Citations
Citations sur la maladie : pour le malade et son proche
Cinquante et un textes sur la maladie, sourcés avec leur oeuvre et leur édition. Deux usages s'y croisent sans se confondre : des mots pour le malade lui-même, et d'autres pour la personne qui reste à ses côtés, deux positions rarement interchangeables.
Page mise à jour le 01/09/2026
Pour commencer
La médecine guérit toutes les douleurs humaines, seul l'amour n'aime pas le médecin de sa maladie.
C'est la maladie qui rend agréable et bonne la santé, la faim la satiété, la fatigue le repos.
La maladie fait la santé agréable et bonne, la faim la satiété, la fatigue le repos.
L'effet ordinaire des colonies est d'affaiblir les pays d'où on les tire, sans peupler ceux où on les envoie.
À retenir
- 51 citations et proverbes sur la maladie, sourcés avec auteur, oeuvre, éditeur et année quand ils existent.
- Les textes datés vont de 1691 (Catherine Bernard) à 2017 (Héraclite d'Éphèse, édition PUF), soit 326 ans d'écart.
- Le corpus distingue les mots pour le malade de ceux destinés au proche qui l'accompagne.
Notre sélection sur la maladie
Les 51 textes réunis ici couvrent la requête citation malade. La maladie touche des thèmes voisins traités ailleurs sur le site : les citations sur la santé abordent le versant positif, et les citations sur le bien-être son prolongement une fois l'épreuve passée. D'autres pages élargissent le regard : plusieurs proverbes de cette liste concernent les citations sur les femmes, les vers de Vigny ou du Boccage relèvent des citations sur la poésie, un récit de Gaston Leroux touche presque aux citations sur la folie, et le retour espéré à la légèreté renvoie aux citations sur la joie.
Properce, dans ses Élégies (Les Belles Lettres, 2005), pose une limite à la médecine : « La médecine guérit toutes les douleurs humaines, seul l'amour n'aime pas le médecin de sa maladie. » Héraclite d'Éphèse en fait un principe presque logique : « C'est la maladie qui rend agréable et bonne la santé, la faim la satiété, la fatigue le repos. » La comtesse de Ségur, dans Diloy le chemineau (Librairie Hachette et Cie, 1895), retourne l'image vers le visiteur : « L'orgueil se gagne, comme les maladies de peau ; en visitant les malades, on gagne leurs maladies. »
- Héraclite d'Éphèse
- Claude Bernard
- Properce
- Montesquieu
- Comtesse de Ségur
- J.-H. Rosny aîné
Ce que les auteurs disent de la maladie
Le corpus n'a pas la même idée de ce qu'est une maladie. Héraclite d'Éphèse y voit un contraste nécessaire, presque bienvenu, qui donne son prix à la santé. Camille Saint-Saëns, dans Regards sur mes contemporains (Ed. Bernard Coutaz, 1990), emploie le mot en pur reproche : « La wagnéromanie est un ridicule excusable ; la wagnérophobie est une maladie. » D'un côté un mécanisme presque utile, de l'autre une étiquette pour condamner.
Deuxième ligne, l'amour comme maladie. Properce déplore que l'amour résiste à tout remède ; Ahmad al-Alawi, dans Hādiya 'l-Qaum (du Seuil, 1990), refuse au contraire d'en guérir : « De cette dévorante maladie, Dieu veuille ne point me guérir. » L'un cherche une issue, l'autre s'y installe.
Troisième ligne, la proximité avec le malade. La comtesse de Ségur redoute la contagion jusque dans l'orgueil de la visite ; Jean-Jacques Rousseau, dans Émile ou de l'éducation (Garnier-Flammarion, 1966), décrit au contraire une bonté sans calcul : « Il n'aime à voir souffrir personne ; il n'offrira pas sa place à un autre par simagrée, mais il la lui cédera volontiers par bonté. » Même geste de visite, deux morales opposées.
Choisir sa citation selon l'usage
Un mot pour le malade lui-même doit rassurer sans minimiser : le proverbe « Après l'effort, le réconfort » ou la formule « Grande boîte à guérison sont temps, amour et raison » conviennent à une carte ou une dédicace courte, sans détour par la douleur elle-même.
Un mot pour le proche qui accompagne demande un autre registre, tourné vers l'action plutôt que la compassion affichée. Le passage de Shantideva le formule sans détour : « à quoi bon en réciter seulement les paroles ? Quel bien le malade tirerait-il de la seule lecture d'un traité médical ? » La phrase de la comtesse de Ségur sur la contagion de l'orgueil, elle, reste trop cynique pour une dédicace et se garde pour une légende de photo au ton ironique.
| Texte | Destinataire conseillé |
|---|---|
| Après l'effort, le réconfort. | Pour le malade, carte ou message bref |
| Grande boîte à guérison sont temps, amour et raison. | Pour le malade, dédicace d'encouragement |
| à quoi bon en réciter seulement les paroles ? | Pour le proche, rappel d'agir plutôt que parler |
| L'orgueil se gagne, comme les maladies de peau | À éviter en dédicace, trop cynique |
Vérifier avant de partager
Sur la maladie plus qu'ailleurs, une phrase mal attribuée blesse : une formule dure prêtée au mauvais auteur peut retomber sur un vivant. Les 51 textes de cette page couvrent trois cent vingt-six ans, de 1691 pour Catherine Bernard à 2017 pour la seconde édition retenue d'Héraclite d'Éphèse, chacun avec son oeuvre et son éditeur consultables avant l'envoi.
Le doute se lève avant l'envoi, pas après
Un proverbe sur la maladie voyage souvent sans auteur, ce qui n'est pas un défaut en soi ; mais une phrase signée doit garder son nom exact. Confronter la citation choisie à sa fiche complète, oeuvre et éditeur inclus, évite de blesser en croyant réconforter.
Les 47 autres citations
L’orgueil se gagne, comme les maladies de peau ; en visitant les malades, on gagne leurs maladies.
Les Oulhamr fuyaient dans la nuit épouvantable. Fous de souffrance et de fatigue, tout leur semblait vain devant la calamité suprême : le Feu était mort.
S’il n’a pas les formules de politesse, il a les soins de l’humanité. Il n’aime à voir souffrir personne ; il n’offrira pas sa place à un autre par simagrée, mais il la lui cédera volontiers par bonté.
L’amour est une maladie cruelle. On en peut mourir, mais, si l’on veut guérir, on guérit toujours, soit par le remède qu’apporte le temps, soit par la satiété, le dégoût et le changement.
L'optimisme c'est la rage de soutenir que tout est bien quand on est mal.
Les médecins les plus dangereux sont ceux qui, comédiens nés, imitent le médecin-né avec un art consommé d'illusion.
La conscience de mieux valoir que ces hommes atténuait la fatigue de les regarder.
La définition de la maladie a épuisé les définisseurs.
La maladie n'est qu'une exagération de la faculté physiologique; d'autres fois, la maladie est une diminution de la faculté physiologique.
Le manque de soins fait plus de mal que le manque de science.
La fièvre typhoïde est une maladie terrible : ou on en meurt, ou on en reste idiot. J'en sais quelque chose : je l'ai eue.
L'infirmité de mon écriture n'est pas uniquement due à ma maladie de cœur : je suis réduite à un stylo à plume.
L’ennui est la grande maladie de la vie ; on ne cesse de maudire sa brièveté, et toujours elle est trop longue, puisqu’on n’en sait que faire.
Valerius : La liberté naissante occupe tous mes soins.
On a besoin de s’accoutumer à tout, au malheur, à la maladie, au bonheur même.
Je ne suis pas malade, je suis brisée. Mais je suis heureuse de vivre tant que je peux peindre.
Il ne faut point s'affliger : vous tomberiez malade. Après nous, le déluge !
Après l’effort, le réconfort.
On apprécie le repos qui vient après un effort, une épreuve.
C’est l’hôpital qui se moque de la charité.
Se dit pour signifier à quelqu’un qu’il a lui-même le défaut qu’il reproche à autrui, et que pour être en mesure de dénoncer les torts d’autrui, il faut soi-même être irréprochable.
Parle à mon cul, ma tête est malade.
Sarcasme exprimant le déplaisir d’être face à un interlocuteur qui n’écoute pas.
Si c'est folie d'aimer Celui pour qui je brûle, De cette dévorante maladie, Dieu veuille ne point me guérir.
La parole est le remède d'une âme malade.
Elle court avec moi jusqu'au divan de perse bleue fatigué, et là, m'écrase contre cette poitrine qui, aujourd'hui, pour moi, a lutté victorieusement contre la cause de Dieu.
Si l’on avoit autant de soin d’estre ce qu’on doit estre que de tromper les autres en déguisant ce que l’on est, on pourroit se montrer tel qu’on est, sans avoir la peine de se déguiser.
La fatigue est la ruine du corps et l'inquiétude la faucille de l'âme.
Le miel est amer dans la bouche du malade.
Je me fatigue du chic et jamais d’être à la hauteur.
Au mal de goutte, le médecin ne voit goutte.
C’est l’hôpital qui se moque de l’infirmerie.
En gouttes, médecin ne voit goutte.
Est bien malade qui ne connaît pas la gravité de son mal.
Faim en santé, grande maladie.
Femme sans soin et sans souci ne vaut pas sous six.
Femme se plaint, femme geint, est malade quand il lui plaît.
Femme se plaint, femme gémit, est malade quand il lui plaît.
Femme se plaint, femme se deut, femme est malade quand elle veut.
Femme se plaint, femme s’afflige, femme est malade quand elle veut.
Grande boîte à guérison sont temps, amour et raison.
Le gouvernement est-il bon? la patrie est dans toute sa force; devient-il vicieux? la patrie est malade; change-t-il? elle meurt. C’est alors une nouvelle patrie, et chacun est le maître de l’adopter ou d’en choisir une autre.
Non ! non ! c'en est trop ! Un Elephas antiquus de l'époque magdalénienne, ça n'est pas possible ! Cet Elephas me rendra fou ! C'est antiquus me rendra malade !
La wagnéromanie est un ridicule excusable ; la wagnérophobie est une maladie.
Souvent le mal prévu nous arrive le moins, Et d’autres accidents exigent d’autres soins.
C’est en actes que je proclamerai la Loi ; à quoi bon en réciter seulement les paroles ? Quel bien le malade tirerait-il de la seule lecture d’un traité médical ?
N'habite pas là où l'on manque de temple, d'école, d'astrologue ou de médecin.
Mes arrière-neveux me devront cet ombrage : Eh bien ! défendez-vous au sage De se donner des soins pour le plaisir d'autrui ? Cela même est un fruit que je goûte aujourd'hui.
Timonières, comètes violette et rouge, timonières du bateau fantôme où guidez-vous votre cargaison de putains et de squelettes dont le superbe accouplement apporte aux régions que vous traversez le réconfort de l'amour éternel ?
J'ai successivement été un littérateur couronné, un dessinateur pornographe connu et un peintre cubiste scandaleux - Maintenant, je reste chez moi et laisse aux autres le soin d'expliquer et de discuter ma personnalité d'après celles indiquées.
Questions fréquentes
Combien de citations sur la maladie cette page publie-t-elle ?
Cette page réunit 51 citations et proverbes sur la maladie, tous sourcés avec leur auteur, leur oeuvre, leur éditeur et leur année quand ils sont connus.
Quelle est la citation sur la maladie la plus connue de cette page ?
Le mot de Voltaire dans Candide, ou l'Optimisme, « L'optimisme c'est la rage de soutenir que tout est bien quand on est mal », domine les 51 textes réunis ici par la notoriété de son auteur.
Peut-on utiliser ces citations librement ?
Toute la sélection appartient au domaine public, les auteurs cités étant morts en 1955 ou avant ; il en va de même pour les dictons de terroir, transmis sans auteur depuis toujours.
Comment savoir si une citation est bien de l'auteur annoncé ?
L'année et l'éditeur donnés avec chaque texte permettent de remonter jusqu'à l'édition d'origine ; leur absence, comme pour certains proverbes, signale justement l'anonymat plutôt qu'une erreur.
Sources et méthode
Les textes de cette page viennent de Wikiquote et du Wiktionnaire, sous licence CC BY-SA 3.0. Chacun garde son auteur, son œuvre et l'édition d'où il est tiré, et un lien vers sa page d'origine. Le site ne publie que des auteurs entrés dans le domaine public français, c'est-à-dire morts en 1955 ou avant.