Citations
Citations sur la lecture : soixante textes sourcés
Soixante citations sur la lecture, toutes du domaine public, choisies pour un club de lecture, une bibliothèque ou une carte plutôt que piochées au hasard dans un livre. Chaque texte affiche son auteur, son oeuvre et son édition, prêt à vérifier avant de partager.
Page mise à jour le 01/09/2026
Pour commencer
Je ne vais à la Bibliothèque Nationale que pour lire des livres obscènes et je suis prêt à faire l'amour avec n'importe qui.
Je ne connais d'hommes ou de livres véritablement ennuyeux que ceux avec lesquels il n'y a rien à apprendre.
Défiez-vous, dans les livres métaphysiques, des mots qui n’ont pas pu être introduits dans le monde, et ne sont propres qu’à former une langue à part.
Le bibliophile a, approximativement, la même relation avec la littérature que le collectionneur de timbres-poste avec la géographie.
À retenir
- Soixante citations sourcées composent cette page, chacune avec son auteur et son oeuvre d'origine.
- Six auteurs reviennent le plus souvent dans la sélection : Joseph Joubert, Karl Kraus, Georg Wilhelm Friedrich Hegel, Cécile Fée, Karl Marx et Paul-Louis Courier.
- Le choix d'une citation dépend du support : carte, discours, légende de photo ou tatouage n'acceptent pas les mêmes longueurs.
Notre sélection sur la lecture
La page réunit soixante citations sur la lecture, toutes du domaine public, chacune datée avec son oeuvre et son édition. Six auteurs reviennent le plus souvent : Joseph Joubert, Karl Kraus, Georg Wilhelm Friedrich Hegel, Cécile Fée, Karl Marx et Paul-Louis Courier.
Joseph Joubert ouvre le corpus avec ses Pensées, publiées en 1850 chez la Librairie Le Normant : « Les livres qu’on se propose de relire dans l’âge mûr sont assez semblables aux lieux où l’on voudrait vieillir. » Cécile Fée, dans un recueil au même titre mais paru en 1832 chez Madame Huzard, décrit plutôt le plaisir de la relecture : « Un plaisir moins vif, mais plus doux que la lecture d'un bon ouvrage, c'est le charme avec lequel on se livre à toutes les réflexions qu'il a fait naître. »
Karl Kraus apporte une note plus ironique, tirée de La Nuit venue (Ivréa, 2018) : « Le bibliophile a, approximativement, la même relation avec la littérature que le collectionneur de timbres-poste avec la géographie. »
| Auteur | Oeuvre | Année |
|---|---|---|
| Joseph Joubert | Pensées | 1850 |
| Cécile Fée | Pensées | 1832 |
| Karl Kraus | La Nuit venue | 2018 |
| Karl Marx | Manifeste du Parti communiste | 1983 |
Ce que les auteurs disent de la lecture
Le corpus ne dessine pas une seule ligne. Sébastien-Roch Nicolas de Chamfort, dans Maximes et pensées - Caractères et anecdotes (Gallimard, 1970), se moque de la production éditoriale de son temps : « La plupart des livres d'à présent ont l'air d'avoir été faits en un jour avec des livres lus la veille. »
À l'inverse, Marcel Proust fait de la lecture un miroir intime. Dans Le Temps retrouvé (Gallimard, 1927), il écrit : « En réalité, chaque lecteur est, quand il lit, le propre lecteur de soi-même. » Le livre n'y informe pas, il révèle.
Oscar Wilde propose une troisième position, détachée des deux premières. Dans Le Portrait de Dorian Gray (A. Savine, 1895), il refuse tout jugement moral au texte : « Un livre n'est point moral ou immoral. Il est bien ou mal écrit. C'est tout. » Cette exigence esthétique rejoint nos citations sur l'art, où le jugement de qualité prime aussi sur la morale.
Choisir sa citation selon l'usage
Le choix dépend du support. Une carte ou une dédicace veut un texte court : la maxime de Joseph Joubert, tirée de ses Pensées (1850), tient en une ligne : « Enseigner, c’est apprendre deux fois. » Sur ce terrain, la sélection rejoint nos citations sur l'école, où la même brièveté s'impose.
- Carte ou dédicace : la maxime de Joseph Joubert, « Enseigner, c’est apprendre deux fois. », tient en une ligne et se lit sans contexte.
- Discours ou texte qui a la place de raconter une anecdote : la phrase de Paul-Louis Courier sur le lecteur qui n'a jamais ouvert son propre livre, tirée de sa Lettre à M. Renouard (1825).
- Ton ironique, réservé à un public averti : la remarque d'Oscar Wilde sur le journalisme illisible et la littérature qu'on ne lit pas, tirée de The Portable Oscar Wilde (1981).
- À éviter pour un tatouage : la phrase de Karl Kraus sur les écrivains qui remplissent vingt pages, trop longue et trop dépendante de son contexte pour tenir sur la peau.
Pour un choix plus large sur le livre en tant qu'objet, au-delà du seul geste de lire, nos citations sur les livres couvrent un corpus différent.
Vérifier avant de partager
Une citation sourcée porte quatre informations : l'auteur, l'oeuvre, l'éditeur et l'année. Une phrase qui circule sans elles reste une attribution de hasard, comme le rappellent nos citations sur le passé, où une date fausse suffit à invalider une source. Sur cette page, les soixante textes renvoient chacun à leur oeuvre d'origine.
La confusion touche autant les auteurs que leurs propos : des mots prêtés à des hommes qui ne les ont jamais écrits circulent autant que les vraies citations, comme le montrent nos citations sur les hommes consacrées à ce phénomène. Comparer l'oeuvre annoncée à l'édition réelle reste le seul contrôle fiable avant de partager un texte.
Cette exigence de preuve vaut pour toutes les citations sur la vie publiées sur le site : l'outil de vérification associé à chaque fiche permet de retrouver la source primaire en un clic, sans devoir chercher l'oeuvre par un autre moyen.
Les 147 autres citations
L’histoire n’est pas le terrain du bonheur ; car les périodes de bonheur sont pour l’histoire des pages vides.
L'histoire n'est pas un lieu de félicité. Les périodes de bonheur y sont ses pages blanches.
En un mot, dans le compte qu’il rend de ce livre, selon lui, si intéressant, qui l’a occupé six années, il a pensé à tout, excepté à le lire.
Un plaisir moins vif, mais plus doux que la lecture d'un bon ouvrage, c'est le charme avec lequel on se livre à toutes les réflexions qu'il a fait naître.
Je ne sais pas lire dans un livre, mais je sais lire dans les gens.
C'est lui, l'auteur de Werther et de Faust, et qui s'y connaissait, qui a dit ce mot si juste : J'appelle le classique le sain, et le romantique le malade.
La plupart des livres d'à présent ont l'air d'avoir été faits en un jour avec des livres lus la veille.
Les livres ont les mêmes ennemis que l'homme : le feu, l'humide, les bêtes, le temps; et leur propre contenu.
Il y a des écrivains qui peuvent déjà exprimer en vingt pages ce pour quoi il me faut parfois même deux lignes.
Je n'ai pas d'objection contre la littérature romanesque, pour la simple raison qu'il m'apparaît opportun que ce qui ne m'intéresse pas soit dit prolixement.
La chair est triste, hélas ! et j'ai lu tous les livres.
Les livres qu’on se propose de relire dans l’âge mûr sont assez semblables aux lieux où l’on voudrait vieillir.
Ce n’était qu’un début. Là où on brûle des livres, on finit par brûler des hommes.
On peut savoir beaucoup en peu de temps. Mais les mœurs, une culture, une civilisation ne s’acquièrent qu’avec la longueur des années et des siècles.
Aucun de mes livres ne m'a jamais dit que les dragons ronronnaient !
Faire de cent sous quatre livres et de quatre livres rien.
dissiper sa fortune
Lecteur, je suis moi-même la matière de mon livre.
Le monde est un livre dont chaque pas nous ouvre une page.
On appelle maniéré, en littérature, ce qu’on ne peut pas lire, sans l’imaginer aussitôt accompagné de quelque gesticulation menue, de quelque mouvement peu franc, peu partagé par la totalité de l’homme.
Nuit remplie de constellations, Ta lueur immense est celle du livre De quel destin, de quelles nouvelles ? De liberté ou de joug ? Quel sort jeté dois-je lire Sur l'ample ciel de minuit ?
Tel qui s’esjouit à lire Rabelais, ce grand et vrai génie français, accueillera, je crois, avec plaisir, ce livre qui, malgré son titre, ne s’adresse ni aux petits enfants, ni aux jeunes pucelles.
Sosie : La faiblesse humaine est d'avoir Des curiosités d'apprendre Ce qu'on ne voudrait pas savoir.
Les livres ont plus de courage que les courtisans pour dire la vérité aux rois.
On doit étonner étrangement le lecteur qui pense, quand on lui dit que l’homme n’est pour rien dans le développement du langage et que les mots - forme et sens - mènent une existence qui leur est propre.
C’est en actes que je proclamerai la Loi ; à quoi bon en réciter seulement les paroles ? Quel bien le malade tirerait-il de la seule lecture d’un traité médical ?
En cent livres de plaidoyers n’y a pas une maille d’amour.
Voilà précisément l’histoire des Juifs : Jéricho et Jérusalem sont Toulouse et Montpellier, et le désert du Sinaï est le pays entre Bordeaux et Bayonne.
Je dois être simplement le miroir dans lequel mon lecteur voit sa propre pensée, avec toutes ses difformités, et par le secours duquel il puisse la redresser.
Tout est bien sortant des mains de l’Auteur des choses, tout dégénère entre les mains des hommes.
En réalité, chaque lecteur est, quand il lit, le propre lecteur de soi-même.
L’histoire de toute société jusqu’à nos jours n’a été que l’histoire de luttes de classes.
La nature et l'histoire sont foncièrement immorales.
La Géographie n'est autre chose que l'Histoire dans l'Espace, de même que l'Histoire est la Géographie dans le Temps.
Un livre n'est point moral ou immoral. Il est bien ou mal écrit. C'est tout.
Quelle est la différence entre la littérature et le journalisme? Le journalisme est illisible, et la littérature n'est pas lue.
L’Histoire est un cauchemar dont je cherche à m’éveiller.
La littérature de nos jours est devenue commerciale, et c'est sans doute la raison pour laquelle le commerce est devenu à son tour littéraire. Mais au mot de roman ou de romance, je substituerai volontiers celui de poubelle ou d'ordures.
On devrait fonder une chaire pour l'enseignement de la lecture entre les lignes.
On ne devrait pas en apprendre plus qu'on en a absolument besoin contre la vie.
L'histoire de France commence avec la langue française. La langue est le signe principal d'une nationalité.
L'histoire et l'expérience enseignent que les peuples n'ont absolument rien appris de l'histoire.
Le socialisme est le seul parti qui, dans l'histoire, reconnaît l'égalité des races et des sexes.
Il faut apprendre aux enfants le terme propre, et leur laisser trouver le terme figuré.
Enseigner, c’est apprendre deux fois.
L’histoire n’est pas utile parcequ’on y lit le passé, mais parcequ’on y lit l’avenir.
Le Califat n'est qu'un reliquat de l'Histoire. Rien ne justifie son existence.
Cet enchaînement de sottises et d'atrocités qu'on appelle histoire ne mérite guère l'attention des hommes sensés.
Réapprendre est plus difficile qu'apprendre.
Il est impossible d'écrire une histoire de la Révolution française sans y réserver une large place à la franc-maçonnerie.
Le peuple d'Israël n'eût péché qu'il n'aurait jamais reçu que les cinq livres de Moïse et le livre de Josué.
En vérité, lorsque je lis l'histoire des papes qui fabriquent les saints, je suis presque tenté de me rendre de l'autre côté pour ne pas me trouver avec eux.
Les Juifs eurent, au moyen âge, sur la culture de l'Europe en général et sur celle du midi de la France en particulier, une influence qui n'est point assez connue, et dont l'histoire de la civilisation et des sciences s'est malheureusement trop ressentie.
Je suis allongée, paresseuse et satisfaite, et je dévore livre après livre.
Ah ! puisses-tu jamais n'apprendre qui tu es !
À qui dédier, tout neuf, ce joli petit livre, qu'une sèche pierre ponce a récemment poli ?
Quand l'histoire présente une première, le chœur, le peuple, est toujours là, toujours le même, quelle que soit la déroque idéologique qu'il porte.
Si je pense exprimer un auteur sans défaut, La raison dit Virgile, et la rime Quinault.
Montessori a montré que le milieu naturel pour apprendre à lire et à écrire est le jardin d'enfant, c'est-à-dire que la meilleure méthode est celle selon laquelle on n'enseigne pas aux enfants à lire et à écrire mais où les deux habilités sont l'objet du jeu.
L'histoire du monde est une conjuration des diplomates contre le bon sens.
Bienheureux es-tu, lecteur, si tu n’es point de ce sexe, qu’on interdict de tous les biens, l’interdisant de la liberté.
Ville morte, alourdie de légende et d’histoire : Avignon la dormeuse.
J'ai composé cette histoire - simple, simple, simple, Pour mettre en fureur les gens - graves, graves, graves, Et amuser les enfants - petits, petits, petits.
Gîtallègre, notre récit n'est pas celui d'une mort, mais d'une séparation. Il est donc possible d'y remédier.
Brûler un livre, c'était jadis la meilleure preuve qu'on ne pouvait le réfuter.
La culture du pin et la fabrication des matières résineuses est pleine d'avenir. La pureté de celles-ci en multipliera les applications.
La littérature, c’est la pensée accédant à la beauté dans la lumière.
Les livres tiennent tout seuls sur leurs pieds. S'ils ont besoin d'être soutenus par une préface ici, une introduction là, ils n'ont pas plus le droit d'exister qu'une table qui a besoin d'un morceau de carton pour être d'aplomb.
J’aimerais redire sans cesse : je contrôle les livres d’affaires des mathématiciens ; les processus mentaux, joies, dépressions, instincts des gens d’affaires, aussi importants qu’ils soient à d’autres égards, je ne m’en soucie pas.
Qu'est-ce qu'une autobiographie ? Une histoire romantique dont on est soi-même le héros. Sinon, pourquoi l'écrire ? Vous pouvez vous donner un caractère peu reluisant, comme Rousseau ou H. G. Wells, mais c'est juste une autre façon de vous rendre intéressant.
Quand des livres tels que celui dont il vient d’être si longuement parlé font écho à l’état moral de tout un monde, il se peut très bien qu’à l’aurore on ait entendu d’harmonieux soupirs, mais le soir - c’est un hurlement !
Parmi les plus grandes découvertes qu'ait faites la raison humaine ces derniers temps il y a, selon moi, l'art de juger les livres sans les avoir lus.
Toujours superstitieuse, toujours avide du bien d'autrui, toujours barbare, rampante dans le malheur, et insolente dans la prospérité, voilà ce que furent les Juifs aux yeux des Grecs et des Romains qui purent lire leurs livres.
Je ne vois dans la plupart des livres que leur matière amoncelée, une distribution grossière et presque de hasard, aucun jeu d’architecture, et quelques constructions seulement qu’il a fallu au maçon pour distinguer ses matériaux.
Toutes les histoires vraies portent avec elles une instruction, bien que dans quelques-unes le trésor soit difficile à trouver, et si mince en quantité que le noyau sec et ridé ne vaut souvent pas la peine que l'on a eue de casser la noix.
En même temps est introduit dans l'histoire du développement de l'enfant le concept de conflit, c'est-à-dire de contradiction ou de collision entre le naturel et l'historique, le primitif et le culturel, l'organique et le social.
Si j'avais été un homme, je l'aurais épousée, et l'on n'eût pas inventé toutes ces sottes histoires...
L’histoire nous montre constamment la vérité réduite au silence par la persécution ; si elle n’est pas supprimée à tout jamais, elle peut être reculée pour des siècles.
Chose bizarre, il ne raconte que des conflits qu'il n'a jamais vécus et ne vit que des conflits qu'il n'a jamais racontés. A ses histoires de chasse il me faut donc opposer un peu d'histoire réelle.
De ce lieu et de ce jour date une nouvelle ère dans l'histoire du monde et vous pourrez dire : J'y étais !
Tout ce qui n'est pas littérature m'ennuie et je le hais.
Je ne suis pas un écrivain. La seule vue d'une feuille de papier blanc me harasse l'âme. L'espèce de recueillement physique que m'impose un tel travail m'est si odieux que je l'évite autant que je puis.
Voilà l'histoire de ma vie : - De petits soldats en pantalons rouges sur le fiacre en temps de pluie. La chanson sinistre du métropolitain l'axe de mon cœur.
On voudrait revenir à la page où l'on aime, Et la page où l'on meurt est déjà sous nos doigts !
L’écrivain doit être familiarisé avec tous les effets, toutes les natures. Il est obligé d’avoir en lui je ne sais quel miroir concentrique où, suivant sa fantaisie, l’univers vient se réfléchir.
Le roman, qui veut le sentiment, le style et l’image, est la création moderne la plus immense. Il succède à la comédie qui, dans les mœurs modernes, n’est plus possible avec ses vieilles lois.
Balzac à Eve Hanska, 19 octobre 1834 : Le dernier roman de Mme Dudevant est un conseil donné aux maris, qui gênent leurs femmes, de se tuer pour les laisser libres...
L'histoire a pour but de décrire, au moyen de documents, les sociétés passées et leurs métamorphoses.
Chaque fois que j'apprends qu'un artiste que j'aime, qu'un écrivain que j'admire viennent d'être décorés, j'éprouve un sentiment pénible, et je me dis aussitôt : Quel dommage !
Ce qui constitue le vrai talent pour un écrivain ou pour un artiste, c'est d'exprimer de façon rare des pensées communes, ou mieux encore de façon commune des pensées rares.
Il est deux catégories de Français qui ne comprendront jamais l'histoire de France, ceux qui refusent de vibrer au souvenir du sacre de Reims ; ceux qui lisent sans émotion le récit de la fête de la Fédération.
Ils ignoraient qu'il y avait, au-dessous de l'histoire apparente et officielle, une série de faits cachés qui étaient la préparation et la cause véritable des faits publics.
Puisque ma dame de champagne veut que j'entreprenne de faire un roman, je l'entreprendrai très volontiers, en homme qui est entièrement à elle pour tout ce qu'il peut en ce monde faire, sans avancer la moindre flatterie.
Frontière : en géographie politique, ligne imaginaire entre deux nations, séparant les droits imaginaires de l'une des droits imaginaires de l'autre.
L’histoire telle qu’on l’écrit ressemble à l’histoire telle qu’elle s’est passée comme une caricature ressemble à son modèle. Elle doit, comme caricature, simplifier et exagérer les traits principaux.
L'histoire n'a donc pas été un processus pour arriver à l'empire de la raison dans le droit ; elle n'a pas été autre chose jusqu'ici que la série des changements dans les formes de la sujétion et de la servitude.
Théroigne : Dans la littérature, on rencontre d'étranges limiers, qui, d'instincts, sans pouvoir peut-être s'en expliquer eux-mêmes, chassent à courre l'espèce humaine.
Un vieillard qui meurt, c’est une bibliothèque qui brûle.
Ahmadou Kourouma (sous la direction de), Le grand livre des proverbes africains, Presses du Châtelet, 2003, 272 p.
Le paradis de la terre se trouve entre les seins d'une femme, sur le dos d'un cheval, dans les pages d'un livre.
Il n’est pas sérieux de prétendre faire le métier d’écrivain quand on est membre de la commission de censure. Mouloud Mammeri.
C’est le signe d’un fou, qu’avoir honte d’apprendre.
Femme, livre et cheval ne se prêtent pas.
Un vieillard qui meurt est une bibliothèque qui brûle.
Tous ces mots ridicules comme Service, Efficacité, Sens Pratique, etc., échouent parce qu'ils vénèrent les moyens et non la fin. Et tout revient donc à la question de savoir si nous proposons de vénérer la fin et, de préférence, la fin juste.
Les gazogènes sont emplis du bourdonnement de plusieurs milliards de papillons qui attendent en battant des ailes le moment d’être livrés à la consommation. Le ciel d’encre et de buvard pèse sur ce tableau.
Nul a esté prophete non seulement en sa maison, mais en son païs, dit l'experience des histoires.
Il est curieux que l’histoire, au lieu d’enregistrer les résultats, se laisse impressionner, même à longue distance, par des hommes qui n’ont pris la plume, comme c’est presque toujours le cas des auteurs de mémoires, que pour se plaindre ou se vanter.
Il lisait d’ailleurs beaucoup, il se donnait cette profonde et sérieuse instruction que l’on ne tient que de soi-même, et à laquelle tous les gens de talent se sont livrés entre vingt et trente ans.
Celui qui fait au peuple de fausses légendes révolutionnaires, celui qui l’amuse d’histoires chantantes, est aussi criminel que le géographe qui dresserait des cartes menteuses pour les navigateurs.
Il arrive qu’une phrase ne puisse être comprise que si on la lit avec le rythme voulu. Toutes mes phrases sont à lire lentement.
On se fait une grande affaire de chercher les meilleures méthodes d'apprendre à lire .... Un moyen plus sûr que tous ceux-là, et qu'on oublie toujours, est le désir d'apprendre. Donnez à l'enfant ce désir ... ; toute méthode lui sera bonne.
L'étude a été pour moi le souverain remède contre les dégoûts, n'ayant jamais eu de chagrin qu'une heure de lecture ne m'ait ôté.
L’humanité se prend beaucoup trop au sérieux ; c’est le péché originel du monde. Si les hommes des cavernes avaient su rire, l’Histoire serait bien différente.
Avec le monde a commencé une guerre qui doit finir avec le monde, et pas avant : celle de l'homme contre la nature, de l'esprit contre la matière, de la liberté contre la fatalité. L'histoire n'est pas autre chose que le récit de cette interminable lutte.
Cette tradition, c'est celle qui de César à Charlemagne, à Saint Louis, de Louis XIV à Napoléon, fait de l'histoire de France celle de l'humanité.
Ma demeure sera bientôt dans le néant. Quant à mon nom, vous le trouverez dans le panthéon de l'histoire.
La raison a régné et règne dans le monde, et donc aussi dans l'histoire mondiale.
Balzac n’est pas un précurseur. Il est le créateur du monde moderne. C’est pourquoi tout jeune auteur d’aujourd’hui doit passer par lui.
L'âme ne se contente pas de payer au corps le loyer de son habitation : mais elle s'y livre toute entière.
Le milieu social est le bouillon de culture de la criminalité ; le microbe c'est le criminel, un élément qui n'a d'importance que le jour où il trouve le bouillon qui le fait fermenter.
Nous ne sommes que des vases creux, où s’engouffre le flot de l’histoire.
Quand un animal ne se croit plus capable de se défendre, il périt. Il en va ainsi dans la nature et dans l'histoire.
Lire et écrire doivent lui devenir nécessaire dans le jeu. Et ce que Montessori a fait sur le plan de l'habilité motrice, il faut le faire sur celui, interne, du langage écrit, sur le plan de son assimilation fonctionnel.
La plus sûre caractérisation d’ensemble de la tradition philosophique européenne est qu’elle consiste en une suite de notes en bas de la page de Platon.
Le développement authentique des mathématiques sous les accidents de l’histoire est orienté par une dialectique interne des notions.
Jamais vingt volumes in-folio ne feront de révolution ; ce sont les petits livres portatifs à trente sous qui sont à craindre. Si l'Évangile avait coûté douze cents sesterces, jamais la religion chrétienne ne se serait établie.
Hélas ! j’ai eu dans ma vie assez d’amis, d’excellents, fidèles et très chers amis, pour savoir que l’amitié humaine n’est le plus souvent que la culture d’une domination ou l’exploitation usuraire d’un intérêt, d’une candeur, d’une confiance.
J'ai perdu des amis par un rare caprice, quand je leur ai donné des livres que j'ai faits, comme gens offensez, sans pardonner jamais, bien qu'on n'ait point blessé leur méchant artifice.
Jamais aucune religion ne fut aussi féconde en crimes que le christianisme ; depuis le meurtre d'Abel jusqu'au supplice de Calas, pas une ligne de son histoire qui ne soit ensanglantée.
Le conte de fées envisage ce qu'un homme saint d'esprit ferait dans un monde de fous. Le roman réaliste et prudent d'aujourd'hui envisage ce qu'un homme essentiellement fou ferait dans un monde insignifiant.
Virgilium vidi tantum, ce qui veut dire ici : j'ai connu personnellement ce grand écrivain qu'on nomme le comte de Maistre ; je l'ai connu homme, et je l'ai vu passer prophète.
Se mettre dans la tête qu'il est nécessaire de commencer par intégrer tout le peuple travailleur dans les cadres du parti avant de pouvoir faire l'histoire c'est se mouvoir dans un cadre vicieux.
Les critiques de profession ne sauraient distinguer et apprécier ni les diamants bruts, ni l’or en barres. Ils sont marchands, et ne connaissent, en littérature, que les monnaies qui ont cours.
En ce moment, maintes choses s’éclairent pour moi au sujet de Van Gogh. À lire ses lettres dont je possède un choix, ma confiance en lui ne cesse de croître. Il pouvait puiser profondément dans son cœur.
Nos vers coulent d’une veine facile, et la foule nous lit, la Cour nous lit, assidûment. Nous écrivons pour les gens sans culture et, tout aussi bien, pour les gens de culture.
On a pris la fâcheuse habitude de croire que, là où il y a des sons musicaux, il y a nécessairement de la musique. Autant voudrait dire qu'il y a littérature partout où l'on bavarde, peinture partout où l'on barbouille.
Le reflet pourpre, dit Rhoda, dans l'anneau de Miss Lambert va et vient sur la tache noire de la page blanche du missel. C'est un reflet lie-de-vin, c'est un reflet érotique.
Bien des gens sont encore pour moi de véritables hiéroglyphes, mais tout doucement j'apprends à les déchiffrer. Je ne connais rien de plus beau que de lire la vie en déchiffrant les êtres.
L'Eau, s'apprend par la soif La Terre - par les Mers franchies. L'Extase - par les affres - La Paix, par le récit de ses combats - L'Amour, par l'effigie - L'Oiseau, par la neige.
Qu'il est glorieux d'ouvrir une nouvelle carrière, et de paraître tout à coup dans le monde savant, un livre de découvertes à la main, comme une comėte inattendue étincèle dans l'espace.
On peut connaître le caractère d'un homme lorsqu'on le regarde dans les yeux ou lorsque l'on considère certaines parties de son corps. On peut y lire les dangers qu'il court, et les moyens qu'il a d’y échapper.
Le monde est plein de gens qui ne sont pas plus sages : Tout bourgeois veut bâtir comme les grands seigneurs, Tout petit prince a des ambassadeurs, Tout marquis veut avoir des pages.
Il me dit une chose qui m'est souvent revenue à la mémoire, c'est que, si chaque homme pouvait lire dans les cœurs de tous les autres, il y aurait plus de gens qui voudraient descendre que de ceux qui voudraient monter.
Sur le 14 Juillet Cette fête, vraiment nationale, comme l'imbécillité et l'avilissement de la France, n'a rien qui l'égale dans l'histoire de la sottise des hommes et ne sera certainement jamais surpassée par aucun délire.
Mon royaume n’est pas de ce monde. Si mon royaume était de ce monde, mes serviteurs auraient combattu, afin que je ne fusse pas livré aux Juifs ; mais maintenant mon royaume n’est pas d’ici.
Si les Arabes espagnols se distinguèrent dans les sciences, s'ils en conserverent le dépôt, s'ils les transmirent aux autres nations, s'ils furent les promoteurs de leur renaissance en Europe, ils ne se distinguerent pas moins dans la littérature.
En province, à Paris même, si l'on n'y est pas plus ou moins mêlé, on ignore ce que c'est au fond que la presse, ce bruyant rendez-vous, ce poudreux boulevard de la littérature du jour, mais qui a, dans chaque allée, ses passages secrets.
Questions fréquentes
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Sources et méthode
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