie elle-même, pas d'un deuil ni d'une rupture précise. Six auteurs y reviennent plus que les autres : Pierre-Marc-Gaston de Lévis, François L'Hermite, Jacques Roumain, Matthew Phipps Shiel, Karl Kraus et Benjamin Constant. Autour d'eux, des proverbes anonymes venus de plusieurs langues et des noms isolés, de Racine à Simone Weil.
George Sand ouvre le ton dans Lélia, sur des mots adressés « dans la vallée des larmes et tous les malheureux qui rampent sur la terre sont mes frères. » Pierre-Marc-Gaston de Lévis, le plus présent de la liste, tranche par la sécheresse de ses maximes : « À voir avec quel empressement l'on donne tort aux malheureux, l'on dirait que le blâme dispense de la pitié. » Simone Weil referme la page sur un ton plus âpre encore, dans La Pesanteur et la Grâce : « Le malheur contraint à reconnaître comme réel ce qu'on ne croit pas possible. »
| Oeuvre | Auteur | Année | Éditeur |
|---|---|---|---|
| Lélia (version de 1833) | George Sand | 1985 | Gallimard |
| La Pesanteur et la Grâce | Simone Weil | 1988 | Plon |
| Adolphe | Benjamin Constant | 1988 | Le livre de poche |
| Maximes et réflexions sur différents sujets de morale et de politique | Pierre-Marc-Gaston de Lévis | 1812 | Renouard |
| Gouverneurs de la rosée | Jacques Roumain | 1946 | Messidor |
Ce que les auteurs en disent
Trois lignes traversent cette sélection, et elles ne s'accordent pas entre elles. La première oppose le malheur qui s'accumule au malheur qui révèle : un proverbe français dit « Un malheur ne vient jamais seul », simple constat d'accumulation, quand Simone Weil y voit une fonction, presque un service rendu : « Le malheur contraint à reconnaître comme réel ce qu'on ne croit pas possible. »
La deuxième ligne tient à l'amour. Benjamin Constant, dans Adolphe, y revient deux fois : « Malheur à l’homme qui, dans les premiers moments d’une liaison d’amour, ne croit pas que cette liaison doit être éternelle. » puis, plus tard dans le même roman : « C'est un affreux malheur de n'être pas aimé quand on aime ; mais c'en est un bien grand d'être aimé avec passion quand on n'aime plus. » Les deux malheurs qu'il décrit sont opposés terme à terme, l'absence d'amour et son excès.
La troisième ligne concerne le ton à tenir devant la tristesse. Karl Kraus la traite par le paradoxe : « Écrire un aphorisme quand on le peut est souvent difficile. Il est plus facile d'écrire un aphorisme quand on ne peut pas. » François L'Hermite, à l'inverse, reste dans le registre tragique pur : « La tristesse et la peur troublent les matelots Quand les vents mutinés font soulever les flots. » Le premier ironise sur sa propre difficulté à écrire, le second met la tristesse en scène sans recul.
Choisir sa citation selon l'usage
Pour un tatouage ou une légende courte, les proverbes de la liste tiennent en une ligne : « Être malheureux comme les pierres » ou « Malheureux celui qui n'a personne » se lisent d'un coup, sans contexte à fournir. Pour un discours, la formule de Georges Clemenceau garde son ampleur : « Nous avons gagné la guerre et non sans peine ; maintenant, il va falloir gagner la paix, et ce sera peut-être le plus difficile ! » Pour une légende de photo de paysage, les vers d'Émile Verhaeren sur les plaines sous un ciel bas conviennent mieux qu'une maxime sèche : leur longueur et leur rythme portent une image, pas une carte.
Un texte à manier avec prudence
L'invocation de Callimaque de Cyrène, « Artémis - malheur à qui, chantant, l'oublie - Artémis, qui aime l'arc et les chasses, et les chœurs nombreux, et les jeux sur la montagne », reste un chant antique construit pour être suivi de tout un poème : isolée sur une carte ou une légende de photo, elle perd le mouvement qui la porte.
Vérifier avant de partager
Adolphe de Benjamin Constant est cité deux fois sur cette page, dans deux éditions distinctes, l'une chez Charpentier en 1845, l'autre au Livre de poche en 1988 : sans cette précision d'édition, impossible de savoir laquelle des deux pages a servi de source à une citation qui circule. Les éditions réunies ici s'étendent sur plus de trois siècles, de 1697 pour Inès de Cordoue de Catherine Bernard à 2015 pour la traduction d'Œuvres romanesques de Dostoïevski chez Actes Sud.
Une citation qui circule sans ces quatre repères, ou qui change de forme d'un site à l'autre, se vérifie avec l'outil de vérification du Florilège avant d'être partagée ou imprimée.
Ces citations sur la vie triste se prolongent sur des thèmes proches :
Les 116 autres citations
La gloire est le soleil des morts, de ton vivant, tu seras malheureux comme tout ce qui fut grand, et tu ruineras tes enfants.
Nous querellons les malheureux pour nous dispenser de les plaindre.
À voir avec quel empressement l'on donne tort aux malheureux, l'on dirait que le blâme dispense de la pitié.
Pour un pauvre, il est difficile d'être sans amertume. Pour un riche, il est facile d'être sans arrogance.
Ces malheureux rois, Dont on dit tant de mal, ont du bon quelquefois.
Malheureux, Catulle, cesse d'être sot et ce que tu vois perdu, tiens-le pour perdu.
Il n'y a rien de plus malheureux qu'un homme dont la conscience n'est pas nette.
Les amants malheureux ne le seraient pas assez, s’ils n’avaient que des maux véritables.
La tristesse et la peur troublent les matelots Quand les vents mutinés font soulever les flots.
L’entraide, c’est l’amitié des malheureux.
Être malheureux comme les pierres.
être extrêmement malheureux
Heureux au jeu, malheureux en amour.
se dit à propos des personnes qui gagnent au jeu. La contrepartie de la chance dans le domaine du jeu est la malchance dans le domaine de l’amour une expression familière dit également : « une chance de cocu », illustré entre autres dans le film l’année dernière à marienbad
Il y a des jours où les petits affronts sont plus difficiles à supporter qu'une blessure grave.
La solitude polaire pèse d'un énorme poids sur une malheureuse âme humaine.
Mon cœur triste et glacé qu'une horreur environne Est tout meurtri des coups que la douleur lui donne.
La prière est la plus douce consolation du malheureux, il devient plus fort quand il a prié.
Sous la tristesse et l'angoisse des cieux Les lieues S'en vont autour des plaines ; Sous les cieux bas Dont les nuages traînent Immensément, les lieues Se succèdent, là-bas.
Je ne peux pas imaginer une situation susceptible de faire sombrer un navire. Je ne peux concevoir qu'un malheur puisse frapper ce vaisseau. La construction navale est au delà de cela.
La stupidité et la tristesse de la civilisation présente sont dues, au moins en partie, à la suppression des formes élémentaires de la jouissance esthétique dans la vie quotidienne.
Malheureux celui qui n'a personne.
Corciu à chi ùn hà à nimu.
Mariage en septembre : soit veuf soit malheureux.
Matrimoniu sittimbrinu o vèduvu o mischinu.
Le malheur d'autrui ne guérit pas une peine.
Argent comptant porte médecine, argent emprunté porte tristesse.
Fuis mélancolie, tristesse et folie.
Qu’il est dur, ... de ne commencer à connaître le ciel que lorsqu’on me ravit le droit de le contempler !
Le kantisme a les mains pures ; par malheur, il n'a pas de mains.
Il est difficile en art de dire quelque chose d’aussi bon que… ne rien dire.
J'ai découvert que tout le malheur des hommes vient d'une seule chose, qui est de ne pas savoir demeurer au repos dans une chambre.
On sait trop tout le prix du malheur Pour le perdre en disert gaspillage. Vous n'aurez ni mes traits ni mon âge, Ni le vrai mal secret de mon cœur.
Le supplice est plus dur aux bourreaux qu'aux victimes.
Trouver n'est rien. Le difficile est de s'ajouter ce qu'on trouve.
Triste époque ou le pathos de la sensualité se ratatine en galanterie.
Écrire un aphorisme quand on le peut est souvent difficile. Il est plus facile d'écrire un aphorisme quand on ne peut pas.
Ne fais pas ta joie du malheur d'autrui.
Malheur à l’homme qui, dans les premiers moments d’une liaison d’amour, ne croit pas que cette liaison doit être éternelle.
C'est un affreux malheur de n'être pas aimé quand on aime ; mais c'en est un bien grand d'être aimé avec passion quand on n'aime plus.
Le jour d'aujourd’hui fut triste, pluvieux, sans éclaircie, un peu comme ma vieillesse future.
Mazetto : Vous avez l'air contrarié. Fabio : C'est que le bonheur me rend triste ; il me force à penser au malheur qui le suit toujours de près.
Un critérium du réel, c'est que c'est dur et rugueux. On y trouve des joies, non de l'agrément. Ce qui est agréable est rêverie.
Le malheur contraint à reconnaître comme réel ce qu'on ne croit pas possible.
C'est une chose aussi triste que bizarre qu'il faille, pour se faire mieux voir des gens, leur jeter de la poudre aux yeux.
L'admiration préserve du malheur de l'envie.
Il est difficile de ne pas écrire de satires.
La terre est sombre et capricieuse, vive et maléfique. Elle déchire ses petits comme un chat cannibale.
À chaque siècle, les hommes, pour épicer la vie, aliment amer au goût, la relèvent d'idées nouvelles qui finalement la rendent encore plus indigeste.
Quiconque est dur envers soi l'est généralement aussi envers les autres.
Il est plus difficile de se pardonner des griefs mal définis que des torts précis.
L’Amour, dur forgeron, m’a jeté sur l’enclume ; Il a trempé mon cœur dans des torrents glacés…
Le malheur bouleverse comme la bile, ça remonte à la bouche et alors les paroles sont amères.
Nous chantons Artémis - malheur à qui, chantant, l'oublie - Artémis, qui aime l'arc et les chasses, et les chœurs nombreux, et les jeux sur la montagne.
Quand l’homme ne rencontre pas le malheur autour de lui, il le cherche en lui-même, jusqu’à ce qu’il le trouve.
Garde ton malheur de peur qu'il ne t'arrive pire (équivalent.
« Un tien vaut mieux que deux tu l'auras »)
À quelque chose malheur est bon.
Quelquefois une infortune nous procure des avantages que nous n’aurions pas eus sans elle.
Un malheur ne vient jamais seul.
Proverbe signifiant que lorsqu’on commence à avoir des ennuis, il est rare que d’autres ne surviennent pas également. C’est ce qu’on appelle communément la « loi des séries ».
Malheureuse organisation que la mienne ! Pauvre homme que je suis, à qui rien n'apparaît comme à tous ; qui, à cause d'une étincelle, d'une feuille jaune, d'un silence, crie à l'incendie ! à l'arbre mort ! au désespoir !
Celui qui ressent sa propre vie et celle des autres comme dénuées de sens est fondamentalement malheureux, puisqu'il n'a aucune raison de vivre.
Les hommes sont bien malheureux! Ils flottent sans cesse entre de fausses espérances et des craintes ridicules, et, au lieu de s'appuyer sur la raison, ils se font des monstres qui les intimident, ou des fantômes qui les séduisent.
Je reviens de la basilique, saturé de tristesse, ayant vu quelques touristes... Puis je me suis dit que l'irrévérence de ces animaux est moins offensante pour Dieu que la médiocrité des dévots qui baisent la terre ostensiblement.
Ce qui rend les misères de la prison encore plus grandes en un sens, c’est quand elles tombent sur des innocents ou sur des malheureux.
Personne n'est exempt de dire des fadaises. Le malheur est de les dire curieusement.
Les gens ne comptent que leur malheur ; leur bonheur, ils ne le comptent jamais. S'ils le comptaient comme il faut, ils comprendraient que chacun a sa part en réserve.
Il faut éliminer le malheur autant qu'on le peut de la vie sociale, car le malheur ne sert qu'à la grâce et la société n'est pas une société d'élus. Il y aura toujours assez de malheur pour les élus.
Malheur à celui qui ne peut être seul un jour de sa vie sans éprouver le tourment de l’ennui, et qui préfère, s’il le faut, converser avec des sots plutôt qu’avec lui-même !
Il y a une chose plus triste que d'avoir raté ses idéaux, c'est de les avoir réalisés.
Il n'y a pas de malheur pire que celui qu'on a.
Le miel est amer dans la bouche du malade.
C'est au bois dur qu'on attache le boeuf.
Quand le malheur doit t'arriver, même un coton peut te blesser.
Comme est triste la banc où jamais aucune barbe blanche ne s'assied.
Com'hè corcia a panca indù ùn ci posa barba bianca.
Aux bons il arrive souvent malheur.
Ce qui est amer à la bouche peut être doux au cœur.
Ceux que le malheur n’abat point, il les instruit.
En ce monde n’a que heur et malheur.
En grand fardeau n’est pas l’acquit.
En temps de famine il n’est pas de pain dur.
Facile c’est de penser, difficile est pensée jeter.
Fille qui siffle ou poule qui chante le coq, annoncent un malheur.
Fille qui siffle, coq qui pond, portent malheur à une maison.
Fortune la féconde est facile à trouver et difficile à retenir et garder.
En pensant à la dépendance où ils se sont mis de moi pour me tenir dans la leur ils me font une pitié réelle. Si je ne suis malheureux ils le sont eux-mêmes, et chaque fois que je rentre en moi je les trouve à plaindre.
Orgon : Ce que je viens d’entendre, ô Ciel ! est-il croyable ? Tartuffe : Oui, mon frère, je suis un méchant, un coupable, Un malheureux pécheur tout plein d’iniquité, Le plus grand scélérat qui jamais ait été.
Vous n’êtes pas du nombre des accusés, cependant vous venez solliciter pour eux auprès de l’assemblée nationale. Tous les amis de l’humanité ont déjà pressenti que vos clients sont plus malheureux que coupables.
La seule épigramme permise à la Misère est d' obliger la Justice et la Bienfaisance à des dénis injustes. Quand les malheureux ont convaincu la Société de mensonge, ils se rejettent plus vivement dans le sein de Dieu.
Lettre à Dallas du 3 septembre 1811 : Je ne veux pas entendre parler de votre immortalité ; nous sommes déjà assez malheureux dans cette vie pour ne pas en envisager une autre.
Il est laid, contrefait, torturé… Mais il est intelligent, et il a je ne sais quoi, une sorte de feu sombre.
Le malheur est une espèce de talisman dont la vertu consiste à corroborer notre constitution primitive : il augmente la défiance et la méchanceté chez certains hommes, comme il accroît la bonté de ceux qui ont un cœur excellent.
L'unique source de salut et de grandeur pour la France, c'est de reprendre contact avec son génie au fond de son malheur.
Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites ! car vous parcourez la mer et la terre pour faire un prosélyte ; et quand il l’est devenu, vous le rendez fils de la géhenne deux fois plus que vous.
Je suis désolé d'avoir l'air de faire le difficile avec vous, d'avoir l'air exigeant, quand au contraire je suis extrêmement franc, décidé, parfois irascible, sauvage même, si vous le voulez, mais jamais difficile ni exigeant.
Amis, l’expérience du malheur nous l’apprend[79] : quand l’homme est assailli par la vague de l’infortune,tout lui devient un objet de crainte ; mais si le sort le favorise, il croit que le vent de la prospérité soufflera toujours.
Élisabeth : ... Inconstante multitude, qui tourne à tout vent ! Malheur à qui s'appuie sur ce roseau !
Ce n’est pas de mourir pour sa foi qui est le plus malaisé, maître Harry ; chaque homme de chaque nation a fait cela : c’est d’y vivre qui est difficile, ….
Ah ! Mazarin, Mazarin ! tu n’as pas confiance en moi ! tant pis, cela te portera malheur !
Il lève, l'illustre Ouvrier, Ses bras dans la rouge fumée, Et bat sur l'enclume enflammée Le fer souple et le dur acier.
Examinez bien vos paroles, et vous trouverez que, lors même que vous n'avez aucune motif d'être faux, il est très difficile de dire l'exacte vérité.
La Providence, c’est le propre vouloir du nègre de ne pas accepter le malheur.
Maintenant, je passe par un désert aride, et parce que... l'eau est rare... le goût est amer.
La nuit s’en va abandonnant sur le lit individuel un bouquet de nénuphars. Au matin, le gardien voit le bouquet. Il questionne le fou qui ne répond pas et dès lors, aux bras de la camisole de force, le malheureux ne sortira plus de sa cellule.
La société humaine, qui ne fait rien pour assurer la vie des hommes libres, s'emploie par tous les moyens, dans ses prisons et ses asiles d'aliénés, à préserver de l'autodestruction la vie de malheureux désespérés. C'est une de ses contradictions absurdes.
Toutes les histoires vraies portent avec elles une instruction, bien que dans quelques-unes le trésor soit difficile à trouver, et si mince en quantité que le noyau sec et ridé ne vaut souvent pas la peine que l'on a eue de casser la noix.
Il faut pour être heureux, s’être défait des préjugés ; être vertueux ; se bien porter ; avoir des goûts et des passions ; être susceptible d’illusion ; car nous devons la plupart de nos plaisirs à l’illusion, et malheureux est celui qui la perd.
Mademoiselle Lavendar : C'est ça le pire, ou le meilleur, dans la vie, Anne. Elle refuse de vous abandonner à votre sort. Elle persiste à essayer de vous consoler ; et elle y parvient, même quand vous êtes bien décidé à être malheureux et romantique.
Le flot vient jusqu'ici, une flaque près de là où était son pied. Me pencher dessus, y voir ma tête, miroir sombre, souffler dessus, ça bouge. Tous ces rochers ont des traits, des cicatrices, des initiales.
Le vierge, le vivace et le bel aujourd'hui Va-t-il nous déchirer avec un coup d'aile ivre Ce lac dur oublié que hante sous le givre Le transparent glacier des vols qui n'ont pas fui !
Lisette Mais on dit qu'aux Auteurs la critique est utile. Philinthe La critique est aisée, et l'art est difficile C'est là ce qui produit ce peuple de censeurs, Et ce qui rétrécit les talents des auteurs.
Trofimov : Le voilà le bonheur, le voilà qui arrive. Il s'approche de plus en plus, j'entends déjà ses pas. Et si nous ne le voyons pas, si nous ne le reconnaissons pas, est-ce un malheur ? D'autres le verront !
Ici le chancelier suédois Oxenstiern éprouva la dure vérité que trente empereurs avaient sentie avant lui : que, de toutes les entreprises difficiles, la plus difficile était de tirer de l'argent des Allemands.
Il est un bel échantillon de misère physiologique. Il a les yeux creux, le visage sombre et renfrogné. De sourdes tempêtes soufflent dans son esprit et dans son ventre…
On voyait, au travers du rideau de batiste, Tes boucles dorer l'oreiller, Et, sous leurs cils mi-clos, feignant de sommeiller, Tes beaux yeux de sombre améthyste.
L’amour n’est donc pas une condition inévitable de la vie, il n’en est qu’une circonstance, un désordre, une époque… que dis-je ? un malheur ! une crise… une crise terrible ;… elle passe, et voilà tout.
Les soldats savent parfaitement qu'il n'est pas d'officier plus roide et plus exigeant que celui qui a été simple soldat. Il n'y a pas de patron plus difficile avec ses ouvriers que celui qui fut ouvrier.
Fille qui coure, table qui branle et femme qui parle latin, feront toujours triste fin.
Fille qui se promène, table qui tremble, femme qui parle latin, auront une triste fin.
Celles-ci, cœurs inexpliqués, Mettent en rythmes compliqués Leurs mélodieuses tristesses De poétesses. D’autres par l’esprit le plus fin Nous ravissent. D’autres enfin, Et certes ce n’est pas un crime, Font de l’escrime.
C'est l'instant du réveil qui est le plus fatal pour les infortunés ; le calme des idées, l'oubli instantané de leurs maux, tout les rappelle au malheur avec plus de force, tout leur en rend alors le poids plus onéreux.
Toujours superstitieuse, toujours avide du bien d'autrui, toujours barbare, rampante dans le malheur, et insolente dans la prospérité, voilà ce que furent les Juifs aux yeux des Grecs et des Romains qui purent lire leurs livres.
Questions fréquentes
Combien de citations cette page publie-t-elle ?
Soixante citations, du proverbe anonyme aux alexandrins de Racine, réunies pour parler de la vie elle-même plutôt que d'un deuil ou d'une rupture précise.
Quelle est la citation la plus connue de cette page ?
Le quatrain de Paul Verlaine tiré de Parallèlement, « On sait trop tout le prix du malheur Pour le perdre en disert gaspillage. Vous n'aurez ni mes traits ni mon âge, Ni le vrai mal secret de mon cœur », signe le nom le plus lu du corpus, publié aux Maîtres du livre en 1894.
Peut-on utiliser ces citations librement ?
Les auteurs de cette page sont tous morts en 1955 ou avant, leurs textes sont dans le domaine public. Certaines éditions récentes, comme la traduction de Dostoïevski publiée chez Actes Sud en 2015, restent un travail protégé : citer l'auteur et l'oeuvre suffit, reproduire l'édition entière non.
Comment savoir si une citation est bien de l'auteur annoncé ?
Recouper l'oeuvre, l'éditeur et l'année avec la source indiquée : ici, chaque texte renvoie à Wikiquote ou à Wiktionnaire pour les proverbes. L'outil de vérification du Florilège permet ce recoupement sans quitter le site.
Sources et méthode
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