Citations
Citations sur la guerre : gloire militaire et horreur du combat
Napoléon promet la gloire, Barbusse décrit la honte, Machiavel calcule froidement : cette page réunit 200 citations sur la guerre, du registre héroïque au registre le plus sombre, chacune avec son auteur, son oeuvre et son année.
Page mise à jour le 01/09/2026
Pour commencer
Le Samourai valeureux ne pense pas en terme de victoire ou de défaite, il combat fanatiquement jusqu'à la mort. C'est seulement ainsi qu'il réalise sa destinée.
Poursuivre en désordre un ennemi en déroute, c'est vouloir changer sa victoire en défaite.
Que pendant la paix, la crainte et le châtiment soient le mobile du soldat ; pendant la guerre, que ce soit l'espérance et les récompenses.
Si les soldats ivres de sang en eurent jusqu’aux chevilles, la commission dite des grâces en eut jusqu’au ventre.
À retenir
- 200 citations sur la guerre, sourcées par auteur, oeuvre, éditeur et année.
- Deux registres cohabitent sans se confondre : l'éloge du courage militaire et le récit de l'horreur.
- Les textes couvrent la Pharsale de Lucain (1670) jusqu'à une compilation d'Eschyle de 2020.
Notre sélection sur la guerre
Cette page réunit 200 citations sur la guerre, toutes du domaine public, avec leur auteur, leur oeuvre et leur année. Deux tons s'y croisent sans se mélanger : celui qui célèbre le courage du soldat, celui qui décrit ce que le combat détruit. Chaque texte porte son registre, jamais confondu avec l'autre.
| Auteur | Oeuvre | Registre |
|---|---|---|
| Jōchō Yamamoto | Hagakure | courage militaire |
| Henri Barbusse | Le Feu | horreur du combat |
| Nicolas Machiavel | L'art de la guerre | calcul stratégique |
| Georges Clemenceau | Clemenceau | sortie de guerre |
Le registre héroïque s'incarne dans le Hagakure de Jōchō Yamamoto (Guy Trédaniel Éditeur, 1984) : « Le Samourai valeureux ne pense pas en terme de victoire ou de défaite, il combat fanatiquement jusqu'à la mort. » À l'inverse, Henri Barbusse, dans Le Feu (1916), retourne le mot honneur contre lui-même : « Honte à la gloire militaire, honte aux armées, honte au métier de soldat, qui change les hommes tour à tour en stupides victimes et en ignobles bourreaux. »
Ce que les auteurs disent de la guerre
Trois lignes de force se dégagent, et elles ne s'accordent pas. La première glorifie le sacrifice : Napoléon, devant les pyramides, lance à ses troupes : « Soldats, … songez que du haut de ces monuments quarante siècles vous contemplent. » (Œuvres de Napoléon Bonaparte, C.L.F. Panckoucke, 1821). René Descartes tient un registre voisin, plus intime, dans ses Œuvres (F.-G. Levrault, 1824-1826) : « Il y a beaucoup plus de sûreté et plus d'honneur en la résistance qu'en la fuite. »
La deuxième ligne démonte cette gloire. Louise Michel, dans ses Mémoires (F. Roy, libraire-éditeur, 1886), décrit la répression après la Commune : « Si les soldats ivres de sang en eurent jusqu'aux chevilles, la commission dite des grâces en eut jusqu'au ventre. » Karl Kraus va plus loin encore, dans Il ne suffit pas de lire (Klincksieck, 2019) : « Les soldats qui ignorent pourquoi ils se battent apprennent un jour pourquoi ils ne se battent plus. »
La troisième ligne ne juge pas, elle calcule. Machiavel écrit dans L'art de la guerre (GF-Flammarion, 1991) : « La guerre fait les voleurs, et la paix les fait pendre. » Un proverbe français résume la même froideur : « Qui veut la paix, prépare la guerre. » Entre l'honneur de Napoléon et le calcul de Machiavel, la sélection ne choisit pas de camp : elle laisse les tons se répondre.
Choisir sa citation selon l'usage
Une carte ou une légende de photo demande un texte court et autonome. Le proverbe portugais « La paix avec un gourdin dans la main, c'est la guerre. » et la formule attribuée à Benjamin Franklin, « Il n'y a jamais eu de bonne guerre ni de mauvaise paix. », tiennent seules et se passent de contexte : elles conviennent à une dédicace brève ou une légende.
- Discours ou hommage militaire : la phrase de Yamamoto sur le samouraï fanatique porte un registre grave et complet, à lire en entier.
- Ton ironique, mise en garde : le proverbe japonais rapporte : « On apprend peu par la victoire, mais beaucoup par la défaite. » Cette pointe convient à un texte d'avertissement, pas à un hommage.
- Recueillement, cérémonie du souvenir : les textes de Barbusse ou de Louise Michel, plus longs et plus sombres, ne conviennent pas à un ton léger ni à une carte de vœux.
- Discours sur la force personnelle plutôt que le combat armé : la page citations sur la force et le courage complète ce choix sans mélanger les deux registres.
Vérifier avant de partager
Deux citations peuvent porter un même thème et venir d'époques opposées : sur cette page, la plus ancienne édition datée remonte à 1670, La Pharsale de Lucain (Jean Ribou), la plus récente à 2020, une compilation d'Eschyle (Arvensa Éditions). Vérifier une citation sur la guerre, c'est d'abord vérifier laquelle des deux époques elle vient réellement, avant de la faire circuler.
Ce qu'une source complète doit montrer
L'auteur exact, l'oeuvre où le texte figure, l'éditeur de l'édition consultée et l'année de parution. Certaines formules très reprises, comme celle attribuée à Benjamin Franklin, circulent sans éditeur ni année identifiés : cela ne les invalide pas, mais cela signale qu'elles restent moins vérifiables que les textes datés de cette page.
Le sujet de la guerre touche vite à celui de la paix qui la suit, comme le rappelle Clemenceau, ou à celui du régime politique qu'elle bouleverse : la page citations sur la paix et la page citations sur la démocratie prolongent cette vérification sur des terrains voisins. Pour une lecture centrée sur les hommes plutôt que sur les batailles, la page citations sur les hommes convient mieux ; pour le métier de soldat évoqué par Barbusse, la page citations sur le travail éclaire un autre angle ; et pour l'écart de plusieurs siècles entre les textes cités ici, la page citations sur le temps qui passe prolonge la réflexion.
Les 196 autres citations
Si vous ne portez jamais la guerre dans le pays des Grecs, votre armée fût-elle encore plus nombreuse que l’armée de Xerxès ; car la terre elle-même combat pour eux.
L’idée supérieure de discipline, qui est dans le sang de ces soldats, ne suffit-elle à infirmer leur pouvoir d’équité ? Qui dit discipline dit obéissance.
À l'issue d'une longue guerre nationale, la victoire bouleverse comme la défaite.
Je te préviens que les soldats cassent leurs armes en tuant à coups de baïonnette les Brigands que l'on rencontre… Ne vaudrait-il pas mieux les tuer à coups de fusil, cela serait plus tôt fait ?
MORT D'UN CHEVAL Damis sous cette pierre a mis son camarade, Son bon cheval percé par la sauvage Guerre. Redressé à demi, sa dernière ruade Frappa le sol, et son sang noir trempa la terre.
Il n'y a que deux sortes de guerre justes : les unes qui se font pour repousser un ennemi qui attaque ; les autres, pour secourir un allié qui est attaqué.
Il est tentant de mourir pour une patrie dans laquelle on ne peut pas vivre. Mais là, en tant que patriote, je préférerais le suicide d'une défaite.
En vous, l'intérêt que vous portez à la guerre n'est souvent que l'appétit de l'horreur, la fascination du sang versé et de la destruction.
Sans confiance mutuelle, point de lutte possible ; point de courage, point d’initiative, point de solidarité - et point de victoire ! C’est la défaite assurée.
Je n'exposerai plus au danger des soldats si courageux.
La guerre fait les voleurs, et la paix les fait pendre.
Connais-toi, connais ton adversaire, et cent batailles ne te mettront pas en danger. Si tu ne connais pas ton adversaire et que tu te connais, pour chaque victoire, une défaite. Si tu ne connais ni ton adversaire ni toi-même, à chaque bataille tu seras vaincu.
Les soldats qui ignorent pourquoi ils se battent apprennent un jour pourquoi ils ne se battent plus.
Soldats, … songez que du haut de ces monuments quarante siècles vous contemplent.
L'intelligence défend la paix. L'intelligence a horreur de la guerre.
Nous avons gagné la guerre et non sans peine ; maintenant, il va falloir gagner la paix, et ce sera peut-être le plus difficile !
Puisqu’il faut faire la guerre, j’aime mieux la faire à mes ennemis qu’à mes enfants.
Songez qu’il est temps d’en venir aux effets et de combattre Philippe avec d’autres armes que des lettres et des décrets.
J'ai coutume d'enrôler les soldats, non de les acheter !
Toute guerre qui est nécessaire est juste ; et les armes qui se prennent pour la défense d'un peuple qui n'a point d'autre ressource sont miséricordieuses.
Si le devoir du soldat est de connaître tous les exercices du bataillon, celui de l'officier est de s'instruire de toutes les manœuvres générales de l'armée, et de se former à bien exécuter les ordres du général.
L'idée de patrie est liée à l'idée de guerre. Étant donné ce qu'est devenue la guerre dans le monde actuel, elle fait de la Patrie la force la plus immédiatement dangereuse qui circule au milieu de nous.
Grâce à eux [les soldats morts pour la France], la France, hier soldat de Dieu, aujourd'hui soldat de l'humanité, sera toujours le soldat de l'idéal.
« Allez, ô fils de la Grèce, délivrez la patrie, délivrez vos enfants, vos femmes, et les temples des dieux de vos pères, et les tombeaux de vos aïeux. Un seul combat va décider de tous vos biens. »
Aux armes, citoyens, Formez vos bataillons, Marchons, marchons ! Qu’un sang impur Abreuve nos sillons !
Je ne fais la guerre ni à la science ni au progrès, mais je suis l’ennemi implacable d’une science ignorante, impresciente, d'un progrès qui marche à l'aveugle sans critérium ni boussole.
Les soldats savent parfaitement qu'il n'est pas d'officier plus roide et plus exigeant que celui qui a été simple soldat. Il n'y a pas de patron plus difficile avec ses ouvriers que celui qui fut ouvrier.
Guerre plus que civile, où la fureur d'un homme Fit voir Aigle contre Aigle, & Rome contre Rome, Le sang contre le sang lâchement déclaré, L'audace triomphante & le crime adoré.
L’idée m’était venue d’offrir aux femmes une arme de combat.
Un César peut sortir d'un camp ou d'une caserne : la liberté n'en est jamais sortie. Les vertus qui font le soldat risquent de tuer le citoyen. On ne doit donc jamais attendre d’une armée le triomphe et le salut des libertés publiques.
Voilà l'histoire de ma vie : - De petits soldats en pantalons rouges sur le fiacre en temps de pluie. La chanson sinistre du métropolitain l'axe de mon cœur.
Je vous écris d'un ex-village, d'une très étroite étable-à-cochon tendue de couvertures - Je suis avec les soldats anglais - Ils ont avancé sur le parti ennemi beaucoup par ici - C'est très bruyant - Voilà.
Honte à la gloire militaire, honte aux armées, honte au métier de soldat, qui change les hommes tour à tour en stupides victimes et en ignobles bourreaux.
Il n'y a jamais eu de bonne guerre ni de mauvaise paix.
Une troupe de cavaliers, disent-ils, ou de soldats à pied, une escadre, rien n'est plus beau sur la terre bleu et sombre. Mais, moi, je dis : c'est celui-là ou celle que l'on aime d'amour.
J'allais chanter, sur le rythme héroïque, les armes, la fureur des combats ; au sujet convenait le maître : le second vers était égal au premier. On dit que Cupidon se mit à rire et qu'il y retrancha furtivement un pied.
Paix aux chaumières ! Guerre aux palais !
La guerre est un devoir pour nous et la victoire vient de Dieu.
Riche-Cautèle, qui n'était pas un fort courageux personnage, ... voyait toujours Finette armée du gros marteau dont elle badinait comme on fait d'un éventail.
Oui, les ennemis du peuple Kongo tremblent de peur parce que les brebis du Kongo se sont transformées en lions en vue de la guerre pour la libération du Kongo.
On apprend peu par la victoire, mais beaucoup par la défaite.
? · Wareware wa oku no shori karade wa naku haiboku o sukoshi zutsu manabu
La paix avec un gourdin dans la main, c'est la guerre.
Homme mort ne fait pas guerre.
Homme mort ne fait pas la guerre.
Qui veut la paix, prépare la guerre.
Les grands artistes n'ont pas de patrie.
Il y a beaucoup plus de sûreté et plus d'honneur en la résistance qu'en la fuite.
Je ne sais pas comment on fera la Troisième Guerre mondiale, mais je sais comment on fera la quatrième : avec des bâtons et des pierres.
Nous avons été semer la guerre et la discorde chez ces nations lointaines, et troubler leur repos séculaire. C'est à leur tour maintenant de troubler le nôtre.
Oh ! oh ! fit-il… du sang… du sang !… Ici… là… encore du sang ! Tant mieux !… Un fantôme qui saigne… c’est moins dangereux ! ricana-t-il.
La philosophie est un combat contre l'ensorcellement de notre entendement par les ressources de notre langage.
Il faut chaque jour, et même plusieurs fois le jour, exercer l'armée à se rompre et à se reformer aussitôt.
Tout ce qui sert votre ennemi vous nuit ; tout ce qui lui nuit vous sert.
Le riche désarmé est la récompense du soldat pauvre.
Le cléricalisme, voilà l'ennemi !
Le capitalisme porte en lui la guerre comme la nuée porte l'orage.
Tous les drapeaux ont été tellement souillés de sang et de merde qu'il est temps de n'en plus avoir, du tout.
La guerre est une affaire d'une importance vitale pour l'État.
Une armée sans espion est comme un corps sans yeux et sans oreilles.
Une guerre dont l´issue n'a été due qu'a l'inégalité des puissances totales des adversaires est une guerre suspendue.
L'ennemi mortel de l'âme, c'est l'usure des jours.
Un héros, c'est celui qui fait ce qu'il peut.
Je veux que nous ayons la guerre ; elle est indispensable. Nous devons avoir la guerre. Mais il faut avant tout épuiser les moyens qui peuvent nous l’épargner.
Toute l'eau de la mer ne suffirait pas à laver une tache de sang intellectuelle.
La guerre n’est rien d’autre qu’un duel à une plus vaste échelle.
La guerre est un acte de violence destiné à contraindre l’adversaire à exécuter notre volonté.
L’invention de la poudre, le perfectionnement incessant des armes à feu montrent à l’envi que les progrès de la civilisation n’entravent ni n’abolissent en rien la tendance inhérente à la guerre, qui est d’anéantir l’adversaire.
La guerre n’est que la simple continuation de la politique par d’autres moyens.
Les gens ne sont des héros que quand ils ne peuvent pas faire autrement.
Les révolutions sont moins un accident des armes qu'un accident des lois.
D’être domestique, on a ça dans le sang...
En un mot, alors que nos chefs ont prétendu renouveler la guerre de 1915-1918, les Allemands faisaient celle de 1940.
En vain le Roy sera aux armes invincible, S’il n’est juste et ne faict la justice garder.
Il y a plus d'un garçon aujourd'hui qui ne voit en la guerre que gloire, mais, mes garçons, elle n'est qu'enfer.
Je pense toujours que ce sera une longue guerre - très longue - plus longue qu'aucun politicien ne l'envisage.
Notre civilisation tant vantée est née dans le sang, est imbibée de sang, et ni vous, ni moi, ni personne ne pouvons échapper à cette tache écarlate.
Ce qui est redoutable, c'est le parti clérical. Voilà l'ennemi !
Chacun aura pour ennemi les gens de sa maison.
Chacun doit infiniment plus au genre humain, qui est la grande patrie, qu'à la patrie particulière dans laquelle il est né.
Cette guerre ne ressemble pas à celles du passé : quiconque occupe un territoire lui impose aussi son système social. Tout le monde impose son propre système aussi loin que son armée peut avancer. Il ne saurait en être autrement.
Deux états sociaux ruinent l'idée ou plutôt le sentiment de la patrie : la vie politique trop violente, et la vie politique nulle.
La patrie est aux lieux où l’on a des amis.
Dans mes veines ce n’est pas du sang qui coule, c’est l’eau, l’eau amère des océans houleux…
Les vieux n'ont pas leur place à la guerre.
Tout un État est dans ses chefs, et une armée de même. Les gens qui se conduisent mal doivent aux leçons de leurs maîtres d'être devenus des méchants.
Avec le droit pour moi, je n'ai pas peur de ton armée.
Douce chose, la guerre, aux inexperts, mais qui l'a éprouvée frémit à son approche en son cœur au plus haut point.
Il est évident que si l’ennemi ne trouve personne qui l’arrête, il ne s’arrêtera jamais de lui-même.
Pas avec l'or mais avec le fer, on rachète la patrie.
Il y eut, jadis, en Chine, la guerre de l’opium. Elle se livra à coups de fusils et de canons. Un traité la termina. Du moins l’histoire parle ainsi. L’histoire se trompe. La guerre de l’opium n’a pas cessé. Elle continue sur le champ de bataille de Marseille.
Qui dit « État » nécessairement dit « guerre ».
Loin de laisser des armes dans les communes, j'y ai brûlé et incendié toutes les maisons et égorgé tous les habitants que j'ai trouvés.
Celui qui a vaincu par la force, n’a vaincu qu’à moitié son ennemi.
Ma patrie me fait honte, et toi tu fais honte à la tienne.
Ma patrie était Chalcédoine et ma profession le savoir.
Moi aussi j’ai bataillé pour les droits politiques des femmes, mais je tiens à dire ici que si c’est dans le sang des champs de bataille qu’il nous faut aller ramasser le bulletin de vote, je fais des vœux pour que nous ne l’obtenions jamais.
La science est le capitaine, la pratique est le soldat.
Messieurs, c'est bel et bien la guerre que je vous déclare.
Le cadavre d’un ennemi sent toujours bon, surtout si c'est celui d'un concitoyen.
L'eau est fluide ; le sang se caille.
Aqua corri è sangui strigni.
On peut s'appuyer sur les parents.
Bon sang ne saurait mentir.
Quand on naît d’une bonne famille on ne dégénère pas.
Celui qui combat avec des lances d’argent est sûr de vaincre.
réponse de l’oracle de Delphes à Philippe de Macédoine, qui demandait comment il pouvait être assuré de vaincre. S’applique ensuite à tous les genres de corruption.
Le mieux est l’ennemi du bien.
On peut gâter une bonne chose en voulant la rendre meilleure.
Le roi Henry : … le roi n'a pas à répondre de la fin de chacun de ses soldats, ni le père de celle de son fils, ni le maître de celle de son serviteur.
Les ennemis eurent encore l'avantage dans une autre bataille ; au cours de la mêlée, dit-on, César, voyant fuir le porte-enseigne, le saisit par le cou, le força à se retourner et lui lança : "Voilà où sont les ennemis !"
Que sera-ce demain avec la guerre scientifique : guerre des gaz toxiques, guerre bactériologique ; guerre sans prestige où des raids d’avions sans pilotes porteront sur les cités une mort qui n’épargnera ni les femmes, ni les vieillards, ni les enfants…
Nous avouerons que notre héros était fort peu héros en ce moment. Toutefois, la peur ne venait chez lui qu’en seconde ligne ; il était surtout scandalisé de ce bruit qui lui faisait mal aux oreilles.
Tous les princes ont vaincu les armes à la main ou ont péri étant désarmés.
Les bonnes lois ne peuvent rien, où il n'y a pas de bonnes armes ; et où il y a de bonnes armes, il faut qu'il y ait de bonnes lois.
Dans le combat entre toi et le monde, seconde le monde.
Ceux qui veulent donner des lois les armes à la main ne paraissent jamais que des étrangers et des conquérants, surtout à des hommes qu'il faut désabuser et apprivoiser avec la république et avec la philosophie.
Un peu d'internationalisme éloigne de la patrie ; beaucoup d'internationalisme y ramène. Un peu de patriotisme éloigne de l'Internationale ; beaucoup de patriotisme y ramène.
Deux armées aux prises, c'est une grande armée qui se suicide.
Ce serait un crime de montrer les beaux côtés de la guerre, même s'il y en avait !
Les capitalistes des villes industrielles fomentent la guerre des races, en opposant les nègres aux grévistes blancs; comme dans les villes de France, les patrons entretiennent les haines nationales des ouvriers.
On croit mourir pour la patrie ; on meurt pour des industriels.
Finalement, l’issue ultime d’une guerre tout entière ne peut jamais être conçue comme un absolu ; souvent l’État vaincu y voit plutôt un mal temporaire, auquel les circonstances politiques de l’avenir pourront remédier.
Mon cœur aboie et bat, mon sang est un chemin de fer sans gare qui mène à Barcelone. Mon corps est un bocal d’excellent opium qui sert à charmer mes loisirs.
La parole est une arme puissante pour les hommes.
Si les misérables croient en la patrie, c’est parce qu’ils sont la dupe des mots, comme l’étaient les premiers chrétiens qui subissaient le martyre pour un Dieu qui n’existe pas.
Nous avons dans les veines, le sang des Romains, des Gaulois et des Francs. Ces peuples se sont mélangés, dans la même proportion, dans la Wallonie et dans toute la partie de la France située au nord de la Loire.
Par l'air magique où flotte un parfum de poison, Sa parole semait la puissance des charmes ; le Héros la suivait et sur ses belles armes Secouait les éclairs de l'illustre Toison.
Si je poussais à la guerre je serais un fou. Si je n'y préparais pas, je serais un misérable.
Le suicide doit être une vocation. Il y a un sang qui tourne et qui réclame une justification à son interminable circuit.
Ce que tu ne veux pas laisser savoir à ton ennemi, ne le dis pas à ton ami.
La bataille de lions dure un jour, celle des chiens tous les jours.
Ton secret est ton sang ; si tu le laisses s'échapper, tu mourras.
Le sang ne deviendra jamais de l’eau.
Un ennemi savant vaut mieux qu’un ami ignorant.
À la guerre comme à la guerre, à la guerre tous les coups sont permis.
Ami au prêter, ennemi au rendre, amis au prêter, ennemis au rendre.
Ce qui tombe dans le fossé est pour le soldat.
De chiens, chevaux, armes, amours, pour un plaisir, mille doulours.
En gardant le sien, l’on fait guerre à autrui.
En la maison de ton ennemi, tiens une femme pour ton ami.
En souvent chamaillant le soldat devient aguerri.
Enseigne l’ignorant, il deviendra ton ennemi.
Envie aux grands fait la guerre et si elle peut les atterre.
Gourmandise tue plus de gens qu’épée en guerre tranchante.
Guerre bonne ne peut être la guerre, qui plusieurs terrasse et atterre.
Guerre est marchandise.
Mes compagnons, Dieu est pour nous, voici ses ennemis et les nôtres, voici votre roi. À eux ! Si vos cornettes vous manquent, ralliez-vous à mon panache blanc, vous le trouverez au chemin de la victoire et de l’honneur.
Le monde est à plat ventre, et l'homme, altier naguère, doux et souple aujourd'hui, tremble. - Paix ! dit la guerre.
Aux quatre coins d’un lit d’enfant se tiennent Persée, Roland, Sigurd et saint Georges. Si on lui retire sa garde de héros, on ne le rend pas plus raisonnable, mais on le laisse combattre les démons tout seul.
Le rapport de subordination que la discipline institue en vue de la guerre se tourne dans la paix en rapport de servilité.
Dans des îles onduleuses de palmes bleues - réflexionsD'arbres tordus sur les eaux des lagons irisés - Je sais qu'il est des havanes en révolutionOù des soldats masqués de haine fouaillent leurs officiers.
Le Roi Venceslas : Changez ces différends en des vœux mutuels ; Et quand je suis en paix avec toute la Terre, Dans ma maison, mes fils, ne mettez point la guerre.
Les Anciens croyaient que ce qu'il y a de plus désirable dans une république, c'est d'y compter un grand nombre d'hommes exercés aux armes. Car ce n'est ni votre or ni vos pierreries qui vous soumettent votre ennemi, mais seulement la crainte de vos armes.
Ce n'est pas le nombre des braves qui s'y trouvent, mais la supériorité de la discipline qui rend une armée intrépide.
Pourquoi faut-il que le plus grand crime et la plus grande gloire soient de verser le sang d'un homme ?
1. Tout deuxpattes est un ennemi.2. Tout quatrepattes ou tout volatile, un ami.3. Nul animal ne portera de vêtements4. Nul animal ne dormira dans un lit.5. Nul animal ne boira d'alcool.6. Nul animal ne tuera un autre animal.7. Tous les animaux sont égaux.
Tu n'en es plus à miner le terrain, César : ce sont désormais des machines de guerre que tu dresses contre la République !
Sage Pétion, la Commune de Paris avait levé l'étendard de l'insurrection au nom de la patrie, la cause de la Commune était celle de la France entière.
C'était la nuit, et la pluie tombait ; et quand elle tombait, c'était de la pluie, mais quand elle était tombée, c'était du sang.
L'existence des voisins est la seule défense des nations contre une perpétuelle guerre civile.
Ô mondaine inconstance ! Ce qui est ferme, est par le temps détruit, Et ce qui fuit, au temps fait résistance.
Les grandes questions de notre temps ne se décideront pas par des discours et des votes a la majorité, mais par le fer et le sang.
Le gouvernement est-il bon? la patrie est dans toute sa force; devient-il vicieux? la patrie est malade; change-t-il? elle meurt. C’est alors une nouvelle patrie, et chacun est le maître de l’adopter ou d’en choisir une autre.
La frontière des langues constitue dès maintenant une ligne d’arrêt, en deçà de laquelle les Wallons se préparent à une énergique résistance.
Les dieux nous ont ménagé jusqu'au plaisir d'être spectateurs du combat. Plus de soixante mille hommes ont péri, non sous l'effort des armes romaines, mais, ce qui est plus magnifique, pour nous servir de spectacle et d'amusement.
J'aime mieux être grenadier que général dans de telles conditions. Je suis prêt à verser tout mon sang, mais je désire que ce soit utilement.
Il y eut autrefois des femmes non seulement belliqueuses et habiles aux armes, mais encore doctes aux arts, et sciences spéculatives.
L'Eau, s'apprend par la soif La Terre - par les Mers franchies. L'Extase - par les affres - La Paix, par le récit de ses combats - L'Amour, par l'effigie - L'Oiseau, par la neige.
On apprend l'Eau par la soif. La Terre - par les Océans traversés. La Jubilation - par les affres - La Paix, par le récit des batailles - L'Amour, par l'humus de la tombe - Les Oiseaux, par la neige.
Même quand le poëte parle d’objets qu’il veut rendre odieux, il faut que son style soit calme, que ses termes soient modérés, et qu’il épargne l’ennemi, conservant cette dignité qui vient de la paix d’une âme supérieure à toutes choses.
Un chantier d'inauthentiques éléments pour la formation d'impurs cristaux. Voilà où nous en sommes. Mais ensuite : il arriva que saigna la druse. Je pensais en mourir, guerre et mort. Puis-je donc mourir, moi cristal ? Moi cristal.
Sept preux capitaines ont, sur un bouclier noir, égorgé un taureau, et, leurs mains dans le sang, par Arès, Ényô, et la Déroute altérée de carnage, fait serment, ou d'abattre et saccager la ville de Cadmos, ou, par leur mort, d'engraisser ce sol de leur sang.
Les ignorans se persuadent qu’il n’y a de fanatisme qu’en fait de religion, comme s’il n’étoit pas démontré ainsi que nous l’avons déjà dit, que le fanatisme de la patrie a mille fois plus causé de guerres que celui de la religion.
Maharbal - chef numide et général pour le compte de Carthage - aurait dit à Hannibal, qui refusa d’attaquer Rome à la suite de la Bataille de Cannes : « Tu sais vaincre, Hannibal, mais tu ne sais pas tirer profit de la victoire ».
Nous ne devons pas nous arrêter en chemin. Il faut faire chaque jour quelques pas en avant, en sorte qu'il paraisse, comme c'est la vérité, que nous sommes à la guerre et que nous ne voulons nous reposer ni rien négliger que nous n'ayons remporté la victoire.
Il n'y a de grand parmi les hommes que le poète, le prêtre et le soldat, l'homme qui chante, l'homme qui bénit, l'homme qui sacrifie et se sacrifie. Le reste est fait pour le fouet.
La société se trouve subitement rejetée dans un état de barbarie momentanée ; on dirait qu'une famine, une guerre d'extermination lui coupent tous les moyens de subsistance.
Les récréations se passent maintenant derrière les buissons de prunelliers. Et, deux à deux, elles se fouettent mutuellement, bienheureuses quand le sang entoure leurs cuisses d’un mince et chaud reptile.
Vous tenez en vos mains l’intelligence et l’âme des enfants ; vous êtes responsables de la patrie.
Tous les visages étaient rouges, la sueur en coulait à larges gouttes ; Hussonnet fit cette remarque : - Les héros ne sentent pas bon ! - Ah ! vous êtes agaçant, reprit Frédéric.
Le ciel tout engourdi, le ciel qui se dévoue n'est plus sur nous. L'oubli, mieux que le soir, l'efface. Privée de sang et de reflets, la cadence des tempes et des colonnes subsiste.
Les regards dans les rênes du coursier, Délivrant le bercement des palmes de mon sang, Je découvre soudain le raisin des façades couchées sur le soleil, Fourrure du drapeau des détroits insensibles.
Quand je songe à tous les maux que j'ai vus et que j'ai soufferts, provenant des haines nationales, je me dis que tout cela repose sur un grossier mensonge : l'amour de la Patrie.
Les orphelins recueillis par la charité publique ont au moins pour avenir le champ de bataille, pour père le gouvernement ou le procureur du roi, pour refuge un hospice. Moi, je n'avais rien !
Le bon historien n'est d'aucun temps ni d'aucun pays ; quoiqu'il aime sa patrie, il ne la flatte jamais en rien.
Pendant sept heures j'ai été mis à la torture physiquement et mentalement. Je sais qu'aujourd'hui je suis allé jusqu'à la limite de la résistance. Je sais aussi que demain, si cela recommence, je finirai par signer.
Sans chefs, rien de bien, rien de beau ne peut se faire, en règle générale, nulle part. Et dans les choses de la guerre, cette règle ne souffre aucune exception.
Le pin maritime parait indigène de cette contrée : le littoral est sa patrie. Il se propage de lui-même dans toutes les Landes, et l'origine de sa culture se perd dans la nuit de temps.
Cheval de foin, cheval de rien - cheval d’avoine, cheval de peine - cheval de paille, cheval de bataille.
L'eau, c'est la soif qui nous l'apprend. La terre, une fois les mers traversées. L'extase, les agonies souffertes. La paix, les guerres racontées. L'amour, c'est un mémorial.
Qu'est-ce qu'une autobiographie ? Une histoire romantique dont on est soi-même le héros. Sinon, pourquoi l'écrire ? Vous pouvez vous donner un caractère peu reluisant, comme Rousseau ou H. G. Wells, mais c'est juste une autre façon de vous rendre intéressant.
Camarades, de ce moment, je décrète la condamnation de Boule de Neige. Sera Héros-Animal de Deuxième Classe et recevra un demi-boisseau de pommes quiconque le conduira sur les bancs de la justice. Un boisseau entier à qui le capturera vivant !
Il est donc vrai que l’exercice de toutes vertus sociales, des services importants rendus à la patrie, une carrière utilement employée ne suffisent pas pour préserver d’une fin sinistre et pour éviter de finir en coupable.
« Qu’attendons-nous ? Qu’est-ce donc ? As-tu entendu ? Des ignorants se lèvent et prennent le ciel de force, et nous, avec notre science sans cœur, voici que nous nous roulons dans la chaire et le sang ! »
L’exhibitionnisme servira de cornue, de microscope, d’éprouvette dans un laboratoire en forme de clairière. De sa cathèdre thomiste, le réaliste au sang-froid ne cessera de glapir contre le surréaliste au sang chaud.
C'est en commençant par toi, Phoibos, que je rappellerai les exploits de ces héros d'autrefois qui, par la bouche du Pont et à travers les Roches Kyanées, sur l'ordre du roi Pélias, menèrent vers la toison d'or la solide nef Argô.
Aspasie devint, dit-on, si renommée, si fameuse, que Cyrus, celui qui fit la guerre au Grand Roi et lui disputa la souveraineté sur les Perses, donna le nom d'Aspasie à sa concubine préférée, qui s'appelait auparavant Miltô.
M. Fabre, cet observateur inimitable, a vu fréquemment certains insectes hyménoptères mâles se battre pour la possession d’une femelle qui semble rester spectatrice indifférente du combat et qui, ensuite, part avec le vainqueur.
Ne vous contentez pas, comme faisaient les Romains et comme font certaines gens d'aujourd'hui, de payer d'autres hommes pour jouer au football et pour livrer bataille à votre place. Faites vous-même quelque chose pour que le drapeau flotte haut.
Sans Anne de France, Louis XI ne se serait pas imposé à la postérité, si injuste. La France saignée, dépecée, charpillée tout au long de la guerre de Cent ans, serait demeurée rassemblée à peine la durée d’un règne, puis serait retournée à l’anarchie féodale.
Jésus, Jésus, Jésus ! Regarde le comportement des Blancs qui ont amené ton nom au Kongo ! Ils prétendent que c’est vous Seigneur Jésus qui êtes leur Maître, que c’est vous qui les avez envoyés pour venir faire couler le sang des Enfants du Kongo !
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