Citations
Citations sensuelles : 58 textes du domaine public
Cinquante-huit textes composent cette page sur la sensualité : citations d'auteurs et proverbes, du domaine public, chacun avec son oeuvre, son éditeur et son année de parution.
Page mise à jour le 01/09/2026
Pour commencer
Caresse l'horizon de la nuit, cherche le cœur de jais que l'aube recouvre de chair.
Polyeucte :Vous me connaissez mal : la même ardeur me brûle, Et le désir s’accroît quand l’effet se recule.
L'éléphant se laisse caresser. Le pou, non. Je ne vous conseille pas de tenter cet essai périlleux.
La flamme des alcools passa dans les corps, incendia les prunelles, porta au centre des vies frémissantes son ardeur et ses énergies.
À retenir
- 58 citations et proverbes sur la sensualité, tous du domaine public.
- Six auteurs reviennent plusieurs fois, dont Paul Éluard, Paul Verlaine et Cicéron.
- Les éditions vont de 1850 (Cicéron) à 1981 (José-Maria de Heredia), auteur, oeuvre et éditeur précisés à chaque fois.
Notre sélection : Citations sensuelles
Paul Éluard ouvre cette sélection de cinquante-huit citations sur la sensualité avec « Caresse l'horizon de la nuit, cherche le cœur de jais que l'aube recouvre de chair. », un vers de Capitale de la douleur suivi de L'amour la poésie paru chez Gallimard en 1966. Pierre Corneille y répond depuis un tout autre siècle avec « Vous me connaissez mal : la même ardeur me brûle, Et le désir s'accroît quand l'effet se recule. », extrait de Polyeucte publié chez Hachette en 1887 : quatre-vingt-quatorze ans séparent cette édition de celle des Trophées de Heredia citée dans le tableau ci-dessous, un écart qui traverse le corpus sans en changer le ton.
| Auteur | Oeuvre | Année |
|---|---|---|
| Paul Verlaine | Romances sans paroles | 1891 |
| José-Maria de Heredia | Les Trophées | 1981 |
| Cicéron | Traité des devoirs | 1850 |
Ce que les auteurs en disent
Le corpus sur la sensualité met face à face trois façons d'aborder le désir, sans qu'aucune ne l'emporte. Robert Desnos en fait une voie de connaissance de soi : « Pénètre en toi-même et reconnais l'excellence des ordres de la sensualité. » Cicéron, à l'inverse, y voit une faiblesse selon l'âge : « La volupté, qui est honteuse à tous les âges, est une turpitude pour la vieillesse. » Entre les deux, José-Maria de Heredia décrit la sensualité comme une force collective plutôt qu'un choix individuel, dans une scène de foule : « La foule nuptiale au festin s'est ruée, Centaures et guerriers ivres, hardis et beaux ; Et la chair héroïque, au reflet des flambeaux, Se mêle au poil ardent des fils de la Nuée. »
Paul Verlaine choisit un registre plus feutré, celui de la langueur plutôt que de l'élan : « Il pleure dans mon cœur Comme il pleut sur la ville, Quelle est cette langueur Qui pénètre mon cœur ? » Ce contraste entre l'ardeur affirmée de Corneille et la retenue de Verlaine traverse toute la sélection, sans qu'un ton l'emporte sur l'autre.
Choisir sa citation selon l'usage
Pour une carte ou une dédicace courte, une phrase brève convient mieux qu'une longue tirade : « Pénètre en toi-même et reconnais l'excellence des ordres de la sensualité. » de Robert Desnos tient en une ligne et se prête à une dédicace sobre. Pour un texte plus tourné vers l'amour partagé, les Citations romantiques ou les Citations sur la passion complètent utilement le registre plus contemplatif réuni ici.
- Carte ou dédicace : une formule brève d'un seul auteur suffit, sans replacer le contexte de l'oeuvre.
- Discours ou lecture à voix haute : le vers de José-Maria de Heredia, plus long, garde son sens complet.
- Légende de photo : les vers de Paul Verlaine, brefs et évocateurs, se lisent d'un coup.
- Registre plus explicite : hors du cadre de cette page ; voir les Citations sur la sexualité ou les Citations coquines pour un ton différent.
Vérifier avant de partager
Sur les réseaux, une citation sensuelle change souvent d'auteur au fil des partages, perdant au passage son oeuvre et sa date d'origine. Ici, chaque texte reste rattaché aux quatre repères qui permettent de le vérifier : l'auteur, l'oeuvre, l'éditeur et l'année. « La volupté, qui est honteuse à tous les âges, est une turpitude pour la vieillesse. » n'est pas seulement attribuée à Cicéron : elle vient du Traité des devoirs, publié chez Victor Lecou en 1850, ce qui permet de retrouver le passage dans l'édition d'origine plutôt que dans une paraphrase reconstruite. La même exigence de source vaut pour les Citations sur le temps et pour les Pensées et citations, deux thèmes tout aussi exposés aux attributions approximatives.
Avant de partager une citation sensuelle
Sur ce thème plus que sur d'autres, une phrase mal sourcée se voit vite reprise sans vérification : croiser le vers avec l'oeuvre indiquée ici, Polyeucte de Corneille ou les Trophées de Heredia par exemple, permet de couper court à une fausse attribution avant de la partager.
Les 54 autres citations
Zaïre : On ne peut désirer ce qu'on ne connaît pas.
Je n'aurai rien à désirer, si votre bibliothèque est accompagnée d'un jardin.
La passion intellectuelle met en fuite la sensualité.
Ces fiers romains avaient une oreille dure, et qu’il fallait caresser longtemps, pour la disposer à écouter les belles choses. De là ce style oratoire qu’on trouve même dans leurs plus sages historiens.
Elle est la viridité de la chair, puisque c'est elle qui assure la croissance et le développement du corps de l'homme : de même l'humidité fait fructifier la terre.
Silence. Le silence éclatant de ses rêves Caresse l'horizon.
La verdure caresse les épaules de la rue Le soir verse du feu dans des verres de couleur Comme à la fête Un éventail d'alcool.
Cannibale, mais ingénue, elle est assise, toute nue, sur une peau de kanguroo, dans l'île de Tamamourou !
La chair est triste, hélas ! et j'ai lu tous les livres.
La volupté, qui est honteuse à tous les âges, est une turpitude pour la vieillesse.
Les poux aussi viv’nt de not’ peau !
Notre cœur est double. Il existe un cœur de chair et un autre, secret et céleste, qui enveloppe le premier, de même que son parfum entoure une rose.
L’orgueil se gagne, comme les maladies de peau ; en visitant les malades, on gagne leurs maladies.
Caresse de chien donne des puces.
Flatterie hypocrite n'apporte rien de bon à celui qui la reçoit.
En tel peau qu’a le loup quand il naît, mourir lui échet échet.
échoit
Il ne faut pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué.
Il ne faut pas croire que quelque chose est certain avant que cela n’arrive.
J’ai des ressacs mugissants dans mes mains aux heures d’amour…Et trop souvent j’étreins d’irréelles écumes blanches qui fuient sous mon désir de chair…
Il ne faut jamais vendre la peau de l’ours Qu’on ne l’ait mis par terre.
Est-ce que la caresse des putains excuse la paresse des culs teints ?
Vous, vous jugez selon la chair ; moi, je ne juge personne.
La Vierge Céphéenne, hélas ! encor vivante, Liée, échevelée, au roc des noirs îlots, Se lamente en tordant avec de vains sanglots Sa chair royale où court un frisson d'épouvante.
On perd son temps à tanner la peau d'un cochon.
Tu ne peux pas avoir la peau du lion sans l'avoir tué.
Chair de mouton, manger de glouton.
En la peau de brebis, ce que tu veux s’y écrit.
En la peau où le loup est, il y meurt.
Enfant par trop caressé, mal appris et pis réglé.
Entre chair et ongle, piquer ne dois cousin ni oncle.
Faut pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué.
Faut pas vendre la peau du loup avant de l’avoir tué.
Faut pas vendre la peau du loup avant d’avoir tiré la bête.
Fol est qui perd la chair pour les os.
Attiré par la nouveauté, mais esclave de l'habitude, l'homme passe sa vie à désirer le changement et à soupirer après le repos.
Je me sens tellement un avec elle que je reste longtemps sans lui adresser la parole, comme seul. Peut-on désirer davantage ?
L'amour, la haine, vous n'avez qu'à choisir, tout couche sous le même toit ; et vous pouvez, doublant votre existence, caresser d'une main et frapper de l'autre.
Pénètre en toi-même et reconnais l'excellence des ordres de la sensualité.
Les sanglots longs Des violons De l'automne Blessent mon cœur D'une langueur Monotone.
Heureux instants ! - mais vint l’Été : Adieu, rafraîchissantes brises ! Un vent de lourde volupté Investit nos âmes surprises.
Il pleure dans mon cœur Comme il pleut sur la ville, Quelle est cette langueur Qui pénètre mon cœur ?
L’idée de la mort, la présence de la mort aux lits de luxure, est une terrible, une mystérieuse excitation à la volupté.
Elle était de fait une bonne paysanne, fraîche et plaisante à regarder, brunette et bien en chair et plus portée à savoir moudre qu'une autre.
Vois se rapprocher l'Aurore Vénérable, Apportant l'effroi, la souffrance et l'effort, Et le souvenir dont la langueur accable, La vie et la mort.
Ah ! si le ciel, au lieu de jupes, m’avait donné une bonne culotte de peau…, je me ferais fort de répondre de tout.
Les mélodies entendues sont douces, mais celles qu’on n’entend pas Sont plus douces encore ; donc, suaves pipeaux, continuez de jouer : Non pour l’oreille sensuelle, mais des ballades plus chéries. Des ballades pour l’esprit, sans sonorités !
O régicide ! ton corset appartient aux mignons Et aux mignonnes de toutes sortes. Ta chair simple s'y développe, Tu t'y pourlèches dans la pourpre, ô nouveau médiateur !
Dans l'orgue qui par déchirements se châtie, Croupir, des étés, sous des vitraux, en langueur ; Mourir d'un attouchement de l'Eucharistie, S'entrer un crucifix maigre et nu dans le cœur ?
La foule nuptiale au festin s'est ruée, Centaures et guerriers ivres, hardis et beaux ; Et la chair héroïque, au reflet des flambeaux, Se mêle au poil ardent des fils de la Nuée.
Le bon sens est la chose du monde la mieux partagée : car chacun pense en être si bien pourvu, que ceux même qui sont les plus difficiles à contenter en toute autre chose, n'ont point coutume d'en désirer plus qu'ils en ont.
Je m’ennuie, il est vrai, mais d’une manière tranquille et résignée, qui ne manque pas d’une certaine douceur que je comparerais assez volontiers à ces jours d’automne pâles et tièdes auxquels on trouve un charme secret après les ardeurs excessives de l’été.
Baiser magistral des bouches ennemies. La reproduction est le propre de l'espèce, mais l'amour est le propre de l'individu. Je vous salue bien bas baisers de la chair. Moi aussi j’ai plongé ma tête dans les ténèbres des cuisses.
Dans sa tête les chiffres s'estompaient sans solution ; contrarié il les laissa échapper. Ses yeux se nourrissaient des chaînons luisants de chair hachée et il humait paisiblement la tiède exhalaison du sang de cochon cuit et aromatisé.
L'homme ambitieux fait consister son bien dans l'action d'un autre ; le voluptueux, dans ses propres sensations, l'homme sensé, dans les actions qui lui sont propres.
Mon recueil marche vers sa publication, mais au petit train, car l’état de santé où je me trouve depuis quelque temps a beaucoup ralenti mon ardeur première. Arriverai-je au bout ? Je me le demande souvent, non sans anxiété.
Qu'avons-nous vu [dans l'affaire Dreyfus] sinon, en face de nous, un tel amas de saletés et de laideurs qu'à moins de nous en faire les complices, nous avons dû désirer de toutes nos forces que cela n'eût jamais eu lieu dans l'histoire du monde.
Questions fréquentes
Combien de citations cette page publie-t-elle ?
Cette page publie 58 citations et proverbes sur la sensualité, tous du domaine public, chacun avec son auteur, son oeuvre, son éditeur et son année.
Quelle est la citation la plus connue de cette page ?
« Il pleure dans mon cœur Comme il pleut sur la ville » de Paul Verlaine, tirée de Romances sans paroles publié chez Léon Vanier en 1891, compte parmi les plus reprises de la sélection.
Peut-on utiliser ces citations librement ?
Les auteurs de cette sélection sont tous morts avant 1955 ; leurs textes appartiennent donc au domaine public, à condition de reprendre le vers de Corneille ou d'Éluard sous sa forme exacte, avec l'oeuvre citée sur cette page.
Comment savoir si une citation est bien de l'auteur annoncé ?
Vérifier que le vers correspond mot pour mot à l'oeuvre indiquée ici, comme Polyeucte de Corneille ou les Trophées de Heredia : l'absence d'éditeur ou d'année trahit presque toujours une citation reconstruite.
Sources et méthode
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