Citations
Citations sur les livres : 125 textes sourcés
Écrire, lire, relire, brûler un livre : cette page réunit 125 citations et proverbes où des auteurs parlent des livres eux-mêmes, plutôt que des phrases décrochées au hasard d'un roman. Chacune porte son oeuvre, son éditeur et son année, pour choisir une phrase juste plutôt qu'une formule anonyme.
Page mise à jour le 01/09/2026
Pour commencer
Je ne vais à la Bibliothèque Nationale que pour lire des livres obscènes et je suis prêt à faire l'amour avec n'importe qui.
En un mot, dans le compte qu’il rend de ce livre, selon lui, si intéressant, qui l’a occupé six années, il a pensé à tout, excepté à le lire.
C'est lui, l'auteur de Werther et de Faust, et qui s'y connaissait, qui a dit ce mot si juste : J'appelle le classique le sain, et le romantique le malade.
Défiez-vous, dans les livres métaphysiques, des mots qui n’ont pas pu être introduits dans le monde, et ne sont propres qu’à former une langue à part.
À retenir
- La page réunit 125 citations et proverbes sur les livres, tous du domaine public.
- Six auteurs reviennent le plus souvent : Georg Wilhelm Friedrich Hegel, Joseph Joubert, Cécile Fée, Robert Desnos, Karl Marx et Karl Kraus.
- Deux proverbes français complètent la sélection.
Notre sélection sur les livres
125 citations et proverbes sur les livres composent cette page, tous du domaine public, chacun avec son oeuvre et son édition. La priorité va aux auteurs qui parlent de l'acte de lire ou d'écrire lui-même, plutôt qu'à des phrases décrochées d'un roman au hasard.
Robert Desnos décrit ainsi son propre geste d'écrivain : « Ma plume est une aile et sans cesse, soutenu par elle et par son ombre projetée sur le papier, chaque mot se précipite vers la catastrophe ou vers l'apothéose. » Sébastien-Roch Nicolas de Chamfort, lui, se moque de la production éditoriale de son temps : « La plupart des livres d'à présent ont l'air d'avoir été faits en un jour avec des livres lus la veille. » Joseph Joubert, plus grave, compare la relecture à un choix de vie : « Les livres qu’on se propose de relire dans l’âge mûr sont assez semblables aux lieux où l’on voudrait vieillir. »
| Auteur | Oeuvre | Année |
|---|---|---|
| Robert Desnos | La Liberté ou l'Amour | 1982 |
| Karl Marx | Les réquisitoires du tribunal des flagrants délires - Tome II | 2003 |
| Joseph Joubert | Pensées | 1850 |
| Heinrich Heine | Almansor | 1823 |
| Oscar Wilde | Le Portrait de Dorian Gray | 1895 |
| Cécile Fée | Pensées | 1832 |
Ce que les auteurs disent des livres
Un premier fil tient au livre brûlé. Heinrich Heine y voit l'annonce d'un massacre à venir : « Ce n’était qu’un début. Là où on brûle des livres, on finit par brûler des hommes. » Cécile Fée inverse le sens du geste : « Brûler un livre, c'était jadis la meilleure preuve qu'on ne pouvait le réfuter. » L'un lit dans le feu une menace, l'autre un aveu de faiblesse.
Un second fil oppose la forme au fond. Oscar Wilde réduit le livre à son seul métier d'écriture : « Un livre n'est point moral ou immoral. Il est bien ou mal écrit. C'est tout. » Démétrios de Phalère lui donne au contraire un pouvoir moral que la cour ne tolère pas : « Les livres ont plus de courage que les courtisans pour dire la vérité aux rois. » Le même objet devient tour à tour un simple artisanat ou une arme politique.
Un troisième fil sépare le plaisir de lire de la fragilité du support. Cécile Fée décrit le charme d'un bon ouvrage : « Un plaisir moins vif, mais plus doux que la lecture d'un bon ouvrage, c'est le charme avec lequel on se livre à toutes les réflexions qu'il a fait naître. » Paul Valéry rappelle au contraire ce qui menace tout livre : « Les livres ont les mêmes ennemis que l'homme : le feu, l'humide, les bêtes, le temps; et leur propre contenu. » Le même objet console et se détruit.
Choisir sa citation selon l'usage
Une carte ou un tatouage supporte une phrase courte et fermée : le mot d'Oscar Wilde, « Un livre n'est point moral ou immoral. Il est bien ou mal écrit. C'est tout. », ou celui de Démétrios de Phalère, « Les livres ont plus de courage que les courtisans pour dire la vérité aux rois. », tiennent en une ligne et se comprennent sans le contexte du livre d'origine.
Un texte plus long, comme la remarque de Joseph Joubert sur le style maniéré, « On appelle maniéré, en littérature, ce qu’on ne peut pas lire, sans l’imaginer aussitôt accompagné de quelque gesticulation menue, de quelque mouvement peu franc, peu partagé par la totalité de l’homme. », se lit mieux qu'il ne se prononce : sa construction en cascade demande une deuxième lecture, ce qui la réserve à un article ou une dédicace écrite plutôt qu'à un discours oral.
Pour une légende de photo de bibliothèque, la phrase de Cécile Fée sur le charme de la lecture, « Un plaisir moins vif, mais plus doux que la lecture d'un bon ouvrage, c'est le charme avec lequel on se livre à toutes les réflexions qu'il a fait naître. », convient mieux que celle de Paul Valéry sur les ennemis du livre, « Les livres ont les mêmes ennemis que l'homme : le feu, l'humide, les bêtes, le temps; et leur propre contenu. », plus sombre et mieux adaptée à un texte sur la conservation des ouvrages.
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Ce qui distingue une citation sourcée
Une phrase sur les livres qui circule sans nom d'oeuvre ni d'éditeur peut être coupée, recomposée ou prêtée au mauvais auteur. Les 125 textes de cette page renvoient chacun à une édition précise, ce qu'une image partagée sans référence ne permet jamais de vérifier.
Avant de recopier une phrase trouvée sur un réseau social, la confronter à son édition d'origine limite les erreurs d'attribution. C'est l'objet de l'outil de vérification du Florilège, à utiliser texte par texte plutôt que de faire confiance à une image sans source.
- Sur le même thème, les citations sur la lecture et les citations sur le temps qui passe abordent le rapport à un texte qu'on relit ou qu'on referme.
- Les citations sur le passé et les citations sur les hommes croisent souvent les mêmes auteurs que cette page.
- Les citations sur l'art et les citations sur la naissance élargissent la sélection à d'autres formes de création.
Les 121 autres citations
Ma plume est une aile et sans cesse, soutenu par elle et par son ombre projetée sur le papier, chaque mot se précipite vers la catastrophe ou vers l'apothéose.
La littérature de nos jours est devenue commerciale, et c'est sans doute la raison pour laquelle le commerce est devenu à son tour littéraire. Mais au mot de roman ou de romance, je substituerai volontiers celui de poubelle ou d'ordures.
L’histoire n’est pas le terrain du bonheur ; car les périodes de bonheur sont pour l’histoire des pages vides.
L'histoire n'est pas un lieu de félicité. Les périodes de bonheur y sont ses pages blanches.
Un plaisir moins vif, mais plus doux que la lecture d'un bon ouvrage, c'est le charme avec lequel on se livre à toutes les réflexions qu'il a fait naître.
Je ne sais pas lire dans un livre, mais je sais lire dans les gens.
La plupart des livres d'à présent ont l'air d'avoir été faits en un jour avec des livres lus la veille.
Les livres ont les mêmes ennemis que l'homme : le feu, l'humide, les bêtes, le temps; et leur propre contenu.
Il y a des écrivains qui peuvent déjà exprimer en vingt pages ce pour quoi il me faut parfois même deux lignes.
Je n'ai pas d'objection contre la littérature romanesque, pour la simple raison qu'il m'apparaît opportun que ce qui ne m'intéresse pas soit dit prolixement.
La chair est triste, hélas ! et j'ai lu tous les livres.
Les livres qu’on se propose de relire dans l’âge mûr sont assez semblables aux lieux où l’on voudrait vieillir.
Ce n’était qu’un début. Là où on brûle des livres, on finit par brûler des hommes.
Aucun de mes livres ne m'a jamais dit que les dragons ronronnaient !
Je ne connais d'hommes ou de livres véritablement ennuyeux que ceux avec lesquels il n'y a rien à apprendre.
Faire de cent sous quatre livres et de quatre livres rien.
dissiper sa fortune
Le monde est un livre dont chaque pas nous ouvre une page.
On appelle maniéré, en littérature, ce qu’on ne peut pas lire, sans l’imaginer aussitôt accompagné de quelque gesticulation menue, de quelque mouvement peu franc, peu partagé par la totalité de l’homme.
Nuit remplie de constellations, Ta lueur immense est celle du livre De quel destin, de quelles nouvelles ? De liberté ou de joug ? Quel sort jeté dois-je lire Sur l'ample ciel de minuit ?
Tel qui s’esjouit à lire Rabelais, ce grand et vrai génie français, accueillera, je crois, avec plaisir, ce livre qui, malgré son titre, ne s’adresse ni aux petits enfants, ni aux jeunes pucelles.
Il est curieux que l’histoire, au lieu d’enregistrer les résultats, se laisse impressionner, même à longue distance, par des hommes qui n’ont pris la plume, comme c’est presque toujours le cas des auteurs de mémoires, que pour se plaindre ou se vanter.
C'est dans les mots que nous pensons, car le mot donne à la pensée son existence la plus haute et la plus vraie.
Les livres ont plus de courage que les courtisans pour dire la vérité aux rois.
C’est en actes que je proclamerai la Loi ; à quoi bon en réciter seulement les paroles ? Quel bien le malade tirerait-il de la seule lecture d’un traité médical ?
En cent livres de plaidoyers n’y a pas une maille d’amour.
Voilà précisément l’histoire des Juifs : Jéricho et Jérusalem sont Toulouse et Montpellier, et le désert du Sinaï est le pays entre Bordeaux et Bayonne.
Je pense en fait avec la plume. Car ma tête bien souvent ne sait rien de ce que ma main écrit.
Tout est bien sortant des mains de l’Auteur des choses, tout dégénère entre les mains des hommes.
L’histoire de toute société jusqu’à nos jours n’a été que l’histoire de luttes de classes.
La nature et l'histoire sont foncièrement immorales.
La Géographie n'est autre chose que l'Histoire dans l'Espace, de même que l'Histoire est la Géographie dans le Temps.
Un livre n'est point moral ou immoral. Il est bien ou mal écrit. C'est tout.
Quelle est la différence entre la littérature et le journalisme? Le journalisme est illisible, et la littérature n'est pas lue.
L’Histoire est un cauchemar dont je cherche à m’éveiller.
C'est dans le mot que nous pensons.
L'histoire et l'expérience enseignent que les peuples n'ont absolument rien appris de l'histoire.
Le socialisme est le seul parti qui, dans l'histoire, reconnaît l'égalité des races et des sexes.
Un mot si joli qu'on le voudrait avec des joues, pour l'embrasser.
Le mot sage dit à un enfant, est un mot qu’il comprend toujours, et qu’on ne lui explique jamais.
Le Califat n'est qu'un reliquat de l'Histoire. Rien ne justifie son existence.
En un mot, alors que nos chefs ont prétendu renouveler la guerre de 1915-1918, les Allemands faisaient celle de 1940.
Le peuple d'Israël n'eût péché qu'il n'aurait jamais reçu que les cinq livres de Moïse et le livre de Josué.
En vérité, lorsque je lis l'histoire des papes qui fabriquent les saints, je suis presque tenté de me rendre de l'autre côté pour ne pas me trouver avec eux.
Je suis allongée, paresseuse et satisfaite, et je dévore livre après livre.
À qui dédier, tout neuf, ce joli petit livre, qu'une sèche pierre ponce a récemment poli ?
Passer ! Le mot convient à la ville. On va à Lyon, à Nice. On « passe » à Marseille.
Qui vend le pot, dit le mot.
Le mot est l'outil direct de la formation des concepts.
L'histoire du monde est une conjuration des diplomates contre le bon sens.
Ville morte, alourdie de légende et d’histoire : Avignon la dormeuse.
Gîtallègre, notre récit n'est pas celui d'une mort, mais d'une séparation. Il est donc possible d'y remédier.
Sans la vertu, Dieu n'est qu'un mot.
Le mot impossible n’est pas français ici, pas plus qu’ailleurs.
Brûler un livre, c'était jadis la meilleure preuve qu'on ne pouvait le réfuter.
La littérature, c’est la pensée accédant à la beauté dans la lumière.
Un poids lourd supporté par un groupe devient un poids plume (équivalent.
« L'union fait la force » ou « Une main n'applaudit pas seule »)
Qui ne dit mot consent.
Le fait de ne pas objecter alors qu'on en a la possibilité, peut être considéré ou interprété comme un consentement tacite.
Les livres tiennent tout seuls sur leurs pieds. S'ils ont besoin d'être soutenus par une préface ici, une introduction là, ils n'ont pas plus le droit d'exister qu'une table qui a besoin d'un morceau de carton pour être d'aplomb.
J’aimerais redire sans cesse : je contrôle les livres d’affaires des mathématiciens ; les processus mentaux, joies, dépressions, instincts des gens d’affaires, aussi importants qu’ils soient à d’autres égards, je ne m’en soucie pas.
Qu'est-ce qu'une autobiographie ? Une histoire romantique dont on est soi-même le héros. Sinon, pourquoi l'écrire ? Vous pouvez vous donner un caractère peu reluisant, comme Rousseau ou H. G. Wells, mais c'est juste une autre façon de vous rendre intéressant.
Quand des livres tels que celui dont il vient d’être si longuement parlé font écho à l’état moral de tout un monde, il se peut très bien qu’à l’aurore on ait entendu d’harmonieux soupirs, mais le soir - c’est un hurlement !
Parmi les plus grandes découvertes qu'ait faites la raison humaine ces derniers temps il y a, selon moi, l'art de juger les livres sans les avoir lus.
Toujours superstitieuse, toujours avide du bien d'autrui, toujours barbare, rampante dans le malheur, et insolente dans la prospérité, voilà ce que furent les Juifs aux yeux des Grecs et des Romains qui purent lire leurs livres.
Je ne vois dans la plupart des livres que leur matière amoncelée, une distribution grossière et presque de hasard, aucun jeu d’architecture, et quelques constructions seulement qu’il a fallu au maçon pour distinguer ses matériaux.
L’histoire nous montre constamment la vérité réduite au silence par la persécution ; si elle n’est pas supprimée à tout jamais, elle peut être reculée pour des siècles.
De ce lieu et de ce jour date une nouvelle ère dans l'histoire du monde et vous pourrez dire : J'y étais !
Tout ce qui n'est pas littérature m'ennuie et je le hais.
Je ne suis pas un écrivain. La seule vue d'une feuille de papier blanc me harasse l'âme. L'espèce de recueillement physique que m'impose un tel travail m'est si odieux que je l'évite autant que je puis.
Lecteur, je suis moi-même la matière de mon livre.
On voudrait revenir à la page où l'on aime, Et la page où l'on meurt est déjà sous nos doigts !
L’écrivain doit être familiarisé avec tous les effets, toutes les natures. Il est obligé d’avoir en lui je ne sais quel miroir concentrique où, suivant sa fantaisie, l’univers vient se réfléchir.
Le roman, qui veut le sentiment, le style et l’image, est la création moderne la plus immense. Il succède à la comédie qui, dans les mœurs modernes, n’est plus possible avec ses vieilles lois.
Balzac à Eve Hanska, 19 octobre 1834 : Le dernier roman de Mme Dudevant est un conseil donné aux maris, qui gênent leurs femmes, de se tuer pour les laisser libres...
Il faut se faire un lointain, se créer une perspective, se choisir un point de vue, quand on veut juger d’un ouvrage, même d’un ouvrage d’esprit, d’un mot, d’un livre, d’un discours.
L'histoire a pour but de décrire, au moyen de documents, les sociétés passées et leurs métamorphoses.
Il est deux catégories de Français qui ne comprendront jamais l'histoire de France, ceux qui refusent de vibrer au souvenir du sacre de Reims ; ceux qui lisent sans émotion le récit de la fête de la Fédération.
Ils ignoraient qu'il y avait, au-dessous de l'histoire apparente et officielle, une série de faits cachés qui étaient la préparation et la cause véritable des faits publics.
Puisque ma dame de champagne veut que j'entreprenne de faire un roman, je l'entreprendrai très volontiers, en homme qui est entièrement à elle pour tout ce qu'il peut en ce monde faire, sans avancer la moindre flatterie.
Frontière : en géographie politique, ligne imaginaire entre deux nations, séparant les droits imaginaires de l'une des droits imaginaires de l'autre.
L’histoire telle qu’on l’écrit ressemble à l’histoire telle qu’elle s’est passée comme une caricature ressemble à son modèle. Elle doit, comme caricature, simplifier et exagérer les traits principaux.
Comme le dit Tolstoï, « le mot est presque toujours prêt lorsque le concept l'est », alors qu'habituellement on pensait que le concept est presque toujours prêt lorsque c'est le cas du mot.
Théroigne : Dans la littérature, on rencontre d'étranges limiers, qui, d'instincts, sans pouvoir peut-être s'en expliquer eux-mêmes, chassent à courre l'espèce humaine.
Un vieillard qui meurt, c’est une bibliothèque qui brûle.
Le paradis de la terre se trouve entre les seins d'une femme, sur le dos d'un cheval, dans les pages d'un livre.
Il n’est pas sérieux de prétendre faire le métier d’écrivain quand on est membre de la commission de censure. Mouloud Mammeri.
La paix n'est pas un vain mot, mais un comportement.
Foi de femme est une plume sur l’eau.
Foi de femme, plume sur l’eau.
Grands oiseaux de coutume, sont privés de leur plume.
La plume est plus forte que l'épée.
Qui paye le pot dit le mot.
Un vieillard qui meurt est une bibliothèque qui brûle.
Tous ces mots ridicules comme Service, Efficacité, Sens Pratique, etc., échouent parce qu'ils vénèrent les moyens et non la fin. Et tout revient donc à la question de savoir si nous proposons de vénérer la fin et, de préférence, la fin juste.
Les gazogènes sont emplis du bourdonnement de plusieurs milliards de papillons qui attendent en battant des ailes le moment d’être livrés à la consommation. Le ciel d’encre et de buvard pèse sur ce tableau.
Il lisait d’ailleurs beaucoup, il se donnait cette profonde et sérieuse instruction que l’on ne tient que de soi-même, et à laquelle tous les gens de talent se sont livrés entre vingt et trente ans.
Il arrive qu’une phrase ne puisse être comprise que si on la lit avec le rythme voulu. Toutes mes phrases sont à lire lentement.
L'étude a été pour moi le souverain remède contre les dégoûts, n'ayant jamais eu de chagrin qu'une heure de lecture ne m'ait ôté.
Le bibliophile a, approximativement, la même relation avec la littérature que le collectionneur de timbres-poste avec la géographie.
Avec le monde a commencé une guerre qui doit finir avec le monde, et pas avant : celle de l'homme contre la nature, de l'esprit contre la matière, de la liberté contre la fatalité. L'histoire n'est pas autre chose que le récit de cette interminable lutte.
Ma demeure sera bientôt dans le néant. Quant à mon nom, vous le trouverez dans le panthéon de l'histoire.
Balzac n’est pas un précurseur. Il est le créateur du monde moderne. C’est pourquoi tout jeune auteur d’aujourd’hui doit passer par lui.
L'âme ne se contente pas de payer au corps le loyer de son habitation : mais elle s'y livre toute entière.
Nous ne sommes que des vases creux, où s’engouffre le flot de l’histoire.
Lire et écrire doivent lui devenir nécessaire dans le jeu. Et ce que Montessori a fait sur le plan de l'habilité motrice, il faut le faire sur celui, interne, du langage écrit, sur le plan de son assimilation fonctionnel.
La plus sûre caractérisation d’ensemble de la tradition philosophique européenne est qu’elle consiste en une suite de notes en bas de la page de Platon.
Le développement authentique des mathématiques sous les accidents de l’histoire est orienté par une dialectique interne des notions.
Jamais vingt volumes in-folio ne feront de révolution ; ce sont les petits livres portatifs à trente sous qui sont à craindre. Si l'Évangile avait coûté douze cents sesterces, jamais la religion chrétienne ne se serait établie.
J'ai perdu des amis par un rare caprice, quand je leur ai donné des livres que j'ai faits, comme gens offensez, sans pardonner jamais, bien qu'on n'ait point blessé leur méchant artifice.
Chose bizarre, il ne raconte que des conflits qu'il n'a jamais vécus et ne vit que des conflits qu'il n'a jamais racontés. A ses histoires de chasse il me faut donc opposer un peu d'histoire réelle.
Virgilium vidi tantum, ce qui veut dire ici : j'ai connu personnellement ce grand écrivain qu'on nomme le comte de Maistre ; je l'ai connu homme, et je l'ai vu passer prophète.
On vous parle sans cesse d'un culte dominant. Dominant ! Messieurs, je n'entends point ce mot, et j'ai besoin qu'on me le définisse. Est-ce un culte oppresseur que l'on veut dire ?
Eh bien, qu'en dis-tu ? Je fais la grasse matinée, je lis un bon bouquin, et je participe à une insurrection. Tout ça dans la foulée. Tu parles d'une révolution de luxe !
Le reflet pourpre, dit Rhoda, dans l'anneau de Miss Lambert va et vient sur la tache noire de la page blanche du missel. C'est un reflet lie-de-vin, c'est un reflet érotique.
J'ajouterai que le consentement des hommes me touche ; car ce que les Grecs ont appelé κόσμος, d'un mot qui signifie ornement, nous l'appelons monde, d'un mot qui indique une élégance parfaite et suprême.
L'Eau, s'apprend par la soif La Terre - par les Mers franchies. L'Extase - par les affres - La Paix, par le récit de ses combats - L'Amour, par l'effigie - L'Oiseau, par la neige.
Qu'il est glorieux d'ouvrir une nouvelle carrière, et de paraître tout à coup dans le monde savant, un livre de découvertes à la main, comme une comėte inattendue étincèle dans l'espace.
Oui, j’écris rarement, et me plais de le faire. Non pas que la paresse en moi soit ordinaire, Mais, sitôt que je prends la plume à ce dessein, Je crois prendre en galère une rame à la main.
Le monde est plein de gens qui ne sont pas plus sages : Tout bourgeois veut bâtir comme les grands seigneurs, Tout petit prince a des ambassadeurs, Tout marquis veut avoir des pages.
Il me dit une chose qui m'est souvent revenue à la mémoire, c'est que, si chaque homme pouvait lire dans les cœurs de tous les autres, il y aurait plus de gens qui voudraient descendre que de ceux qui voudraient monter.
L'anarchie est la reconquête de l'individu, c'est la liberté du développement de l'individu, dans un sens normal et harmonique. On peut la définir d'un mot : l'utilisation spontanée de toutes les énergies humaines, criminellement gaspillées par l'État.
Mon royaume n’est pas de ce monde. Si mon royaume était de ce monde, mes serviteurs auraient combattu, afin que je ne fusse pas livré aux Juifs ; mais maintenant mon royaume n’est pas d’ici.
Questions fréquentes
Combien de citations sur les livres cette page publie-t-elle ?
Cette page publie 125 citations et proverbes sur les livres, chacun accompagné de son auteur, de son oeuvre et de son année quand elle est connue.
Quelle est la citation sur les livres la plus connue de cette page ?
Le mot de Heinrich Heine, extrait d'Almansor (1823), compte parmi les plus cités : « Ce n’était qu’un début. Là où on brûle des livres, on finit par brûler des hommes. » Il est souvent rappelé à propos des autodafés du vingtième siècle.
Peut-on utiliser ces citations librement ?
Les éditions consultées ici vont de 1679, pour un recueil français de maximes juridiques, à 2021, pour une traduction récente de Sojourner Truth : un texte reste dans le domaine public dès lors que son auteur est mort en 1955 ou avant, et se recopie alors librement en gardant le nom de l'auteur et de l'oeuvre.
Comment savoir si une citation est bien de l'auteur annoncé ?
Une source Wikiquote ou Wiktionnaire accompagne chaque texte de cette page : elle évite par exemple de confondre les deux versions que Hegel a laissées de sa phrase sur les pages vides de l'histoire heureuse, publiées dans deux éditions différentes.
Sources et méthode
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